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historique                                                           

 

Les messages reçus des visiteuses et visiteurs.

(contact : jean.alexandre2@orange.fr)

 

 

On peut trouver ici l’historique complet de mes réponses aux messages

reçus depuis janvier 2019 à propos de ce site ouvert en mai 2006.

Quoi que vous me communiquiez, de toute façon, merci pour le message,

la question ou la remarque.

 

 

 

Cuba – D.R.

 

 

Juin 2020  

 

Toma fait écho ainsi à ma Réaction du 21 intitulée Va et ne pèche plus : « Par contre j'aime toujours autant le bon larron Dysmas qui après jugement (peut-être de crime ?), s'étant repenti, est pardonné par Jésus et est le premier à entrer au Paradis avec lui. Paul a un peu vécu la même chose, c'est pourquoi par moment je recommande qu'on persécute les chrétiens pour que Dieu nous convertisse réellement. »

Cela suppose que les chrétiens font partie du lot des criminels… Ce qui n’est pas tout à fait faux si l’on regarde leur histoire !

 

Heidi n’a pas apprécié ma Réaction du 12 intitulée Raison garder 2 : « Traiter cette question dramatique pour tant de pauvres gens palestiniens avec autant de légèreté ne me semble pas digne de ce que l’on peut attendre d’un pasteur. Vous faites comme si l’agresseur et l’agressé avaient les mêmes droits ! Il faut plutôt respecter les accords internationaux et c’est un minimum. »

Désolé d’avoir déçu Heidi. Tout le monde n’apprécie pas le second degré de la même manière, je devrais m’en souvenir. Je respecte ses convictions sur le fond, mais je pense que la situation est sans solution aujourd’hui. Il n’y aura jamais d’État palestinien viable et reconnu internationalement, les conditions objectives ne le permettent plus. Cela devrait conduire les Israéliens, qui ont seuls la main pour le moment, à trouver comment faire bouger les lignes afin de proposer une issue à l’impasse actuelle. Il y va de leur avenir à eux aussi.

 

Françoise m’écrit ceci en réponse à ma Réaction du 11 intitulée Déboulonner : « Trop facile de s'attaquer au Passé ! Ne serait-ce pas plus intelligent de préparer un Avenir plus vertueux et plus humain ? »

À quelques exceptions près, je suis d’avis qu’il vaut mieux laisser les statues où elles sont. L’idéal serait qu’on en ajoute qui magnifient d’authentiques et belles existences dont l’exemple puisse réjouir nos cœurs. Et par pitié, en choisissant des artistes à l’esprit pas trop dérangé… (je pense à celui ou celle qui a conçu la malheureuse statue d’Édith Piaf, rue Belgrand, Paris XXème !)…

 

« Quelque chose en effet s'est perdu », répond Jean-François à ma Réaction du 3 intitulée Bible.

Pensée profonde. L’essentiel de ce que ce livre porte en lui se perd en effet, dans les mains de cet esprit malade de Trump. Pourquoi pensé-je alors à ce péché contre l’Esprit dont le Christ disait qu’il n’était pas pardonné ? Mais je n’ai pas à en juger, fort heureusement.

 

 

Mai 2020 

 

Michel répond ainsi à ma Réaction du 20 intitulée C’est qui qui cause ? : « Donnez nous une Delphine Horvilleur, six minutes d'interview sur France Info. »

Tout est là. Pour être écouté, il faut parler, et s'agissant des médias, ça s'apprend à la suite d'un grand désir de communion avec leur public.

 

Propos de Stéphane, en écho à ma Réaction du 18 intitulée Évangéliques : « Il y a quelques temps j’ai fait deux notes sur l’Église de Mulhouse la Porte Ouverte. Elles n’étaient ni justes, ni opportunes, je n'avais réalisé ni combien leur communauté était touchée, ni combien beaucoup de personnes évangéliques se faisaient insulter, menacer de mort avec cette histoire. Une de mes meilleures amies, évangélique, m'a passé un savon et j'ai compris mon erreur. Je ne crois pas qu’il existe « les » évangéliques. Il peut y avoir débat, interpellation, expression d’un désaccord. Mais le moment, le choix des mots dans des moments compliqués sont importants non seulement pour être entendus mais pour ne pas alimenter un rejet des minorités qui se réveille facilement dans notre pays. »

On ne saurait mieux dire.

 

Ma Réaction du 10 intitulée Dissensus a inspiré ceci à Didier : « Il faut savoir (enfin) s'opposer à la politique prescrite par l'Allemagne, sans "s'opposer à l'Allemagne" – ce dont le ton et les termes employés par certains commentateurs, voire des politiques, a tendance à se rapprocher un peu trop et parfois, il me semble, dangereusement. »

Bien sûr, il n’est pas question de se fâcher tout rouge, mais d’amener les Allemands à comprendre que les autres existent.

 

Arnaud, comme en réponse à ma Réaction du 3 intitulée Résurrection, a lu le texte intitulé Le Dire pascal : « Cher Jean, j'ai lu ton texte […]. Je l'ai beaucoup aimé. Les signes provoquent nos affects ou notre sensibilité avant même d'être déchiffrés dans leurs significations ou leur sens. Ils nous entraînent à croire au monde qui nous enveloppe en donnant vie, mouvement et variété à la confiance native de notre cœur. Or les premiers signes que nous rencontrons depuis le jour de notre naissance, ce sont les paroles de nos semblables – tous ceux qui nous précèdent et nous accompagnent. En-deçà même de leur contenu, ces paroles nous émeuvent. On en fait en particulier l'expérience avec les voix de la poésie sonore que certains de mes amis m'ont fait entendre il y a quelques années. Ce que crée le poète, ce n'est pas d'abord de l'action. Dire n'est pas d'abord faire. Je crois comprendre ta critique de la performativité. Dire, émouvoir, donner mouvement, vie et variété au cœur, c'est créer le cœur lui-même. J'aime me citer le Ps 51/12 "Crée en moi un cœur pur..." La création commence avec le cœur...! Crée en moi un cœur pur, que je puisse entendre toutes les paroles des vivants et des morts – toutes les paroles qui font le monde ! J'espère ne pas dire ici trop d'obscurités !! Amicalement. »

C’est sûr que c’est pas tous les jours que je reçois ce genre de réaction, aussi pointue et réfléchie !

 

Nicolas ajoute ceci à ma Réaction du 27 avril intitulée Culte télévisé : « Il y a aussi le répertoire génial, et adapté, des psaumes de Marot et de Bèze, un fondamental de la prière réformée ! Bien approché, il n’a rien de ringard. »

Cela porte sur la question des chants religieux individualistes à la mode. On remarquera que les psaumes parlent souvent en Je plutôt qu’en Nous. Mais la plupart du temps, il s’agit d’un Je collectif, celui du peuple des croyants.

 

 

Avril 2020

 

Ma Réaction du 20 intitulée Décadence à suscité cette réponse de Marielle : « Ne pas s'épancher au-dehors, disait la plaque d'émail du train. »

Bonne blague, Marielle ! En fait, pour mémoire, la plaque disait ceci : E’ pericoloso sporgersi – Ne pas se pencher au-dehors – Nicht hinauslehnen – It’s dangerous to lean outside.

 

Jean-Pierre conteste ma Réaction du 13 intitulée Fiction : « Vouloir interpréter des textes écrits il y a près de 2000 ans par des hommes vivant dans un monde mental et une ignorance scientifique qui ne sont plus les nôtres plutôt que de prendre les évangiles pour des livres d’histoire est-ce si problématique ? »

On n’en est heureusement pas réduit à cette alternative entre interpréter et copier. Du moins si interpréter signifie extraire du texte ce qui gêne. Mais interpréter peut aussi signifier replacer ce qui gêne dans l’aire culturelle dans laquelle s’exprime le récit en se posant cette question : que signifie ici la présence fortement soulignée d’un corps ressuscité ? Mais bien sûr, s’il n’y a pas de corps, la question ne se pose pas, restent nos petites idées.

 

À ma Réaction du 9 intitulée Correctif, Michel a répondu : « J'ai fait la même expérience : les oiseaux reviennent. Faut-il supprimer 99% des humains ? Le problème est de choisir qui… »

Normalement, ça devrait se régler tout seul !

 

Anne a ajouté une précision à ma Réaction du 25 mars intitulée La preuve ! : « Notez que les Français aussi ont "carotté" des masques destinés aux Italiens, nous ne sommes pas meilleurs que les autres ! »

Certes, mais je ne le savais pas au moment où j’ai écrit ma réaction. C’est en tout cas une illustration supplémentaire de ce que l’Union européenne, avec cette pandémie, joue son avenir.

 

 

Mars 2020  

 

François, qui est quelque chose dans l’organigramme de la Fédération protestante, n’a pas aimé ma Réaction du 22 intitulée Moto : « Cher Jean,
ton commentaire est nul. France Télé est fermée. Arrête de bougonner avec orgueil devant tout le monde. La situation est grave. Pardon mon ami. »

Traduction : ferme ta gueule et laisse les pros travailler. Reste ma question : s’il fallait une rediffusion, pourquoi rediffuser justement cette émission-là ? Précision : ce François-là n’est pas mon ami.

 

Toma n’a pas besoin de l’une de mes réactions pour intervenir : « Et si tous, à la fin de la période de confinement, nous faisions la grève de l'ancien monde en restant à la maison ? »

Ma foi, c’est à considérer ! Car le coronavirus, ce n’est rien à côté de ce qui nous attend si nous continuons comme devant…

 

Évelyne a l’esprit… leste. Ma Réaction du 13 intitulée Boum lui inspire ce commentaire : « Devenir des bonobos et mourir ! »

Mais pourquoi mourir ? Le virus s’attrape par la bouche, m’a-t-on dit…

 

Dominique a lu ma Réaction du 11 intitulée Complot. Voici sa réponse : « Laissez Dieu où il est. Oui, c’est un complot des USA contre la Chine pour des raisons financières et économiques. Une guerre bactériologique. Informez vous, non pas avec les médias mais par des sources sérieuses et compétentes. »

Dommage que cette personne ne donne pas ces fameuses sources, on aurait aimé connaître ces gens sérieux et compétents qui voient les États-Unis provoquer consciemment une crise sanitaire et économique mondiale… y compris chez eux. Rusé !

 

Bruno répond ainsi à ma Réaction du 1er intitulée L’impromptu du Palais Bourbon : « C'est exactement ça. Si les parlementaires opposant avaient de réelles convictions ils démissionneraient en bloc en précisant que le parlement n'étant plus représentatif, c'est au peuple de reprendre son pouvoir. »

Effectivement, et ce serait sans doute, plus généralement, le départ d’une opportune crise de régime.

 

 

Février 2020 

 

À ma Réaction du 22 intitulée Malotru, Daniel répond ceci : « Les Palestiniens devraient dire OK, mais on reste et on devient citoyens israéliens. »

Effectivement. Et à terme, ils seraient majoritaires dans le pays…  Raison pour laquelle les Israéliens refuseraient cette offre ! Pour les Arabes, ils préfèrent le système du bantoustan.

 

Cedric répond ainsi à ma Réaction du 20 intitulée Étonnement :

« Si c'est de l'art avec cette affaire, nous sommes quelques part entre Lewis Carroll, Kafka, Pierre Dac et le père Ubu. Tout sent l'absurde et la sottise.

Griveau qui renonce pour une vidéo dont tout le monde se fout.

Pavlenski qui se prend pour un grand résistant.

Branco qui joue les branquignols en prétendant que c'est un acte de résistance.

Le parquet et le bâtonnier qui font se dessaisir Branco sous un prétexte fallacieux.
Macron qui voit un complot du gouvernement russe.

On oublie que la campagne de Griveau avait commencé avec une proposition ridicule de mettre un parc à la place de la Gare de l'Est et la Gare de l'Est à la place du Parc de la Villette.

On croirait Lop proposant de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer. Enfin, Lop c'était de l'humour.

Franchement, si on veut une définition artistique de la bêtise et de l'absurde il faut prendre cette affaire et tous ces acteurs. »

Que dire de plus ?

 

Je suis content parce que, à la lecture de ma Réaction du 13 intitulée Grand-Père, mon petit-fils m'a écrit illico ceci : « Je répondrai après réflexion moi aussi. Ce qui est certain c’est que j’aurai des choses à dire. »

Ce qui me donne le sentiment qu’il n’est pas trop d’accord avec moi… J’espère seulement qu'il ne va pas réfléchir trop longtemps car alors, gâteux, je risquerais d'avoir oublié l’objet de sa réponse !

 

Ma Réaction du 5 intitulée Où ? a suscité cette réponse de Christian : « Mon cher Jean, si c’est de l’Ami Fritz d’Erckmann et Chatrian que tu parles, je crois qu’il est Français depuis novembre 1918... »

J'y avais pensé, bien sûr, j'ai toujours aimé ces deux lascars, mais je n'ai pas imaginé qu'il y aurait encore quelqu'un pour s'en souvenir... Ceci dit, dans le livre, Fritz est présenté d'emblée comme allemand, compte tenu évidemment de la période où le livre a été écrit, mais ce qui m'a toujours laissé penser qu'ils auraient pu quand même éviter le terme. Surtout quand on a lu "L'invasion", terriblement anti-allemand ! Un livre par ailleurs détestable.

 

Pour Richard, qui répond ainsi à ma Réaction du 26 intitulée Samedi, et qui évoquait Jonas, « Un prédicateur qui n'est absolument pas convaincu de l'efficacité de sa prédication, ça mérite quand même d'être signalé. »

C’est pourtant la bonne façon de voir la chose, non ?

 

 

Janvier 2020  

 

Michel répond ainsi à ma Réaction du 18 intitulée Incarnation : « Très heureux que tu cites Christian Bobin, creusotin comme moi, je n'écris plus depuis que je connais ses livres, je dois trop lever les yeux pour atteindre le firmament de sa plume, quant à Onfray que j'aime beaucoup c'est un "dégommeur" permanent et pas toujours inspiré, mais il "dégomme" avec talent. »

Pour moi, Onfray est souvent intéressant à condition qu'il parle de ce qu'il connaît. Je n'ai qu'un reproche sérieux à lui faire : il confond la pensée biblique, moniste, qu'il ne connaît pas, avec la pensée chrétienne classique, dualiste. Son excuse, c'est que nombre de penseurs chrétiens font la même confusion ! Mais je reviens sur Greta Thunberg, en qui je vois cette incarnation d’une parole qu’il faut, non seulement entendre, mais partager. Au sens fort du mot parole.

 

Philippe perçoit autrement que moi le sens de ces objets dont je parlais le 10 sous le titre Culte : « Je crois au contraire que l'époque cherche à voir "grand"; dans le désert de sens qui nous cerne, multiplier l'hyperbole, comme Trump, c'est se persuader que les choses valent quelque chose face à l'insignifiance. »

C’est bien vu, je trouve, mais au fond, il ne s’agit jamais que de vois l’avers et le revers d’une même réalité : grande ou petite, il s’agit bien d’insignifiance !

 

Didier est très choqué par ma Réaction du 5 intitulée Je fatigue : « Un pasteur qui est contre la conversion de quelqu’un à l’évangile, je trouve cela scandaleux, je tiens à vous le dire ! »

En fait, ce qui me paraît abusif, ce n’est pas de célébrer la conversion individuelle, je serais mal placé pour cela étant donné ma propre conversion. Ce qui me fâche, c’est que l’on semble se contenter de cela dans les milieux dits évangéliques… ensemble qui inclut d’ailleurs pas mal de réformés ou de luthériens.

 

Michel répond ainsi à ma Réaction du 3 intitulée Leur ennemi : « Merci Jean. Je suivais cette affaire comme tant d'autres. Les chrétiens isolés peu nombreux, souvent réunis en petites communautés de récents convertis donnent l'impression de faire peur, et sont persécutés sans retenue comme les églises premières de notre histoire chrétienne qui se répète. Elles mériteraient plus de solidarité de notre part. »

C'est vrai, mais ce serait aussi les mettre plus encore en danger tant le pouvoir chinois déteste que ses citoyens établissent des liens avec l'étranger... Il y a sans doute des modes d'action à inventer.

 

 

Décembre 2019

 

Toma répond ainsi à ma Réaction du 27 intitulée Tri : « Comme le dit le célèbre musulman Ibn Arabi : Ma religion, c'est l'amour ! Donc nul besoin pour nous de revendiquer une quelconque appartenance religieuse :protestante ou autre. Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même suffit. Quand au soi -même de ce commandement le saint le reprend en nous disant : Sois-mieux toi-même, trouve ta voie. Prends exemple sur moi car comme moi tu peux la trouver. En un mot il ne doit pas nous donner l'envie d'être lui mais d'être mieux nous-mêmes, d'être dans notre vocation. Aussi par leurs tâtonnements, leurs erreurs, leurs chutes, ils [les saints] nous montrent par où il ne faut pas aller ou sinon sur la pointe des pieds. Donc prions sélectif:, Dieu Trine en prime (premier). Comme de toute façon on ne devient saint qu'une fois mort, alors laissons les autres, à notre enterrement, nous voir  pécheur, revu et corrigé. »

On peut voir ça comme ça, mais se dire protestant n’est pas pour moi revendiquer une appartenance ni rejeter telle ou telle autre, mais adopter un mode de relation à Dieu qui ne passe par nulle autre intercession que celle du Christ. Merci à Toma de me donner l’occasion de préciser que le protestantisme n’est pas pour moi une appartenance mais un chemin.

 

Ma Réaction du 16 intitulée Icitte a produit des effets surprenants : destinée d’évidence à mes lecteurs et lectrices du petit terroir poitevin où j’habite, elle a néanmoins été reprise avec enthousiasme par des personnes qui vivent dans des régions fort lointaines, comme celle de Montpellier par exemple… Une façon d’approuver l’initiative proposée ?

 

Ma Réaction du 9 intitulée De soi à soi a suscité un certain nombre de réponses. En voici une seconde, de la part de Christiane : « C'est vrai qu'il y a une nette tendance à tout ramener à soi... mais est-ce vraiment de soi qu'il s'agit ? Je perçois chez les gens un éparpillement, une atomisation interne qui est le résultat d'une politique sociale de séparation entre les gens, dans leur vie de travail, et qui mène à une déstructuration interne en chacun. Éparpillement de la pensée, prépondérance de l'émotion sur la réflexion, zapping, réseaux sociaux... Pris dans cet entrelacs délétère on finit par craquer, on a du mal à respirer. Et sans le souffle, on meurt à petit feu. La méditation en pleine conscience peut alors te ramener aux fondamentaux que sont ton propre corps, et le souffle qui le fait exister. Cela fait du bien, au corps comme au mental. On peut se reprendre, au sens propre et se poser, retrouver de l'énergie. Cette méditation ne se fait pas seul, mais en lien avec d'autres, à deux ou en groupe. On a besoin des autres. C'est alors que l'on peut élargir sa pensée à l'intérêt général au lieu d'être tout replié sur soi tout seul, dans la souffrance. Mais peut-être que tu ne pensais pas à ce genre de méditation ? »

C'est bien à cette sorte de méditation que je faisais allusion. D'un côté je la disais nécessaire, mais de l'autre je pointais sa congruence avec les conséquences sociales du néo-libéralisme. Les deux ne sont pas contradictoires car tout malheur occasionné cherche sa médication. Ce qui me rappelle ce que disait Marx de la religion, l'âme d'un monde sans âme (si je me souviens bien).

 

De l’ami Toma, à propos de ma Réaction du 9 intitulée De soi à soi :

« La méditation est à la mode. On parle maintenant de la méditation de pleine conscience pour les chercheurs de vérité, de la posture pour ceux qui pratique le zen, de l'adoration pour le croyant catholique, celui-ci essayant de faire silence afin de se mettre à l'écoute de Dieu et du monde. Pour les protestants je ne sais pas ils privilégient l'action. Bien sûr, toute démarche à son danger. Celui qui à inventé le bateau a inventé le naufrage L'écueil est donc d'alimenter le moi : Je m'aime ,je m' "édite", et ainsi d'oublier qu'il n'y a pas de différence entre moi et les autres et le monde. Ceux qui sont en guerre ou en colère sont en guerre ou en colère avec eux mêmes. Mais peut-on parler de la méditation ? Méditez et vous comprendrez. Ordonnance : méditez une demi-heure heure par jour est nécessaire, sauf si vous êtes trop occupé, une heure suffira et Dieu fera le reste. »

J’y penserai…

 

Anne-Laure me reproche la violence de ma Réaction du 1er intitulée et paroles de l’avent. On peut, écrit-elle, « s’attaquer au comportement des gens sans les injurier. »

Certes. Mais là, j’imitais certaines façons de s’exprimer qui sont parfois celles des prophètes, voire de Jésus lui-même. Un simple pastiche, au fond. Voir Matthieu 23.

 

 

Novembre 2019

 

En réponse à ma Réaction du 20 intitulée Lois et préceptes, Pierre écrit ceci : « Merci Jean. Je partage à 99%. Je suis plus réservé sur l’interdiction de quelconques signes religieux dans des édifices publiques. Mais cela n’a pas grand chose à voir avec les convictions religieuses... »

Je n’ai pas écrit que j’approuvais cette disposition sans réserve, mais que je l’acceptais, sous-entendu par défaut.

 

Toma m’écrit ceci en écho à mes Réactions des 12 et 20 qui concernent la laïcité : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le secret et ton Père qui est là dans le secret te le rendra… Matthieu 6,6. Voilà ce qu’il faut faire pour que la religion reste une affaire privée, à pratiquer chez soi… Mais peut-on empêcher une mère Teresa, un abbé Pierre, une Montessori, une Dolto, un Martin Luther King… un Jean Alexandre de témoigner sur la place publique. Qui pourra même interdire à l’alouette de chanter ? Tout comme Charles de Foucaud ils se sont refusés d’être, par peur où par lâcheté, des « chiens muets ». Vive la laïcité qui permet  l’expression de la différence ! »

Bon. Mais comme chien, je ne suis pas tout à fait muet, mais en tout cas plutôt basset que danois si l’on me compare aux géants nommés ci-dessus !

 

Françoise répond ainsi à ma Réaction du 12 intitulée Nommer : « La religion, quelle qu'elle soit, est une affaire privée à pratiquer chez soi... La République est l'affaire de tous, à défendre sur ses valeurs humanistes, et non communautaires... Personne n'est meilleur que l'Autre ! »

À quoi je répond que je ne suis pas tout à fait d'accord. Car que la religion ne suscite aucune gêne dans l'espace public est une chose, qu'elle n'ait pas à y paraître en est une autre. On ne va quand même pas supprimer la fanfare de l'Armée du Salut sur les places pendant la nuit de Noël !

 

Pour une fois, c’est une question, qui m’est posée par François à la suite de ma Réaction du 1er intitulée Logique : « Et comment expliquer que, face à tant de situations inacceptables, une majorité se forme autour d'un (néo-)libéral pour diriger le pays, celui-là ou d'autres... »

Qu’il demande ça à la bande des Hollande, Mélenchon, Valls, Jadot ou Hamon !

 

Frédérick ne croit manifestement pas ce que je raconte dans ma Réaction du 28 octobre intitulée Pister : « Allez donc… Inventeur !!! », m’écrit-il. On remarquera toutefois qu’il a gentiment évité de me traiter de menteur. Je ne sais si je le convaincrai mais voici en tout cas ma réponse : le mot quicaillon est la transcription phonétique de l'hébreu biblique kikayôn, dont on ne connaît pas le sens précis et que l'on traduit généralement par ricin. Il ne se trouve qu'une fois dans la Bible, au livre de Jonas, et en traduisant celui-ci j'avais pris le parti de transcrire ce mot en inventant ainsi (inventeur !!!) un mot français au sens tout aussi inconnu que le mot hébreu. Or cette fameuse traduction figure dans le livre que j'ai publié sur Jonas. Toute personne qui, l'ayant trouvé là, chercherait à en savoir plus sur la Toile à propos de ce fameux quicaillon tombera donc infailliblement, tournant en rond, sur la page "Jonas" de mon site puisqu'il ne s'y trouve que là ! 

 

 

Octobre 2019  

 

Toma répond ainsi à la Réaction du 25 intitulée Dingue ! : « Je la trouve très démago. En effet on peut être contre le fait de tuer des animaux et être en même temps contre la guerre et les armes. Un bon exemple : Théodore Monod, qui est passé par le protestantisme, sans s’y arrêter, l’a vécu pleinement. Et il y aurait moult exemples de célèbres inconnus qui vivent cette problématique. À toi, râleur, paix force et joie. »

Certes. Mais j'attends qu'on se mobilise contre les armes comme on le fait contre les paysans et autres charcutiers. Qui parlait de ceux qui filtrent la mouche et laissent passer le chameau ?

 

Voici ce que Pierre répond à ma Réaction du 18 intitulée Libérés ! : « Je n'ai jamais pensé, sauf peut-être en ma prime jeunesse, que le prédicateur de l'évangile que je m'efforçais d'être avait à enseigner le bon chemin et la droite doctrine... mais seulement la liberté pleine et entière de chacun (fils de Dieu...) de les déterminer pour lui-même et dans son rapport aux autres. Le vrai danger est toujours que chacun se prive de cette liberté. »

Je ne saurais mieux dire !

 

Leila répond ainsi à ma Réaction du 15 intitulée Voile : « Foulard : c’est l’obsession et l’hystérie françaises qu’il faut interroger ! »

Tout à fait d’accord avec mon amie et collègue. Je pense que les Français sont malades, non de la laïcité, mais de leur propre insécurité identitaire.

 

J’aime cette remarque que Paul m’a adressée à propos de ma Réaction du 10 intitulée Je rêve ! consacrée entre autre aux récents mondiaux d’athlétisme : « Sans doute fallait-il le faire une fois, pour mettre en évidence qu’il ne fallait pas le faire. »

Car ça, c’est de la logique genre pataphysique, non ?

 

À propos de ma Réaction du 30 septembre intitulée Sale type, je reçois ceci de Marie-Ange : « Moi j’ai bien aimé le pasteur et tout ce qui concernait M. Chirac. À chacun ses goûts. »

Cela prouve que Marie-Ange – bonne chrétienne et bonne Française ? –  ne partage pas mes tares.

 

Septembre 2019

 

À la suite de ma Réaction du 22 intitulée Société libérale 1, Marielle me fait observer que le calendrier révolutionnaire commence justement ce 22 septembre : 1er vendémiaire de l’an CCXXVIII de la République. Grand merci à elle !

 

« Salut, m’écrit-il à propos de ma Réaction du 18 intitulée Mépris, c'est Toma, encore moi !!! Cela prouve au moins que je te lis. Je vais donc remiser ma Bible en français fondamental aux oubliettes... Toutefois, je remarque que le langage est souvent le pouvoir d'une caste : intellectuelle, religieuse ou politique. En le rendant hermétique et compliqué on assure la main-mise sur le petit peuple. Le Christ n'avait que des images simples et non pas simplistes ou chacun pouvait s'identifier et se reconnaître. »

D’accord, mais la richesse du langage biblique n'est pas dans le vocabulaire mais dans la façon de parler, ce qui est autre chose. Et la façon de parler, c'est aussi une façon de penser et de ressentir, et de faire penser et faire ressentir. Ce qui est profond n'a pas besoin de mots profonds, mais s'exprime de façon profonde, c'est-à-dire très personnelle.

De Richard, sur le même sujet : « Du temps où la Bible était quasiment le seul "manuel de lecture" disponible, on n’y apprenait pas seulement à lire mais aussi à enrichir son vocabulaire. Sans compter que dans chacune des langues cibles, ces traductions ont aussi été des œuvres de création non seulement littéraire, mais plus encore de créativité linguistique. »

 

Je reçois ce message de Toma, répondant à ma Réaction du 14 intitulée Voie : « Je donne ma voix à ta voie. Ma première réaction instinctive, animale, épidermique fut de penser : Il faut = Tout faux. Il faut que tout change pour que rien ne change... À la seconde lecture de ton texte je me suis aperçu que tu avait écrit autre chose sous entendu. Grâce à L'Esprit Saint et avec on pouvait changer sa conception de suivre le Christ. On passe alors en quelque sorte du religieux au spirituel. La grande différence qui existe entre un chercheur  de vérité et un croyant c'est qu'ils arrivent tous les deux pour un même programme donné au même résultat, l'un a force du poignet (fatiguant, usant), l'autre en faisant confiance, en se laissant faire... »

Eh bien, tu vois !

 

Le 5 septembre, mon amie Marielle répond ainsi à ma Réaction du 26 août intitulée Social : « Matthieu 25 : résoudre les questions des malheurs matériels en décelant Jésus sous l’apparence du malheureux, c’est l’évangile de la fête de sainte Teresa de Calcutta aujourd’hui. »

Je ne dirai pas que cette info me fait sauter hors de mon fauteuil, mais c’est gentil de me l’avoir envoyée… même si je ne sais trop qu’en faire.

 

Août 2019

 

Pascale a été intéressée, et pour cause, par ma Réaction du 26 intitulée Pasteur : « En d’autres termes, le pasteur est là pour aider les chrétiens à être des chrétiens, pas pour le faire à leur place ! »

Bien dit !

 

Mon ami Toma répond ainsi à ma Réaction du 23 intitulée Méprisable : « Il est et me semble normal que certaines personnes puissent compenser d’une manière puérile leur vide intérieur et leur absence réelle et désespérément profonde de spiritualité par une boulimie d’acquisitions de biens et de pouvoirs. En réalité, combien ils sont pauvres pour ainsi paraître et non être. Jésus nous l’a bien montré et dit, c’est de descendre en nous-mêmes qui importe. Rejoindre cette absence où Dieu est présent… Malheureux, vous les riches, on vous plaint. »

Tout à fait d'accord, mais la question de la richesse n'est pas seulement individuelle, il faut aussi se demander d'où elle sort. Ces gens ne sont pas riches par hasard, mais par un mode social qui crée des pauvres en même temps que des riches. Ce qui est contraire aux normes du Règne de Dieu, c’est-à-dire du lieu où Dieu règne, dans les Écritures. Voir Lévitique 25 ou Amos, par exemple. C'est pourquoi il est si difficile à un riche d'entrer dans le Règne de Dieu, ce qui n'est pas une condamnation mais une constatation. C’est toujours la même question : attention à la seule lecture individualiste des Écritures, au bout du compte elle devient toujours moralisante.

 

Je mentionne rarement sur ce site des informations de nature privée mais j’ai dérogé à cette habitude le 19 avec une mention intitulée Rencontre concernant la visite de mon arrière-petit-fils. Aussitôt, j’ai reçu un afflux de réactions, en nombre bien plus considérable que ce que mes modestes (hum…) réactions habituelles me valent. Que dois-je en conclure ? Que je devrais raconter ma vie plutôt que proposer mes réflexions… Ce qui m’ennuie un peu. Ceci dit, ça fait quand même plaisir, les témoignages chaleureux de l’amitié !

 

Ma Réaction du 14 intitulée Images saintes a permis à l’ami François d’opiner en m’écrivant ceci : « Que fait encore dans notre calendrier cette célébration strictement catholique ? Les lobbies ont bien bossé. Les salariés majoritairement non-pratiquants ou non-croyants se délectent du 15-août sans bien savoir pourtant à quoi il correspond. »

On notera que la fête de l’Ascension a subi un sort semblable, devenue simple occasion de ponts, cette ascension devenant celle du nombre de jours chômés… De la part de Jésus s’envolant ou de Marie se glissant dans les Cieux, ce sont sans doute là des marques de la grâce dispensée aux bonnes gens des masses industrieuses.

 

Au rire amer de ma Réaction du 5 évoquant les privilèges, Frédérick répond par une subtile allusion : « Rire amer, sans même Silvana Mangano… »

Une allusion au film néo-réaliste Riz amer, de Giuseppe De Sanctis, un film qui ne concède aucun privilège à ses personnages… Je me souviens de ce film, vu à douze ans, non sans intérêt pour la belle actrice…

 

De nombreuses personnes ont répondu à ma Réaction du 1er intitulée Vieux fou. Elle a fait sourire la plupart d’entre elles. Je ne cite que Flo : « Un protestant qui se lâche, good ! »

Ce qui semble provenir de quelque amère expérience… Mais Flo ne sait pas, je pense, d’où je viens, et comme il m’est facile de déconner !

 

 

Juillet 2019

 

Ma Réaction du 25 intitulée Logique a suscité un certain nombre de propositions de nom français pour le flyboard de Zapata. Parmi les plus inventifs, citons entre autres senvoienlair ou tapis volant pour Bernard, pou-volant ou volapuck pour Jean, enfin crêpe suzette pour Daniel… Ou comment s’amuser pendant la canicule.

 

Il arrive souvent qu’une de mes réactions suscite une réponse qui ne correspond pas à l’idée principale mais à un élément secondaire qui, lui, intéresse mon correspondant. Exemple : Jean-Luc lit ma Réaction du 15 intitulée Gaffe ! et y voit avant tout matière à rappeler que de Rugy n’a pas à se plaindre car nombre de petites gens sont mis à pied ou renvoyés pour des peccadilles, ce qui est vrai, hélas, mais n’a rien à voir avec mon texte, qui s’en prenait à Médiapart.

 

« Le placebo, ça marche, objecte Jean-Christophe à ma Réaction du 10 intitulée Homéopathie, mais de là à engraisser des laboratoires principalement français… on a peut-être mieux à faire de notre argent ! »

Certes. Mais ma remarque visait surtout la morgue des scientifiques. D’où Molière.

 

Pas un pour s’apercevoir que j’avais parlé de geôles espagnoles ou lieu de geôles italiennes au sujet de Carola Rackete (ma Réaction du 3 intitulée Gott mit ihnen !). Je vois, je vois, on fait juste semblant de me  lire…

 

Sur ma Réaction du 18 juin intitulée Langue 1, Michel m’écrit ceci : « Merci Jean, faites-nous un petit billet chaque jour, votre finesse d’analyse et votre style me ravissent. »

Ben oui non mais là, c’est trop !

 

 

Juin 2019   

 

Un certain Pierre qualifie de franchouillarde ma Réaction du 18 intitulée Cékikikôz ? Je m’y étonnais de l’omniprésence de la chanson anglophone sur nos radios. Au hasard, j’aurais pu mentionner aussi la pube à la télé ou l’illustration musicale de la plupart des films français. N’a rien compris, le Pierre en question, ce n’est pas l’anglais qui me gêne, c’est son hégémonie dans la culture populaire. Une hégémonie qui a aussi des aspects économiques. Quant au mot "franchouillard", ne dénote-t-il pas une sorte de mépris vis-à-vis du public populaire ?

 

Jean tient à préciser un point à propos de ma Réaction du 13 intitulée Paroles : « Il n’est pas juste de poser Mme Maréchal comme très chrétienne car elle défend les racines chrétiennes de la France, pas l’évangile ! »

C’est vrai, on ne sait pas ce qu’elle fait le dimanche matin, mais avec ces fameuses racines chrétiennes, elle entretient sciemment cette ambiguïté dont Jean soulève l’existence.

 

Ces temps-ci, ce site tourne autour de deux cents visites par jour. L’ennui pour moi est que ces personnes qui me lisent ne m’envoient que très rarement un retour.

 

Jean-Claude approuve nettement ce que j’écrivais à propos de Michel Serres (ma Réaction du 3 intitulée Serres et le comment) : « La simplicité, la philosophie accessible à tous avec bonne humeur, sincérité, et l’accent du Sud-Ouest ! »

En revanche, Pierre-Yves, le philosophe, n’est pas de cet avis : « Michel Serres, ou la mort de la débâcle de la pensée, histoire du naufrage d’un cerveau jadis brillant… »

Moi, je maintiens mon point de vue : on n’est pas obligé d’imiter Derrida pour penser.

 

Bruno n’a pas voté et ma Réaction du 1er intitulée Proportions l’a titillé. Au risque de me déplaire, dit-il, il estime avoir le droit de ne pas être étonné par le résultat d’une élection à laquelle il n’a pas participé puisque, selon lui, elle est plus qu’un piéjacon : « Juste une distraction pour éviter de faire de la politique ».

N’empêche que le résultat est là !

 

 

Mai 2019 

 

Ma Réaction du 22 intitulée ironiquement Chrétiens patriotes m’a valu une mercuriale soignée de la part de Maéva, qui reconnaît bien là, chez moi, « l’athéisme de ces pasteurs libéraux qui mènent l’Église protestante à sa perte ».

Je tire de ces mots l’impression que Maéva doit avoir rejoint récemment une de ces Églises dites évangéliques qui sont, à leurs dires, dans la vraie foi… Elle n’a pas compris, ceci dit, ce que je laissais supposer, à savoir que je ne suis pas chrétien… à la manière de ces gens d’extrême-droite qui vantent des racines et des valeurs chrétiennes fort peu évangéliques. Le diable soit de cette vraie foi chrétienne et de ces vraies valeurs chrétiennes qui nous prennent en tenaille !

 

On me reproche des absences et une faute dans ma Réaction du 13 intitulée Que des gens : on n’y trouve ni des Anglais, ni des Antillais, ni des Africains. C’est vrai, mais elle n’avait pas l’ambition de tout dire, plutôt d’évoquer plaisamment la diversité. Ceci dit, les Anglais sont-ils européens ? Quant à la faute, il s’agit de l’absence des majuscules au début des noms. Mais pour moi il s’agissait d’adjectifs accolées au nom gens.

 

François reprend ma Réaction du 6 intitulée Gribouille en remontant l’histoire : « Rien à redire si ce n’est que Mitterrand en flinguant le PCF avait lancé le processus. PCF qui a été trop lent à dénoncer le camarade Staline et le système en place à l’Est. »

Rien à redire de mon côté non plus. Sauf que tout le monde n’est pas Mitterrand…


« La résistance ça s'apprend, a répondu Christiane à ma Réaction du 29 avril intitulée Formation, le moment venu ils feront face, t'inquiète. Les maths, ça peut servir aussi. Ils seront armés: leur grand-père leur aura transmis ce qu'ils doivent savoir, et leurs parents aussi ! »

Bon, alors si c’est ça, je passe à autre chose…

 

 

Avril 2019  

 

Quelques réponses à ma Réaction du 19 intitulée Contemplatio crucis ne manquent pas d’humour, je les privilégie. Ainsi Michel, pensant au symbole de la croix : « Heureusement qu’il n’a pas été décapité, je ne sais pas ce qu’ils auraient mis comme symbole. » À quoi Marielle répond sans vergogne : « Ni empalé… » Honte sur eux ! (rires).

 

Toujours Pierre (il est en forme !). À propos de ma Réaction du 17 intitulée Faire un Nous., il renchérit : « Une nation a besoin d’un récit commun pour se réunir et pour avancer. Si les citoyens adhèrent à ce récit et ne vivent pas l’égoïste "chacun pour soi" (que le système capitaliste encourage), alors les plus faibles seront protégés par les plus forts, les pauvres auront leur place avec et non au-dessous ou à côté. La cathédrale de Paris fait partie de ce récit, on est en droit de penser que c’est du gaspillage de la réparer, comme le pensaient les pharisiens du parfum de prix qu’une femme versait sur les pieds de Jésus… »

Plein accord !

 

Pierre, encore lui, répond ainsi à ma Réaction du 10 intitulée S’étonner et qui évoquait le décès de mon ami physicien Yves Couder : « C’est une vraie chance de rencontrer et d’écouter ces "interrogeants" qui nous aident à dire nous aussi "Pourquoi ?" Je crois, et c’est une des rares convictions qui me restent, que Jésus était comme ça, et que c’est pourquoi il a été écouté et suivi. »

Pierre et moi nous nous comprenons.

 

Ma Réaction du 3 intitulée Alléluia a suscité de nombreuses adhésions. Néanmoins, Pierre a dû la prendre pour lui car il me répond ainsi : « Pour ma part, j’ai connu aussi l’inverse. Le fameux libéral qui de toute façon se croit plus intelligent que le pauvre évangélique simplet. »

Qu’il se rassure, à mes yeux Pierre n’a rien de commun avec les grands chefs de super-Églises "évangéliques" pro-armes et anti-IVG qui poussent à voter Trump ou Bolsonaro et soutiennent Netanyahou sous couvert d’une théologie… "biblique" ?

 

Richard a tenu à compléter ainsi ma Réaction du 29 intitulée Disciple : « Remarque que d’un autre côté, les conceptions philosophiques ont toujours un substrat théologique. »

J’en suis persuadé, mais leurs tenants ont bien du mal à seulement le concevoir ! « Fi ! », diront-ils, tant l’inculture est grande en matière de religion.

 

 

Mars 2019  

 

Toma m’écrit ceci : « Je viens de relire ton passage (voir ci-dessous Faisons le point, NDLR) disant que tu souhaitais mieux connaître tes lecteurs. Je te livre donc mon ressenti. Pour moi, ce blog est une éructation jubilatoire et un lâcher de vesses dans les méandres de notre bonne conscience. Néanmoins saupoudré de parti pris (très gauche), d’une évidente mauvaise foi (protestante ?) et de nombreuses certitudes intellectuelles (nul n’est parfait). Pourquoi ce début ? Parce qu’il me vient en tête cette phrase qui dit : Qui ne rote ni ne pète est voué à l’explosion. Phrase non point d’un Gilet jaune mais d’un Chinois (je ne sais plus lequel). Amitié. »

J’aime bien.

 

Bruno a approuvé ma Réaction du 14 intitulée Tutoriel qui mettait en parallèle les manifs des Gilets jaunes et celles des Algériens. Il lui donne cette suite dont je partage tous les termes : « En masse, en force, déterminés. Il faut croire qu’en France, comme la situation est moins pire qu’ailleurs, il est plus malaisé de sortir de sa zone de confort. Ici, la corruption est mieux masquée, les oligarques mieux fondus dans la masse, et les individus semblent penser qu’ils ont plus à perdre individuellement qu’à gagner collectivement, fraternellement. Ce qui est mon cas. D’un point de courte vue comptable, j’ai plus à perdre à essayer de construire une société moins destructrice. »

 

« Ton texte, Au fond (ma Réaction du 5), il m’éclate, m’écrit Toma. Je m’en suis fais un sketch intérieur. Je te le livre :

– Salut ! Comment vas-tu ?

ça va. En ce moment je m’dégraisse de théologie et de piété. ça me purge
– Fais gaffe ! T’as déjà que les os et la peau, qu’on voit presque battre ton cerveau. À quoi ça sert, ton truc ?

– À rien. Je descends en moi-même pour y trouver le silence.

– Le silence ! Le truc de Pascal… Les espaces infinis qui l’effraient…

– Non, un silence à l’écoute de Dieu.

– T’es pas un peu mystique, toi ? T'es pas en train de virer catho ?

– C’est là qu’tu t’trompes : je tente simplement de passer du religieux au spirituel.

– Alors vas-y ! tente ! tente !… »

Qu’ajouter ? Tout est dit.

 

Faisons le point : ce site reçoit actuellement plus de huit cents visites par semaine. Fin 2006, après six mois d’existence, il en recevait une vingtaine… Ainsi la durée paye. Un seul ennui : de toutes ces personnes qui me lisent, très peu me répondent, si bien que je marche à l’aveugle.

 

Joelle a pris l’habitude de pointer dans mes écrits la moindre trace de cette faiblesse idéologique due à ma condition de bobo qu’elle a su déceler. Cette fois-ci, il s’agit de ma Réaction du 23 février intitulée Le Pen : « Évidemment, l’extrême droite est intolérable mais je pense que là où se trouve le plus d’antisémites c’est dans la communauté musulmane, pourquoi avoir peur de le dire ? »

Car si je ne dis pas ce dont je ne parle pas, c’est que j’ai peur de le faire…

 

 

Février 2019  

 

À la même question (Réaction du 16 intitulée Sans blague), Richard fait une autre réponse, peut-être plus pratique que celle de Toma (voir ci-dessous) : « Il faut régulièrement remplacer les piles ».

Ou face.

 

Toma répond ainsi, de façon sagace, à la question posée dans ma Réaction du 16 intitulée Sans blague : « C'est le processus permettant de comprendre, d'apprendre et de s'adapter en utilisant le centre de nos émotions, en opposition aux systèmes informatiques servant à résoudre les problèmes de façon autonome sans le concours des humains et ceci grâce à des prothèses que l'on pourrait qualifier de simili cardiovasculaires. Donc pour conclure il n'y a que la vérité qui soit vraie. »

Mais Molière ajoutait que rien n’est plus vrai que le moine bourru !

 

Ma Réaction du 3 intitulée Sauvez-vous de là ! rencontre le scepticisme de Pierre, qui est bien d’accord avec moi mais craint, comme il l’écrit, que mon rêve « ne se heurte à une réalité bien plus prosaïque. »

C’est bien possible. Toutefois, je n’évoquais pas un rêve mais émettais un conseil !

 

David est d’accord avec ma Réaction du 28 intitulée Clergé : « Ton idée des médias comme clergé me plaît bien : ils interprètent, et les événements, et les déclarations, et les écrits. Parfois ils influent sur le déroulement (liturgie ?) des événements. »

La liturgie médiatique me paraît plutôt se trouver dans la régularité des horaires de diffusion et des dates de parution ainsi que dans la fidélité avec laquelle le public que nous sommes… pratique.

 

 

Janvier 2019  

 

Micheline a répondu ainsi à ma Réaction du 19 intitulée Macron, démission ? : « J’ai un rêve : pourquoi chaque maire ne se présenterait-il pas revêtu d’un gilet jaune ? »

Ce serait pittoresque, certes, mais supposerait que tous les maires invités à rencontrer le Président soient partisans des Gilets jaunes… Il faudrait que ce dernier soit maso pour n’inviter que ceux-là ! Car à propos de ces rencontres, exceptionnelles à plus d’un titre, il faut rappeler en effet que les listes d’invitation sont sélectives…

 

Ma Réaction du 13 intitulée Parabole a déclenché une nuée de réponses dans lesquelles c’est l’étalage d’une érudition plus ou moins digérée qui domine (celle de Pierre-Yves, déconnante, mise à part). Aucune d’entre elles ne porte sur la question que j’abordais... Ou l’art de noyer le poisson à partir de la barque de saint Pierre.

 

Réponse de Pierre à ma Réaction du 9 intitulée Simplicité : « J’en suis venu à mettre tous les gilets jaunes dans le même panier. Au début on a distingué entre GJ sincères, préoccupés des plus faibles, etc… et les casseurs. Aucun GJ ne s’est manifesté formellement contre ces casseurs, certains les ont même encouragés car ils faisaient avancer leurs revendications, aucun n’a rejeté son gilet jaune pour bien se distinguer de ces casseurs, et des révolutionnaires de droite comme de gauche ont pris les choses en main : je dis donc que tous les GJ sont complices. »

Là, Pierre me paraît excessif et je ne dirai pas complices, car je les vois comme à la fois solidaires et gênés, pour la plupart. C’est un peu comme pour une famille dont un membre aurait fait des bêtises… Seulement, ça se retourne de plus en plus contre eux, et au bout du compte, ils risquent d’être pris dans une spirale politique qu’ils n’ont pas voulu. Reste que leur question initiale demeure : comment on vit quand on n’en a pas les moyens ?

 

Toma répond ainsi à ma Réaction du 30 intitulée Calmos ! : « Même imparfait et dans l’émotion le RIC reste néanmoins la possibilité d’une véritable consultation de la base. Cela d’ailleurs existe dans bien d’autres pays (qui a été consulté pour les 80 km/h par exemple ?). D’abord il faut réunir un certain nombre de signatures, pas si simple, puis ensuite cela doit être débattu par les parlementaires (pas gagné)… Ce référendum peut permettre aussi de remettre en question le travail des élus, même celui du Président de la République. Ils sont sur un chemin de crête, condamnés à suivre leur promesses électorales. À moins qu’ils n’en fassent moins. Bien sur il y a un risque de démagogie et même de populisme venant des extrêmes. Mais c’est un risque à admettre et à intégrer plutôt que d’avoir à se soumettre aux gens d’en Haut. »

Personnellement, je ne conteste pas cela. Sauf sur un point : parler des gens d'en haut pour désigner les élus du peuple, c'est admettre qu'il faudrait revoir complètement et prioritairement la façon de les choisir, de façon à ce qu'ils représentent réellement les attentes de la population. C'est mon point de vue. Si cela n'est pas fait, le référendum présente plus de risque que d'avantages, mais si c'est fait, il prend tout son sens car cela se passe alors dans un minimum de confiance.

 

 

  

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