Retour à la page d’accueil

Retour à la page Chercher

Envoyez-moi vos réactions : jean.alexandre2@orange.fr

Lisez mes réponses

 

 

Théo-logique

 

Je présente ici plus ou moins régulièrement un extrait tiré des pages

Suite théo-logique ou Caté de ce site.

 

 

 

  

parler clair ou se taire

ou réinventer

 

Quelque chose me tracasse dans la façon que nous avons de parler souvent par négation, ou contorsion, ou déni, en matière de foi : je ne crois pas que… je ne dirais pas que… cela ne signifie pas que… il ne faut pas se tromper de…

Je suis le premier à avoir fait une habitude de ces contournements.

Exemple : – Jésus était-il fils de Dieu ? – Je ne le dirais pas ainsi. – Bon, mais alors tu diras quoi ? Et comment ?

C’est une vraie difficulté, les mots de la foi sont devenus problématiques.

Pendant longtemps, j’ai pensé qu’il était nécessaire de taire de ces mots qui étaient autrefois, pour moi, si chargés de sens. Le tranchant s’en était à la longue émoussé. On en avait fait souvent, aussi, un usage oppressif.

Faut-il les reprendre, ces mots-là, ou bien faut-il en trouver d’autres ?

Une chose est sûre : il faut parler clair ou se taire. Si je ne sais pas si le mot "péché", par exemple, a un sens, que je cesse de l’utiliser ! Après tout, le mot hébreu ‘hattat signifie "ratage", et le grec hamartía veut simplement dire "erreur", alors pourquoi "péché" ? À la trappe ! Mais c’est tout un pan de la théologie classique qui s’en trouve changé…

Et l’on n’a pourtant encore rien dit des choses essentielles. Peut-être parce qu’on est perdu dans le flou actuel, au sein de notre environnement, du "croyable disponible", comme dit Ricœur. Entre les rationalistes purs et durs et les tenants des spiritualités orientales, tout est possible !

L’erreur est peut-être de prétendre construire un discours total, construit, verrouillé, au sujet de Celui que, par construction, nous ne pouvons saisir.

Peut-être n’avons-nous plus à notre disposition que le poème ou la parabole : un art à réinventer, au lieu d’une théologie. Et après tout, ne serait-ce pas suivre en cela… les Écritures ?

 

 

Retour au haut de page