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Pour lire vos remarques et mes réponses  

 

 

 

historique                                                           

 

Les messages reçus des visiteuses et visiteurs.

(contact : jean.alexandre2@orange.fr)

 

 

On peut trouver ici l’historique complet de mes réponses aux messages

reçus en 2019 à propos de ce site ouvert en mai 2006.

Quoi que vous me communiquiez, de toute façon, merci pour le message,

la question ou la remarque.

 

 

 

Cuba – D.R.

 

 

Novembre 2019

 

Pour une fois, c’est une question, qui m’est posée par François à la suite de ma Réaction du 1er intitulée Logique : « Et comment expliquer que, face à tant de situations inacceptables, une majorité se forme autour d'un (néo-)libéral pour diriger le pays, celui-là ou d'autres... » Qu’il demande ça à la bande des Hollande, Mélenchon, Valls, Jadot ou Hamon !

 

Frédérick ne croit manifestement pas ce que je raconte dans ma Réaction du 28 octobre intitulée Pister : « Allez donc… Inventeur !!! », m’écrit-il. On remarquera toutefois qu’il a gentiment évité de me traiter de menteur. Je ne sais si je le convaincrai mais voici en tout cas ma réponse : le mot quicaillon est la transcription phonétique de l'hébreu biblique kikayôn, dont on ne connaît pas le sens précis et que l'on traduit généralement par ricin. Il ne se trouve qu'une fois dans la Bible, au livre de Jonas, et en traduisant celui-ci j'avais pris le parti de transcrire ce mot en inventant ainsi (inventeur !!!) un mot français au sens tout aussi inconnu que le mot hébreu. Or cette fameuse traduction figure dans le livre que j'ai publié sur Jonas. Toute personne qui, l'ayant trouvé là, chercherait à en savoir plus sur la Toile à propos de ce fameux quicaillon tombera donc infailliblement, tournant en rond, sur la page "Jonas" de mon site puisqu'il ne s'y trouve que là ! 

 

 

Octobre 2019  

 

Toma répond ainsi à la Réaction du 25 intitulée Dingue ! : « Je la trouve très démago. En effet on peut être contre le fait de tuer des animaux et être en même temps contre la guerre et les armes. Un bon exemple : Théodore Monod, qui est passé par le protestantisme, sans s’y arrêter, l’a vécu pleinement. Et il y aurait moult exemples de célèbres inconnus qui vivent cette problématique. À toi, râleur, paix force et joie. » Certes. Mais j'attends qu'on se mobilise contre les armes comme on le fait contre les paysans et autres charcutiers. Qui parlait de ceux qui filtrent la mouche et laissent passer le chameau ?

 

Voici ce que Pierre répond à ma Réaction du 18 intitulée Libérés ! : « Je n'ai jamais pensé, sauf peut-être en ma prime jeunesse, que le prédicateur de l'évangile que je m'efforçais d'être avait à enseigner le bon chemin et la droite doctrine... mais seulement la liberté pleine et entière de chacun (fils de Dieu...) de les déterminer pour lui-même et dans son rapport aux autres. Le vrai danger est toujours que chacun se prive de cette liberté. » Je ne saurais mieux dire !

 

Leila répond ainsi à ma Réaction du 15 intitulée Voile : « Foulard : c’est l’obsession et l’hystérie françaises qu’il faut interroger ! » Tout à fait d’accord avec mon amie et collègue. Je pense que les Français sont malades, non de la laïcité, mais de leur propre insécurité identitaire.

 

J’aime cette remarque que Paul m’a adressée à propos de ma Réaction du 10 intitulée Je rêve ! consacrée entre autre aux récents mondiaux d’athlétisme : « Sans doute fallait-il le faire une fois, pour mettre en évidence qu’il ne fallait pas le faire. » Car ça, c’est de la logique genre pataphysique, non ?

 

À propos de ma Réaction du 30 septembre intitulée Sale type, je reçois ceci de Marie-Ange : « Moi j’ai bien aimé le pasteur et tout ce qui concernait M. Chirac. À chacun ses goûts. » Cela prouve que Marie-Ange – bonne chrétienne et bonne Française ? –  ne partage pas mes tares.

 

Septembre 2019

 

À la suite de ma Réaction du 22 intitulée Société libérale 1, Marielle me fait observer que le calendrier révolutionnaire commence justement ce 22 septembre : 1er vendémiaire de l’an CCXXVIII de la République. Grand merci à elle !

 

« Salut, m’écrit-il à propos de ma Réaction du 18 intitulée Mépris, c'est Toma, encore moi !!! Cela prouve au moins que je te lis. Je vais donc remiser ma Bible en français fondamental aux oubliettes... Toutefois, je remarque que le langage est souvent le pouvoir d'une caste : intellectuelle, religieuse ou politique. En le rendant hermétique et compliqué on assure la main-mise sur le petit peuple. Le Christ n'avait que des images simples et non pas simplistes ou chacun pouvait s'identifier et se reconnaître. » D’accord, mais la richesse du langage biblique n'est pas dans le vocabulaire mais dans la façon de parler, ce qui est autre chose. Et la façon de parler, c'est aussi une façon de penser et de ressentir, et de faire penser et faire ressentir. Ce qui est profond n'a pas besoin de mots profonds, mais s'exprime de façon profonde, c'est-à-dire très personnelle.

De Richard, sur le même sujet : « Du temps où la Bible était quasiment le seul "manuel de lecture" disponible, on n’y apprenait pas seulement à lire mais aussi à enrichir son vocabulaire. Sans compter que dans chacune des langues cibles, ces traductions ont aussi été des œuvres de création non seulement littéraire, mais plus encore de créativité linguistique. »

 

Je reçois ce message de Toma, répondant à ma Réaction du 14 intitulée Voie : « Je donne ma voix à ta voie. Ma première réaction instinctive, animale, épidermique fut de penser : Il faut = Tout faux. Il faut que tout change pour que rien ne change... À la seconde lecture de ton texte je me suis aperçu que tu avait écrit autre chose sous entendu. Grâce à L'Esprit Saint et avec on pouvait changer sa conception de suivre le Christ. On passe alors en quelque sorte du religieux au spirituel. La grande différence qui existe entre un chercheur  de vérité et un croyant c'est qu'ils arrivent tous les deux pour un même programme donné au même résultat, l'un a force du poignet (fatiguant, usant), l'autre en faisant confiance, en se laissant faire... » Eh bien, tu vois !

 

Le 5 septembre, mon amie Marielle répond ainsi à ma Réaction du 26 août intitulée Social : « Matthieu 25 : résoudre les questions des malheurs matériels en décelant Jésus sous l’apparence du malheureux, c’est l’évangile de la fête de sainte Teresa de Calcutta aujourd’hui. » Je ne dirai pas que cette info me fait sauter hors de mon fauteuil, mais c’est gentil de me l’avoir envoyée… même si je ne sais trop qu’en faire.

 

Août 2019

 

Pascale a été intéressée, et pour cause, par ma Réaction du 26 intitulée Pasteur : « En d’autres termes, le pasteur est là pour aider les chrétiens à être des chrétiens, pas pour le faire à leur place ! » Bien dit !

 

Mon ami Toma répond ainsi à ma Réaction du 23 intitulée Méprisable : « Il est et me semble normal que certaines personnes puissent compenser d’une manière puérile leur vide intérieur et leur absence réelle et désespérément profonde de spiritualité par une boulimie d’acquisitions de biens et de pouvoirs. En réalité, combien ils sont pauvres pour ainsi paraître et non être. Jésus nous l’a bien montré et dit, c’est de descendre en nous-mêmes qui importe. Rejoindre cette absence où Dieu est présent… Malheureux, vous les riches, on vous plaint. »

Tout à fait d'accord, mais la question de la richesse n'est pas seulement individuelle, il faut aussi se demander d'où elle sort. Ces gens ne sont pas riches par hasard, mais par un mode social qui crée des pauvres en même temps que des riches. Ce qui est contraire aux normes du Règne de Dieu, c’est-à-dire du lieu où Dieu règne, dans les Écritures. Voir Lévitique 25 ou Amos, par exemple. C'est pourquoi il est si difficile à un riche d'entrer dans le Règne de Dieu, ce qui n'est pas une condamnation mais une constatation. C’est toujours la même question : attention à la seule lecture individualiste des Écritures, au bout du compte elle devient toujours moralisante.

 

Je mentionne rarement sur ce site des informations de nature privée mais j’ai dérogé à cette habitude le 19 avec une mention intitulée Rencontre concernant la visite de mon arrière-petit-fils. Aussitôt, j’ai reçu un afflux de réactions, en nombre bien plus considérable que ce que mes modestes (hum…) réactions habituelles me valent. Que dois-je en conclure ? Que je devrais raconter ma vie plutôt que proposer mes réflexions… Ce qui m’ennuie un peu. Ceci dit, ça fait quand même plaisir, les témoignages chaleureux de l’amitié !

 

Ma Réaction du 14 intitulée Images saintes a permis à l’ami François d’opiner en m’écrivant ceci : « Que fait encore dans notre calendrier cette célébration strictement catholique ? Les lobbies ont bien bossé. Les salariés majoritairement non-pratiquants ou non-croyants se délectent du 15-août sans bien savoir pourtant à quoi il correspond. » On notera que la fête de l’Ascension a subi un sort semblable, devenue simple occasion de ponts, cette ascension devenant celle du nombre de jours chômés… De la part de Jésus s’envolant ou de Marie se glissant dans les Cieux, ce sont sans doute là des marques de la grâce dispensée aux bonnes gens des masses industrieuses.

 

Au rire amer de ma Réaction du 5 évoquant les privilèges, Frédérick répond par une subtile allusion : « Rire amer, sans même Silvana Mangano… » Une allusion au film néo-réaliste Riz amer, de Giuseppe De Sanctis, un film qui ne concède aucun privilège à ses personnages… Je me souviens de ce film, vu à douze ans, non sans intérêt pour la belle actrice…

 

De nombreuses personnes ont répondu à ma Réaction du 1er intitulée Vieux fou. Elle a fait sourire la plupart d’entre elles. Je ne cite que Flo : « Un protestant qui se lâche, good ! » Ce qui semble provenir de quelque amère expérience… Mais Flo ne sait pas, je pense, d’où je viens, et comme il m’est facile de déconner !

 

 

Juillet 2019

 

Ma Réaction du 25 intitulée Logique a suscité un certain nombre de propositions de nom français pour le flyboard de Zapata. Parmi les plus inventifs, citons entre autres senvoienlair ou tapis volant pour Bernard, pou-volant ou volapuck pour Jean, enfin crêpe suzette pour Daniel… Ou comment s’amuser pendant la canicule.

 

Il arrive souvent qu’une de mes réactions suscite une réponse qui ne correspond pas à l’idée principale mais à un élément secondaire qui, lui, intéresse mon correspondant. Exemple : Jean-Luc lit ma Réaction du 15 intitulée Gaffe ! et y voit avant tout matière à rappeler que de Rugy n’a pas à se plaindre car nombre de petites gens sont mis à pied ou renvoyés pour des peccadilles, ce qui est vrai, hélas, mais n’a rien à voir avec mon texte, qui s’en prenait à Médiapart.

 

« Le placebo, ça marche, objecte Jean-Christophe à ma Réaction du 10 intitulée Homéopathie, mais de là à engraisser des laboratoires principalement français… on a peut-être mieux à faire de notre argent ! » Certes. Mais ma remarque visait surtout la morgue des scientifiques. D’où Molière.

 

Pas un pour s’apercevoir que j’avais parlé de geôles espagnoles ou lieu de geôles italiennes au sujet de Carola Rackete (ma Réaction du 3 intitulée Gott mit ihnen !). Je vois, je vois, on fait juste semblant de me  lire…

 

Sur ma Réaction du 18 juin intitulée Langue 1, Michel m’écrit ceci : « Merci Jean, faites-nous un petit billet chaque jour, votre finesse d’analyse et votre style me ravissent. » Ben oui non mais là, c’est trop !

 

 

Juin 2019   

 

Un certain Pierre qualifie de franchouillarde ma Réaction du 18 intitulée Cékikikôz ? Je m’y étonnais de l’omniprésence de la chanson anglophone sur nos radios. Au hasard, j’aurais pu mentionner aussi la pube à la télé ou l’illustration musicale de la plupart des films français. N’a rien compris, le Pierre en question, ce n’est pas l’anglais qui me gêne, c’est son hégémonie dans la culture populaire. Une hégémonie qui a aussi des aspects économiques. Quant au mot "franchouillard", ne dénote-t-il pas une sorte de mépris vis-à-vis du public populaire ?

 

Jean tient à préciser un point à propos de ma Réaction du 13 intitulée Paroles : « Il n’est pas juste de poser Mme Maréchal comme très chrétienne car elle défend les racines chrétiennes de la France, pas l’évangile ! » C’est vrai, on ne sait pas ce qu’elle fait le dimanche matin, mais avec ces fameuses racines chrétiennes, elle entretient sciemment cette ambiguïté dont Jean soulève l’existence.

 

Ces temps-ci, ce site tourne autour de deux cents visites par jour. L’ennui pour moi est que ces personnes qui me lisent ne m’envoient que très rarement un retour.

 

Jean-Claude approuve nettement ce que j’écrivais à propos de Michel Serres (ma Réaction du 3 intitulée Serres et le comment) : « La simplicité, la philosophie accessible à tous avec bonne humeur, sincérité, et l’accent du Sud-Ouest ! » En revanche, Pierre-Yves, le philosophe, n’est pas de cet avis : « Michel Serres, ou la mort de la débâcle de la pensée, histoire du naufrage d’un cerveau jadis brillant… » Moi, je maintiens mon point de vue : on n’est pas obligé d’imiter Derrida pour penser.

 

Bruno n’a pas voté et ma Réaction du 1er intitulée Proportions l’a titillé. Au risque de me déplaire, dit-il, il estime avoir le droit de ne pas être étonné par le résultat d’une élection à laquelle il n’a pas participé puisque, selon lui, elle est plus qu’un piéjacon : « Juste une distraction pour éviter de faire de la politique ». N’empêche que le résultat est là !

 

 

Mai 2019 

 

Ma Réaction du 22 intitulée ironiquement Chrétiens patriotes m’a valu une mercuriale soignée de la part de Maéva, qui reconnaît bien là, chez moi, « l’athéisme de ces pasteurs libéraux qui mènent l’Église protestante à sa perte ». Je tire de ces mots l’impression que Maéva doit avoir rejoint récemment une de ces Églises dites évangéliques qui sont, à leurs dires, dans la vraie foi… Elle n’a pas compris, ceci dit, ce que je laissais supposer, à savoir que je ne suis pas chrétien… à la manière de ces gens d’extrême-droite qui vantent des racines et des valeurs chrétiennes fort peu évangéliques. Le diable soit de cette vraie foi chrétienne et de ces vraies valeurs chrétiennes qui nous prennent en tenaille !

 

On me reproche des absences et une faute dans ma Réaction du 13 intitulée Que des gens : on n’y trouve ni des Anglais, ni des Antillais, ni des Africains. C’est vrai, mais elle n’avait pas l’ambition de tout dire, plutôt d’évoquer plaisamment la diversité. Ceci dit, les Anglais sont-ils européens ? Quant à la faute, il s’agit de l’absence des majuscules au début des noms. Mais pour moi il s’agissait d’adjectifs accolées au nom gens.

 

François reprend ma Réaction du 6 intitulée Gribouille en remontant l’histoire : « Rien à redire si ce n’est que Mitterrand en flinguant le PCF avait lancé le processus. PCF qui a été trop lent à dénoncer le camarade Staline et le système en place à l’Est. » Rien à redire de mon côté non plus. Sauf que tout le monde n’est pas Mitterrand…


« La résistance ça s'apprend, a répondu Christiane à ma Réaction du 29 avril intitulée Formation, le moment venu ils feront face, t'inquiète. Les maths, ça peut servir aussi. Ils seront armés: leur grand-père leur aura transmis ce qu'ils doivent savoir, et leurs parents aussi ! » Bon, alors si c’est ça, je passe à autre chose…

 

 

Avril 2019  

 

Quelques réponses à ma Réaction du 19 intitulée Contemplatio crucis ne manquent pas d’humour, je les privilégie. Ainsi Michel, pensant au symbole de la croix : « Heureusement qu’il n’a pas été décapité, je ne sais pas ce qu’ils auraient mis comme symbole. » À quoi Marielle répond sans vergogne : « Ni empalé… » Honte sur eux ! (rires).

 

Toujours Pierre (il est en forme !). À propos de ma Réaction du 17 intitulée Faire un Nous., il renchérit : « Une nation a besoin d’un récit commun pour se réunir et pour avancer. Si les citoyens adhèrent à ce récit et ne vivent pas l’égoïste "chacun pour soi" (que le système capitaliste encourage), alors les plus faibles seront protégés par les plus forts, les pauvres auront leur place avec et non au-dessous ou à côté. La cathédrale de Paris fait partie de ce récit, on est en droit de penser que c’est du gaspillage de la réparer, comme le pensaient les pharisiens du parfum de prix qu’une femme versait sur les pieds de Jésus… » Plein accord !

 

Pierre, encore lui, répond ainsi à ma Réaction du 10 intitulée S’étonner et qui évoquait le décès de mon ami physicien Yves Couder : « C’est une vraie chance de rencontrer et d’écouter ces "interrogeants" qui nous aident à dire nous aussi "Pourquoi ?" Je crois, et c’est une des rares convictions qui me restent, que Jésus était comme ça, et que c’est pourquoi il a été écouté et suivi. » Pierre et moi nous nous comprenons.

 

Ma Réaction du 3 intitulée Alléluia a suscité de nombreuses adhésions. Néanmoins, Pierre a dû la prendre pour lui car il me répond ainsi : « Pour ma part, j’ai connu aussi l’inverse. Le fameux libéral qui de toute façon se croit plus intelligent que le pauvre évangélique simplet. » Qu’il se rassure, à mes yeux Pierre n’a rien de commun avec les grands chefs de super-Églises "évangéliques" pro-armes et anti-IVG qui poussent à voter Trump ou Bolsonaro et soutiennent Netanyahou sous couvert d’une théologie… "biblique" ?

 

Richard a tenu à compléter ainsi ma Réaction du 29 intitulée Disciple : « Remarque que d’un autre côté, les conceptions philosophiques ont toujours un substrat théologique. » J’en suis persuadé, mais leurs tenants ont bien du mal à seulement le concevoir ! « Fi ! », diront-ils, tant l’inculture est grande en matière de religion.

 

 

Mars 2019  

 

Toma m’écrit ceci : « Je viens de relire ton passage (voir ci-dessous Faisons le point, NDLR) disant que tu souhaitais mieux connaître tes lecteurs. Je te livre donc mon ressenti. Pour moi, ce blog est une éructation jubilatoire et un lâcher de vesses dans les méandres de notre bonne conscience. Néanmoins saupoudré de parti pris (très gauche), d’une évidente mauvaise foi (protestante ?) et de nombreuses certitudes intellectuelles (nul n’est parfait). Pourquoi ce début ? Parce qu’il me vient en tête cette phrase qui dit : Qui ne rote ni ne pète est voué à l’explosion. Phrase non point d’un Gilet jaune mais d’un Chinois (je ne sais plus lequel). Amitié. » J’aime bien.

 

Bruno a approuvé ma Réaction du 14 intitulée Tutoriel qui mettait en parallèle les manifs des Gilets jaunes et celles des Algériens. Il lui donne cette suite dont je partage tous les termes : « En masse, en force, déterminés. Il faut croire qu’en France, comme la situation est moins pire qu’ailleurs, il est plus malaisé de sortir de sa zone de confort. Ici, la corruption est mieux masquée, les oligarques mieux fondus dans la masse, et les individus semblent penser qu’ils ont plus à perdre individuellement qu’à gagner collectivement, fraternellement. Ce qui est mon cas. D’un point de courte vue comptable, j’ai plus à perdre à essayer de construire une société moins destructrice. »

 

« Ton texte, Au fond (ma Réaction du 5), il m’éclate, m’écrit Toma. Je m’en suis fais un sketch intérieur. Je te le livre :

– Salut ! Comment vas-tu ?

ça va. En ce moment je m’dégraisse de théologie et de piété. ça me purge
– Fais gaffe ! T’as déjà que les os et la peau, qu’on voit presque battre ton cerveau. À quoi ça sert, ton truc ?

– À rien. Je descends en moi-même pour y trouver le silence.

– Le silence ! Le truc de Pascal… Les espaces infinis qui l’effraient…

– Non, un silence à l’écoute de Dieu.

– T’es pas un peu mystique, toi ? T'es pas en train de virer catho ?

– C’est là qu’tu t’trompes : je tente simplement de passer du religieux au spirituel.

– Alors vas-y ! tente ! tente !… »

Qu’ajouter ? Tout est dit.

 

Faisons le point : ce site reçoit actuellement plus de huit cents visites par semaine. Fin 2006, après six mois d’existence, il en recevait une vingtaine… Ainsi la durée paye. Un seul ennui : de toutes ces personnes qui me lisent, très peu me répondent, si bien que je marche à l’aveugle.

 

Joelle a pris l’habitude de pointer dans mes écrits la moindre trace de cette faiblesse idéologique due à ma condition de bobo qu’elle a su déceler. Cette fois-ci, il s’agit de ma Réaction du 23 février intitulée Le Pen : « Évidemment, l’extrême droite est intolérable mais je pense que là où se trouve le plus d’antisémites c’est dans la communauté musulmane, pourquoi avoir peur de le dire ? » Car si je ne dis pas ce dont je ne parle pas, c’est que j’ai peur de le faire…

 

 

Février 2019  

 

À la même question (Réaction du 16 intitulée Sans blague), Richard fait une autre réponse, peut-être plus pratique que celle de Toma (voir ci-dessous) : « Il faut régulièrement remplacer les piles ». Ou face.

 

Toma répond ainsi, de façon sagace, à la question posée dans ma Réaction du 16 intitulée Sans blague : « C'est le processus permettant de comprendre, d'apprendre et de s'adapter en utilisant le centre de nos émotions, en opposition aux systèmes informatiques servant à résoudre les problèmes de façon autonome sans le concours des humains et ceci grâce à des prothèses que l'on pourrait qualifier de simili cardiovasculaires. Donc pour conclure il n'y a que la vérité qui soit vraie. » Mais Molière ajoutait que rien n’est plus vrai que le moine bourru !

 

Ma Réaction du 3 intitulée Sauvez-vous de là ! rencontre le scepticisme de Pierre, qui est bien d’accord avec moi mais craint, comme il l’écrit, que mon rêve « ne se heurte à une réalité bien plus prosaïque. » C’est bien possible. Toutefois, je n’évoquais pas un rêve mais émettais un conseil !

 

David est d’accord avec ma Réaction du 28 intitulée Clergé : « Ton idée des médias comme clergé me plaît bien : ils interprètent, et les événements, et les déclarations, et les écrits. Parfois ils influent sur le déroulement (liturgie ?) des événements. » La liturgie médiatique me paraît plutôt se trouver dans la régularité des horaires de diffusion et des dates de parution ainsi que dans la fidélité avec laquelle le public que nous sommes… pratique.

 

 

Janvier 2019  

 

Micheline a répondu ainsi à ma Réaction du 19 intitulée Macron, démission ? : « J’ai un rêve : pourquoi chaque maire ne se présenterait-il pas revêtu d’un gilet jaune ? » Ce serait pittoresque, certes, mais supposerait que tous les maires invités à rencontrer le Président soient partisans des Gilets jaunes… Il faudrait que ce dernier soit maso pour n’inviter que ceux-là ! Car à propos de ces rencontres, exceptionnelles à plus d’un titre, il faut rappeler en effet que les listes d’invitation sont sélectives…

 

Ma Réaction du 13 intitulée Parabole a déclenché une nuée de réponses dans lesquelles c’est l’étalage d’une érudition plus ou moins digérée qui domine (celle de Pierre-Yves, déconnante, mise à part). Aucune d’entre elles ne porte sur la question que j’abordais... Ou l’art de noyer le poisson à partir de la barque de saint Pierre.

 

Réponse de Pierre à ma Réaction du 9 intitulée Simplicité : « J’en suis venu à mettre tous les gilets jaunes dans le même panier. Au début on a distingué entre GJ sincères, préoccupés des plus faibles, etc… et les casseurs. Aucun GJ ne s’est manifesté formellement contre ces casseurs, certains les ont même encouragés car ils faisaient avancer leurs revendications, aucun n’a rejeté son gilet jaune pour bien se distinguer de ces casseurs, et des révolutionnaires de droite comme de gauche ont pris les choses en main : je dis donc que tous les GJ sont complices. » Là, Pierre me paraît excessif et je ne dirai pas complices, car je les vois comme à la fois solidaires et gênés, pour la plupart. C’est un peu comme pour une famille dont un membre aurait fait des bêtises… Seulement, ça se retourne de plus en plus contre eux, et au bout du compte, ils risquent d’être pris dans une spirale politique qu’ils n’ont pas voulu. Reste que leur question initiale demeure : comment on vit quand on n’en a pas les moyens ?

 

Toma répond ainsi à ma Réaction du 30 intitulée Calmos ! : « Même imparfait et dans l’émotion le RIC reste néanmoins la possibilité d’une véritable consultation de la base. Cela d’ailleurs existe dans bien d’autres pays (qui a été consulté pour les 80 km/h par exemple ?). D’abord il faut réunir un certain nombre de signatures, pas si simple, puis ensuite cela doit être débattu par les parlementaires (pas gagné)… Ce référendum peut permettre aussi de remettre en question le travail des élus, même celui du Président de la République. Ils sont sur un chemin de crête, condamnés à suivre leur promesses électorales. À moins qu’ils n’en fassent moins. Bien sur il y a un risque de démagogie et même de populisme venant des extrêmes. Mais c’est un risque à admettre et à intégrer plutôt que d’avoir à se soumettre aux gens d’en Haut. »

Personnellement, je ne conteste pas cela. Sauf sur un point : parler des gens d'en haut pour désigner les élus du peuple, c'est admettre qu'il faudrait revoir complètement et prioritairement la façon de les choisir, de façon à ce qu'ils représentent réellement les attentes de la population. C'est mon point de vue. Si cela n'est pas fait, le référendum présente plus de risque que d'avantages, mais si c'est fait, il prend tout son sens car cela se passe alors dans un minimum de confiance.

 

 

  

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