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Vos réactions : jean.alexandre2@orange.fr

Mes réponses

 

 

 

 

Réactions à chaud

 

 

 

On trouvera ici, sur ce site ouvert en mai 2006, des réactions

à chaud sur les paroles qui nous cernent, les discours qui nous saoulent,

les bêtises qui nous heurtent et même les mots qui nous réjouissent. 

 

On pourra trouver les textes des mois précédents à la page

Du Journal 2020, du journal Journal 2019, du Journal 2018, du Journal 2017,

du Journal 2016, ou encore du Journal 2015. De 2006 à 2014, voir les pages

nommées "totale" et "complète" ; exemple : totale 2014, complete 2014, etc.

 

 

Bellpuig – folklore de Catalogne – © Chixoy

Une de ces réactions vous plaît, dites-le moi ! Une d’entre elles vous déplaît, dites-le moi !

jean.alexandre2@orange.fr

 

19 octobre 

 

La guerre ?

Des ennemis nous combattent de façon consciente et organisée selon les modes d’action de la guerre asymétrique. Fidèles à nos conceptions ordinaires, nous répondons par le droit civil, est-ce bien raisonnable ? Peut-être nous faudrait-il consentir à nous conduire par exception selon les normes et les moyens de la guerre ? Ou bien cela contreviendrait-il par trop à ce que nous sommes, une nation certes plurielle à certains égards mais foncièrement constituée en un État de droit ? Question de fond.

 

Messages

Le sujet de l’émission proposée hier par Présence protestante (France 2), de l’usage des possibilités offertes aux Églises par Internet, était intéressant, même si ça faisait un peu cuisine interne. Ce qui me paraît important en la matière, c’est de se convaincre que le message n’est pas dissociable de son support, et par conséquent que la même situation change de sens quand, entre autres exemples, on la déplace de l’assemblée cultuelle réunie dans un temple à un écran d’ordinateur ou de smartphone. Le vécu se transforme en message, voire en scène.

 

18 octobre  

 

Deux morts

Deux morts, l’autre jour, à Conflans-Sainte-Honorine. L’un d’eux était des nôtres, fidèle à son devoir, on le pleure et c’est justice. L’autre un gamin ennemi : mains, cœur et cervelle retournées vers le mal.

De la mort de celui-là sont comptables, aussi bien que du premier, les agents crapoteux de la haine, ces sinistres imbéciles. Et plus peut-être car ils lui ont volé son âme.

À lui que je n’appellerai pourtant pas victime puisqu’il est l’assassin.

 

16 octobre 

 

Détournement

Mardi soir, le président parle des moyens choisis pour ralentir la progression des cas de malades du virus. Que ces moyens soient judicieux reste à discuter, mais telle est l’intention. Aussitôt, les journalistes en concluent qu’il procède à un tour de vis. C’est caractéristique : il leur faut installer cette relation, populaire mais  infantile : sévère vs puni.

 

Fatigue

« C’est pas juste, Msieur ! D’accord c’est pas le même cas, mais y en a qu’ont l’droit d’ouvrir et nous on a pas l’droit ! » Ou comment notre vie civique a tout de la cour de récréation. Il y des moments, je vous jure, où je préférerais habiter ailleurs... 

 

Nostalgie

La nouvelle chanson de Francis Cabrel évoquant son père prolétaire, Te ressembler, me ramène à mon histoire : fils d’ouvrier du bâtiment, j’ai souvent éprouvé le regret, voire la confusion, de ne pas avoir plutôt passé ma vie sur les chantiers. Au moins ai-je tenté de toujours me conduire comme les miens en vrai professionnel.

 

14 octobre 

 

Le fric, le fric…

Mi-octobre, je commence à me préparer à célébrer la Fête de la Réformation. La date en a été choisie par référence au jour (31 octobre 1517) qui a vu Martin Luther refuser publiquement le trafic du pardon de Dieu. Vu l’esprit général de notre temps, je vois la chose ainsi : on rappellerait l’histoire d’un jeune type (trente ans) qui, au nom de ses convictions, a dit non à la suprématie du fric sur tout le reste… Ça ouvrirait des perspectives.

 

La fête, la fête !

J’évoquais la Fête de la Réformation… mais je serais surpris qu’elle soit festive ! Ça ferait désordre rue de Clichy.*

* Fédération protestante de France, 47 rue de Clichy, 75009 Paris.

 

Syndrome

À propos de la Covid-19, certains préfèrent croire ceux qui se sont trompés sur tout depuis le début, comme Raoult, car ils ne font pas confiance par principe aux recommandations de ceux qui ont eu plus de raison. C’est ce qu’on peut appeler le syndrome de Corne d’Aurochs, qui :

« … refusa l'secours de la thérapeutique,

Corne d'Aurochs,

Parce que c'était à un All'mand, au gué, au gué,

Qu'on devait le médicament, au gué, au gué. »

 

12 octobre  

 

Louise Glück

Comme une Emily Dickinson qui, sans toutefois faire de bruit, ne serait pas obéissante, elle fait de ses doutes à elle les doutes des humains. Ce faisant, incidemment, elle fait du bien aussi au Prix Nobel.

 

0 à 0

Hier soir, France-Portugal (c’est du foute) : le retour de Paul Pogba, présent sur tous les coups. Pourquoi l’avait-on écarté ces derniers temps, on se le demande.

 

Le pardon

Hier matin sur France 2, un film présenté par Présence protestante reprenait un thème classique de la spiritualité dite évangélique : « J’allais mal, j’étais mauvais, puis j’ai lu la Bible et rencontré le Seigneur, aujourd’hui je suis bon et heureux. » Ceci sur des images magnifiques, et porté par la présence d’un personnage qui crève l’écran. Alors cela reste attaché au salut individuel, propre à cette spiritualité, mais, grâce à l’irruption finale du pardon, cela passe d’un coup au stade de paradigme universel… ce qui n’est pas rien.

 

10 octobre  

 

Andouilles

On ferme les bars dans certaines villes universitaires. Certains étudiants s’écrient que c’est idiot car alors ils vont boire ensemble dans leurs chambres, sans masques ni distanciation, et ce sera encore plus propice à contamination... Ils tiennent vraiment à le choper, ce virus !

 

L’appel des 1.000

Mamaaan, Mamaaan, Mamaaan, la Gauche est de retour ! Mille responsables issus de la plupart des partis de gauche appellent à une candidature commune contre le néolibéralisme. En clair, contre Macron. Pour qu’ils en arrivent là, il leur aura fallu quatre ans de désert…

 

8 octobre  

 

Arriérés

Erdoğan lève le petit doigt et la guerre du Haut-Karabagh reprend. On attend donc que, le moment venu, Poutine lève le petit doigt et que cesse ce sanglant épisode. Arméniens et Azéris sont dans la pince que forment ces deux doigts. Ça ressemble à un jeu d’échec, les pions s’y trouvant pour être sacrifiés. En réalité, c’est juste l’illustration de la grasse bêtise secrétée par les rêves d’empire. Les grands y sont des arriérés au front bas, et les petits leurs jouets.

 

5 octobre  

 

Ça pue

La plupart des réactions que je lis sur les réseaux sociaux concernant la pandémie se donnent généralement pour objet de montrer que le gouvernement ne cherche qu’à détruire notre pays, la liberté, la démocratie, notre économie, les vraies valeurs, etc., au profit de l’argent-roi. Consultez la presse populaire allemande du début des années Trente, vous y trouverez déjà ce genre de messages-mensonges. C’est le fond de sauce d’une société malade, ça pue.

Je pense à l’inverse que le gouvernement tente vraiment de combattre une pandémie réelle avec les connaissances et les moyens dont il dispose. Il a pu arriver, il arrive, qu’il le fasse maladroitement, à contretemps, autoritairement ? Cela ne lui ôte pas cette véritable volonté de sauver des vraies vies. 

 

4 octobre

 

De vrais mots !

« Vous allez pouvoir maintenant regarder votre fiction », nous dit la présentatrice à la télé. Pourtant, cette fiction n’est pas la nôtre mais la leur. « C’est un détail, qui s’en soucie ? », dira-t-on. Cela n’a l’air de rien mais c’est là que ça commence. Le mensonge. L’usage détourné de la vérité en vue d’un bénéfice, de quelque nature soit celui-ci. C’est juste un petit exemple : nous ne cultivons pas l’envie de n’entendre que du vrai. Nous ne percevons pas que le sens des mots est détourné. Nous avons lâché l’affaire. Or là où les mots sont faussés, tout le reste le sera. En grand, un jour. Nous ne vivons que dans le langage.*

 

* Mai 2006. Voici la toute première réaction parue sur ce site :

SubornationLa présentatrice du Journal Télévisé apparaît, et dans un grand sourire elle vous dit : « Voici maintenant votre journal ». Tu parles, cocotte, ce Journal est le tien. Tu le dis nôtre pour faire passer ta sauce, et surtout pour nous faire croire que nous sommes de la même bande, que nous sommes chez nous chez toi. Mais c’est pas vrai. C’est toi qui deviens ainsi chez toi chez nous. Nous sommes juste… tes obligés.

 

2 octobre  

 

Sans rire

Je souhaite sincèrement que Donald Trump et son épouse se rétablissent. À son âge il court des risques sérieux et va ressentir une grande fatigue. Mieux vaudrait qu'il attende que l'élection soit passée pour reprendre ses activités… Ou se faire remplacer ?

 

Charlie

J'écoutais Riss hier matin sur France Inter et ça m’a donné à penser. Charlie Hebdo a parfaitement le droit de publier ce qu'il publie, je trouve. Mais il prend le risque, on n'y pense pas assez, de satisfaire ainsi des milliers de cons qui l’approuvent sans toutefois rien comprendre à son humour. Ceci posé, j'ai tout à fait le sentiment plaisant d'avoir peut-être émis un blasphème.

 

Réflexe

On m’a si souvent appelé Alex dans ma vie que je frémis malgré moi quand j’entends dire aujourd’hui qu’Alex s’est abattu sur la France !

 

30 septembre  

 

Le puzzle caucasien

C’est à nouveau la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour la possession du Haut-Karabagh. Il faut se souvenir que dans tout le Caucase, les frontières actuelles sont le résultat d’un savant découpage façon puzzle opéré par le pouvoir soviétique. Une façon de respecter le caractère multinational de la région tout en y garantissant le maintien de la Pax sovietica, par exemple en créant au besoin des occasions de frictions entre les uns et les autres. Le tout en fonction d’une rivalité séculaire avec la Turquie voisine. On a vu naguère le résultat de cette politique lors de la confrontation de la Géorgie avec les Russes. Aujourd’hui, c’est donc l’affaire du Haut-Karabagh, dont Moscou reste un acteur plus ou moins masqué. L’armée russe est en effet installée en Arménie alors que Moscou vend des armes aux Azéris… et que le territoire arménien sépare deux parties de l’Azerbaïdjan turcophone, dont l’une jouxtant la Turquie de M. Erdoğan. C’est ainsi que, de son côté, le Haut-Karabagh peuplé d’Arméniens chrétiens se situe en territoire azéri peuplé de turcophones musulmans… et que toutes les conditions d’une déflagration bien plus large que le conflit local actuel sont réunies.

 

Le rêve américain ?

On le voit avec cette rencontre, que l’on n’ose plus appeler débat, entre Trump et Biden, les États-Unis semblent avoir perdu la boussole. S’agissent du pays le plus avancé dans tous les domaines qui comptent aujourd’hui dans le monde, il n’y a pas lieu de s’en réjouir, mais plutôt de s’en inquiéter. Vite aux abris dans la vieille Europe ?

 

28 septembre  

 

Progrès

Ayant dû, il y a quelques temps, rééquiper de A à Z notre intérieur, je me suis aperçu que les machines domestiques sont de plus en plus perfectionnées et de moins en moins pratiques à utiliser. Il en va de même pour les voitures. C’est peut-être bien la même chose pour la théologie…

 

Rendez-vous au Walhalla

Nicolas Bedos termine sa fameuse intervention célébrant son désir de vivre pleinement par ces mots : « au risque de mourir ». C’est héroïque, et c’est pourquoi j’ai envie de lui dire : « Allez-y, montrez-nous, mourez le premier, nous suivrons ! » Sans compter qu’il y a trop de vieux.

 

Xanthe

Pour ceux et celles qui se le demanderaient en lisant la page poèmes de ce site, Xanthe était le nom d’une ville et d’un fleuve de la Grèce ancienne situés dans la Turquie actuelle. Dans mes poèmes, le Consul de Xanthe est l’image de notre monde, encore vivant et déjà mort.

 

26 septembre 

 

Pieds

À la télé, on peut voir une pube dans laquelle un type déclare que, vu son métier, il ne peut pas se permettre d’avoir mal aux pieds… Je suis comme lui, étant poète.

 

Réalisme

Ça commence à Ninive. On apprend de l’histoire comme des Écritures que le pouvoir le plus brillant, le plus riche, le plus intelligent, s’il oublie les vertus magnanimes – solidarité, fraternité, bonté – tombera.

 

24 septembre  

 

Sérier

La première partie de l’émission de France 2 consacrée ce soir au Premier ministre m’a donné le sentiment que certains ont beaucoup de mal à comprendre que leur ennemi principal n’est pas le gouvernement mais la Covid-19.

 

Prophètes

Les événements de l’évangile ne correspondent pas seulement à un moment daté et situé de l’histoire mondiale, ils sont aussi et surtout, pour le croyant, des éléments de la fin de l’ère humaine, placés là par avance. En ce sens, ils sont des paraboles de l’accomplissement final de notre existence. Ils disent, à leur manière, où va notre monde. 

 

Sur deux jambes

On imaginerait une Église protestante qui n’essaierait plus de se mesurer à ce slogan publicitaire de naguère : Elle a tout d’une grande ! Elle s’organiserait en multiples petites cellules locales pour ne se concentrer, en quelques lieux peu nombreux, qu’à l’occasion des grandes fêtes – Noël, Pâques, Pentecôte, sans oublier, pour la rentrée, la Réformation…

Mais alors là, elle le ferait en grand, sur trois jours, avec cultes festifs (pur pléonasme ?), conférences, concerts et chorales, fête biblique des enfants, ateliers et forums, l’ensemble à destination de tout un chacun, très publiquement… mais avec quelques lieux plus intimes destinés à des entretiens personnels pour la confession et le retournement vers Dieu, comme dans la Thomas Messe (le culte de Thomas) des Scandinaves. Chacun y viendrait à son heure et selon son intérêt et sa disponibilité propres… 

On allierait ainsi deux modes ecclésiaux : l’Église de confessants et l’Église de multitude.

 

22 septembre  

 

Calendrier

C’est aujourd’hui l’automne qui commence, certes, mais ce 1er vendémiaire est aussi le début de l’année CCXXIX de la République !

 

Sexy ?

Les jeunes filles désirent pouvoir montrer ce qu’elles veulent de leur corps. Vraiment ? Ou bien s’agit-il de cet aspect de la pression sociale de ce temps qui veut que femme se montre. Femme, homme, enfant, d’ailleurs, mais femme surtout. Parce que toute loi impériale et coercitive a, de tout temps, en premier lieu touché les femmes. Alors montre-toi, dit la loi de la rentabilité ! Et vient en écho : « J’ai bien le droit de m’habiller sexy comme je veux sans que les hommes ne m’agressent, quand même ! »

Certes, mais ça fait pourtant monter la pression, ce sexy sans sexe… La pression générale du tout-sexe social. Pression croissante, car comparez avec les pubes d’il y a cinquante ans et vous verrez que, comme on vous le dit, le corps s’est libéré… Le corps des femmes. Libéré… ou surexploité. Pression sur les femmes pour qu’elles acceptent, veuillent bien, désirent se faire utiliser. Gratos. La doxa de la « libération » des corps bien ancrée dans les têtes, les cœurs et les corps. Pour que la machine à vendre et acheter se libère elle aussi, se déchaîne et rapporte.

Sans tenir compte du fait que la pression en question est grosse aussi de violence sociale, celle qui toujours retombera sur les femmes. Et au minimum, c’est une séduction modélisée qui règnera sur ces fameux corps soi-disant libérés. Sur les femmes, chacune d’entre elles poussée à vouloir être une autre. Sur les hommes, leur désir détourné et réorienté, formaté, désir consommateur, prisonniers d’une image de la virilité sur papier, sur écran. Et cette insatisfaction, pour tous, toujours recommencée, recréée, réalimentée… Si bien qu’en tout cela, là où le corps se montre de cette façon tordue qu’on nous offre, c’est la chair, l’histoire de soi propre à chacune et à chacun, qui disparaît !

Ceci dit, il est vrai qu’elles ont bien le droit !

 

 

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