Poèmes de Jean Alexandre
 
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le peut-Être et l’aprÈs

 

Poèmes/Dires, par Jean Alexandre

 

 

 

Peut-être qu’il reviendra et se calmera, le dieu,

et qu’il reviendra de la brûlure de sa colère

et nous ne disparaîtrons pas…

Jonas 3.9

 

 

 

Création Stéphane Pahon

 

 

 

TROIS ENSEMBLES :

 

REQUIEM POUR UN MONDE

 

Requiem 1

Requiem 2

Requiem 3

Requiem 4

Requiem 5

Requiem 6

Requiem 7

 

 

JOURS DU PEUT-ÊTRE

 

I

Les humains fuyaient

II

Se marier

 

 

DANS NOS RECOMMENCEMENTS

 

 

 

–oOo–

 

 

 

REQUIEM POUR UN MONDE

 

 

 

Ces sept poèmes inédits ont été écrits pendant l’été 2017,

en un temps où apparaissaient conjointement des tremblements

de terre, des ouragans et des inondations catastrophiques,

mais où sévissaient aussi des conflits sanglants, des attentats meurtriers, des déplacements massifs de population, des menaces nucléaires... Autant dire la routine.

On a vu là les signes irréfutables d’une action destructrice

liée à la violence propre à l’espèce humaine.

Violence sur elle-même et sur son monde.

 

Saint-Coutant 2017

 

 

 

Requiem 1  

elle est morte la ville

ne se relève plus

éboulis et cratères

on la survole

ainsi les charognards

et plus rien à ronger

nos amours envolées

 

et les champs ont brûlé

ainsi venaient au feu les veuves

et l’odeur de cramé

l’odeur de chair grillée

la fumée en montait

vers les dieux affamés

qui riaient

 

aujourd’hui rient les hyènes

en quête de provende

dans la ville amoncelée

où rôde encore le rire

l’écho des rires envolés

fumée

de risettes enfantines

 

oh le monde où les tours

orgueilleuses

montent

montent jusqu’au ciel

quand au loin des obus

leur parlent d’avenir

et tous fuient

 

venu le jour

parti l’amour

nos amours dévastées

au loin volent les morts

le monde est clos

les églises murées

effondrées les mosquées

 

tu étais belle

et tu es noire

non comme l’ébène en sa splendeur

noire de suie

plus jamais tu ne verras le ciel

les morts

sur toi veillent les morts

 

ô ma terre

ô ma prolifique

ma faiseuse de blés

ma porteuse d’enfants

cacheuse de trésors

sur tes yeux courent les mouches

car ils sont morts

 

 

 

Requiem 2 

elle a le feu au cul 

elle a le feu partout

la planète a très chaud

son désir envolé

la planète est en nage

non pas pour le plaisir

non pas pour le bonheur

 

juste pour brûler

juste pour mourir

brûle sa chevelure

brûle son manteau

elle est nue la planète

elle est chauve la terre

elle n’a plus rien dessus

 

velue

je l’aimais mieux velue

elle ne me plaît plus

mais elle n’en a cure

elle vit mal sa vie

tenez elle s’en fout

se laissera mourir

 

la banquise a fondu

fondue la taïga

en roulant l’Iénisseï

soulève des poisons    

les lichens ont pourri

et le renne est gazé

il s’enlise

 

plus loin

cherchait l’ara

dans la forêt du monde

une branche où chanter

qu’il se hâte 

des machines géantes

au loin vont le chasser

 

ma terre

ton avenir

est celui du désert

il s’étend

il ronge la savane

fait son grain de toute chose

qui vit sous le soleil

 

ô monde tu te perds

en perdant ton pelage

et le vert et le vierge

les cendres y voltigent

faisant appel à ton bûcher

tu brûleras

règne la cendre

 

 

 

Requiem 3

innocents criminels

hommes cruels

hommes d'argent

terres mortelles

hommes de la douleur

hommes du malheur

des autres

 

nations fictives

empires virtuels

vagues sont vos yeux

vides vos cœurs

planent sur vos écrans 

des avenirs tremblants

dans l'éther des bilans

 

noirs goélands

pères et mères de violence

accoucheurs de la mort

en vos palais de verre

nageant sur l’irréel

immatériels

dictateurs dictant

 

entendez

entendez le chant

les chants de l'univers

et prêtez votre oreille

ensommeillée

au souffle court

au souffle du vivant

 

au loin vont les messages

un seul doigt les envoie

ils tuent pourtant

et qui s’en souciera

qui les plaindra

les morts

n’avaient pas de nom

 

j’achète

j’achète et je vends

en jubilant je gagne

qui ne comprend que cela

n’est qu’un jeu

d’argent

volant

 

coule la terre

et brûle la mer

sombre le monde

resteront dans l’éther

des richesses éternelles

qui tourneront

en des crânes de vent

 

 

 

Requiem 4

cités ensauvagées

un garçon déambule

où aller si le monde

est ainsi

ai-je vu sa ferveur

ai-je vu sa peur

sa capuche le cache  

 

aux banlieues bleues de lune

ma vie

frère écoute

sœur écoute-moi

elle est rouge de feu

elle est blême au matin

elle est verte de peur

 

un chant      

qui me l’aura transmis

c’est l’esclave enchaîné   

c’est le chanteur de blues

le malfrat repenti

car il chante le vent

promesse d’ouragan  

 

ô cet humain

quêtant sa délivrance

avec ce qui lui reste   

et rêvant de marcher

sur les hautes montées,

sur les chemins bleutés  

côté ensoleillé

 

terres de béton

jardins de macadam

cités

niches de l’enfance

où tu ne sais ne peux

te sortir sans la honte

vivre sans ciel

 

juste il attend

d’aimer

quand on n’offre que haine

au long des avenues

et que vienne

quand l’aube est claire

un matin bleu

 

homme écoute-moi

femme dis-moi

est-ce ainsi qu’on vivra

et si je meurs

si je combats

me diras-tu un train

qui ne déraille pas

 

 

 

Requiem 5

triant vont les petits

assis sur les déchets

cassant

sont les mères accroupies

de ces rocs

on fera du ballast

femmes de poussière

 

porteuses de briques

empilées sur leur tête

de hautes princesses

leur port

leurs pieds nus

qui foulent les tessons

rougis

 

quelques pièces

au soir

en leur main sèche

gagnées ce jour

au loin de proche en proche

des trésors se construisent

de leur peine

 

pensez-vous que cela dure

que leurs fils

ne se forment au cœur

une colère

qu’eux aussi ne ramassent des pierres

à jeter

pierres dures

 

dormez-vous

vos rêves vous portant

ne sachant que l’orage se forme

en quelque endroit

un lieu sans éclat

avant qu’elles n’éclatent

vos bulles

 

dormez-vous

vos pensées s’enchaînant

systèmes élégants

ignorants d’une logique pure

et simple

qui dit à qui veut

fini ce temps

 

quand les princes gauchers

fuient le cocon

et s’en vont épouser des princesses

de chantier

reines pauvres

aux yeux de colère

pour vous tuer

 

 

 

Requiem 6

et qui dira 

si les pierres se lancent

que jamais on n’oublie 

de les bâtir aussi

abri de pierres

assemblées par plaisir 

ou par nécessité

 

car point de hasard

construisez

construisez

dans le temps même de détruire

avec les mêmes pierres

ce sont hommes

des cités de justesse

 

avec les mêmes pierres

dissemblables 

chacune contondante

chacune confondante

chacune elle-même

construisez une maison

de bonheur éphémère

 

car il se peut

que vous mourriez vous tous

avec la terre 

et le soleil flamboie

et la lune rougeoie

vos étoiles s’effondrent

en vos yeux obscurcis

 

alors il n’est que mort

absence

et l’on vous cherchera

et vous ne serez plus

et votre souvenir

oubli

et tout sera silence

 

croyez-vous

que tout cela est songe

et folie

et votre rêve

est-il songe

votre fureur folie

aujourd’hui est le jour

 

ô ville de la lune

à l’odeur de jasmin

qu’es-tu devenue

quand les femmes riaient

quand les enfants jouaient

près de pères tranquilles

quand la table était mise

 

 

 

Requiem 7

qui le dira  

sous la chanson de tristesse

sourd un commencement

qui le croira

plus de peuple qui avance   

car c’est douleur

et rancœur  

 

au loin monte la mer

montent les eaux

faut-il au monde un sens

les vagues répondent non

nous noyons tout

notre passage

crée la boue

 

sous les eaux

comme sous les bombes

purs ou non

ils mourront et mourra

la vierge effarouchée

elle qui porte un voile

pour n’être pas touchée

 

juste comme injuste

croyante ou incrédule

avec elles périra

qui ne s’aime plus

n’aime sa vie

n’aime la vie du monde

qu’en un récit

 

quand le souffle

tel une vague

se propageant

t’emportera

comme l’emporte

tel un orgasme

l’explosion de ta ville

 

mais que tourne la colère

en rêve de paix

soif bienheureuse

sur la terre abandonnée

terre damnée

cette fois retournée

enfin devenue belle 

 

le voudra-t-il

celui qui tourne les abîmes

en mondes de beauté

en premier jour renouvelé

le dira-t-il

et l’un de ses prophètes a répondu

"peut-être"

 

 

 

–oOo–

 

 

 

jours du peut-Être

 

Deux scénarios :

 

À l’extrême…

Les humains d’il y a longtemps

cherchaient où trouver le feu.

Après la canicule de l’été 2019

et les catastrophes qui l’ont accompagnée,

une de plus – suivie de combien d’autres ? –

on se dit qu’ils vont bientôt partir

en quête de l’eau…

 

Mais en réalité (?)

Peut-être – ce fameux peut-être ! –

allait-on éviter cela grâce à un beau mariage,

quand la fiancée peut encore être séduite…

elle qui demande des preuves.

 

Saint-Coutant, été 2019

 

 

 

I
Les humains fuyaient

 

 

les Oulhamr fuyaient

souvenez-vous

plus de feu

où le trouver ?

 

 

quand le ciel sera rouge

que tout aura brûlé

canicule achevée

où fuiront les humains ?

 

plus de quête du feu

sécheresse

on cherchera de l’eau

de l’eau un peu

 

la saison en enfer

– sans cahiers d’écriture

ils ont brûlé –

te calcine les pieds

 

vieillards cramés

fallait courir plus vite

enfants perdus

errent sous la nuée

 

vestiges d’églises

où sont les cathédrales

leur dieu a brûlé

la foi est sous la cendre

 

enfants perdus

chair innocente

fuyez les flammes

courez courez courez

 

il y avait un lac

d’où la buée

respirez respirez

voyez le ciel est glauque

 

voulez-vous un mot pur

reines et rois

ôtez vos parures

vous siégez sur la braise

 

demandez sur la langue

l’eau

une goutte, une seule

et nul ne l’amène

 

et le juste et l’injuste

brûlent ensemble

ennemi le soleil

vienne la nuit !

 

une arche

qui va la construire ?

naviguer sur la cendre

où accoster ?

 

on marche sur les morts

oh ce n’est pas nouveau

mais ceux-là

nous brûlent

 

remontées du fond

des abysses

si l’eau n’est plus

ossements secs

 

épais nuages

rouge tout le ciel

cendre et buée

oh le ciel lourd !

 

perdez toute espérance

et mourons

– une cigarette ?

c’est la dernière

 

 

et toi

assis-là

qu’espères-tu ?

– moi j’attends qu’il pleuve

 

 

 
II
Se marier

(vision de la Terre en fiancée)

 

– tu veux bien ?

elle répond peut-être :

– fais-toi chemin

a dit la terre

 

 

rien n’est fait

nous étions en colère

je vis la terre fâchée

où recommencer ?

 

je dis la terre la terre

je dis le pays

pays sans les frontières

devient plus qu’un pays

 

les humains ont marché

arpenté

ont tracé des sentiers

se sont fixés

 

fini les terres volées

volées

gouvernées

là où les gens sont nés

 

la terre découpée

sentiers contrôlés

nulle terre partagée

nuls croisements ailés

 

fini la terre mâchée

la déchirée

aux dessous dévoilés

fissurée

 

 

recommencer

va-t-elle nous aimer ?

tout abîmée

la terre et ses chevaux

 

ses chevaux, ses rivières

chevelures

ondoiement de savanes

et marées

 

mariée répudiée

la terre, je dis la terre

et ses vallées

où aller ?

 

 

bouger bouger

circuler

s’entremêler se croiser

s’entr’aimer

 

détours pour circuler 

cheminements

contournements 

complexité 

 

veux habiter la terre

habiter le pays

celui de tous humains

retour vers les chemins

 

et l’entre-deux

l’entre deux ou trois

trois-quatre aires là et là

se poser

 

avancer ?

renouer le pays

en des constellations

archipels dessinés

 

la route pas l’arrêter 

l’entremêler

la terre l’habiter 

sans la manger

 

sans la tenir

pour lui parler

– et voudras-tu encore

une fois de nous ?

 

 

– ma terre et mon amour

on va s’marier

le crois-tu ?

– mais oui peut-être :

 

la noce installez-vous

petits groupes liés

asseyez-vous sur l’herbe

et mangez

 

redonnez

puisque vous avez pris

faites-moi belle

si vous m’aimez

 

et faites-vous parcours

des uns aux autres

à mon peut-être

souriez

 

 

souris

que tu ne meures

avance

sinon tu meurs

 

sur un fil sur un fil

avancer

sur un fil, fil de terre

sans tomber

 

 

 

–oOo–

 

 

 

Dans nos recommencements

 

ou Z, A, D, des zones à déployer

(dix-huit petits poèmes)

 

 

 

Le dernier mot n’est pas toujours celui du malheur.

Lorsque tout ce qui était promet de ne plus être,

faisant place au chaos,

il en est sur Terre qui déjà recommencent,

par-delà les décombres à venir

et font place aux promesses du futur,

sachant qu’ils ont à faire.

 

Saint-Coutant, été 2019 

 
 
 
Partout

 

tous ces îlots

toutes ces clairières

en toutes ces mers et ces bois

et nous

postés là

nous inventons des lois

de subsistance

 

 

Chemins

 

aux rêves menacés sont les chemins

s’en aller jusque là

marcher plus loin 

que souhaiter si monde et rêve sont menacés

élire l’inconnu

tous ces îlots

 

 

Qui est là ?

 

et pourquoi là ?

on ne sait pas, c’est comme ça

élu l’inconnu

des perdus se rassemblent

tribus de champignons 

et font des fricassées

si rares

 

 

Mondes

 

alors partout disséminés

nos mondes nouveau-nés

infimes

en nos aires de survie

hommes et femmes aux mains dures

leurs yeux ouverts

pour durer

 
 
Maisonnée

 

pierres assemblées

du moment qu’elles tiennent

juste couvertes

un toit pour quelques-uns

et dedans on va tout arranger

rêve menacé

 

 

Tant pis

 

récifs, ces restes, ces reliefs

fin des repas d’autrefois

on en est là

à ces gravats

installons-nous

allons chercher du bois

 

 

Soirée

 

toutes ces clairières

de l’autre côté de la colline

d’autres sont là

eux aussi postés

on les entend parfois

tiens ce soir on ira les voir

dire bonjour

 

 

Où aller ?

 

aux rêves menacés qui répondra ?

deux-trois hameaux peut-être

un ici, un là-bas

les gens sont là

en leurs recommencements

élisant l’inconnu

pour durer

 
 
Dis-moi oui

 

lichen

on s’accroche où l’on trouve

en auréoles de gens

en cercles tendus de camps

alors on mange ensemble

– donne-moi la main

 

 

Des camps

 

les nids des vagabonds

piqués sur toute la terre

en corolles de peur

et aller où ?

habités de nos rêves menacés

alors inventer

des lois de subsistance

 

 

Relier

 

nous ferons des réseaux

voilà, nous nous tisserons

parlons ensemble

– monde

la toile que voilà

toile sur toute la Terre

world wide web

 

 

Ensemble

 

aimer

en dur

pour des lois de résistance

eux et nous

dernier secret  

et que les enfants jouent

 
 
Et il a dit
 

de tous les jours de la terre

que rien ne cesse

et semence et moisson

et froidure et chaleur

l’été l’hiver

le jour la nuit

 

 
Chanter

 

que dire ou que chanter ?

le ciel est noir

– rien d’autre que nos bras

nos mains

le lien de tout cela

pour vivre

– et si on faisait du feu ?

 
 
Flairer

 

pleurs, pas même

cherchons où tient la vie

marchant comme les bêtes qui vont loin

à humer les odeurs du temps

humains, ne sommes-nous pas poètes ?

avant de bivouaquer

 

 

Parler

 

élire l’inconnu

se refaire un langage

– avec des mots usés

pour désigner

– et toutes les chansons d’aventure ailée

pour inventer 

– même des pierres et du mortier

pour durer

 
 
Oui

 

nous ferons du feu

on verra bien

humains en nos ressources

sortant de nos caches des bois

en des bivouacs 

et demeurons

 

 

Nous

 

laissera-t-on rouiller les machines ?

les enfants jouent

nous voici là

voisin voisine elle ou lui

qu’on invente

et toi

qui veut de moi

 

 

 

–oOo–

 

 

 

 

Du mÊme auteur – poÉsie

 

 

« Autour d’un matin »

(avec un disque souple)

Villejuif, Minerve Éditions, 1974

 

« Tenter le chant »

Paris, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1978

 

« On l’appellera, disait-il, Jacob »

Montpellier, Demeret, 1987

 

« Le chant du père inconsolé », poème

2ème édition : Paris, Les Cahiers de Bon-Secours, 1999

 

« Chants et déchants »

Limoges, Lambert–Lucas, 2005

 

« Toutes ces mondanités »

Limoges, Lambert-Lucas, 2008

 

« Les sept paroles du Christ sur la croix »

Limoges, Lambert-Lucas, 2008

 

« Quatre annonces de paix »,

les évangiles traduits comme poèmes oraux

Limoges, Lambert-Lucas, 2011

 

« Les jours de semaine », suivi de « Les Pâques à Charonne »

Limoges, Lambert-Lucas, 2014

 

« Fêter le dire »

Collectif, Jacqueline Assaël ed. – Lyon, Olivétan, 2017

 

« Les dires du seuil »

Limoges, Lambert-Lucas, 2017

 

 

 

–oOo–

 

 

 

Ces poèmes ont été écrits de l’été 2017 à l’été 2019, en un temps où apparaissaient conjointement des tremblements de terre, des ouragans et des inondations catastrophiques, mais où sévissaient aussi des conflits sanglants, des attentats meurtriers, des déplacements massifs de population, des menaces nucléaires... Autant dire la routine.

On a vu là les signes irréfutables d’une action destructrice liée à la violence propre à l’espèce humaine. Violence sur elle-même et sur son monde.

Pour autant, le dernier mot n’est pas toujours celui du malheur. Lorsque tout ce qui était promet de ne plus être, faisant place au chaos, il en est sur Terre qui déjà recommencent, par-delà les décombres à venir et font place aux promesses du futur, sachant qu’ils ont à faire…

 

 

 

Jean Alexandre, poète et conteur, traducteur et essayiste dans le domaine de la poétique biblique, est né en 1937 dans l’ancien village parisien du Petit Charonne.

 

 

 

 

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