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On me demande ici ou là des précisions sur mon parcours,

en voici donc les éléments les plus factuels…

 

 

Jean Alexandre

  

Notice biographique (2016) d’après le

Dictionnaire biographique des protestants français

(Éditions de Paris)

 

Jean ALEXANDRE est né le 30 juin 1937 à Paris, dans le quartier populaire de Charonne (XXe arrondissement), d’un père ouvrier plombier, d’origine catholique devenu protestant à l’âge adulte, et d’une mère sténo-dactylo de confession réformée, issue d’une famille d’origine luthérienne proche du Parti Communiste.

Marié en 1960 à Hélène Demeret (traductrice, professeure d’Allemand puis Principale de collège), ils ont eu quatre enfants, dont l’un est mort à l’adolescence.

Proche de Roland Barthes dans les années 1970, puis de Henri Meschonnic qui voyait en lui son seul disciple, il est diplômé de la Ve section de l’EPHE et des Facultés de théologie protestante de Paris et Genève.

Après son baccalauréat et une expérience comme ouvrier du bâtiment, il poursuit des études de théologie protestante à la Faculté de Paris puis à celle de Genève (Institut œcuménique de Bossey) de 1956 à 1961.

Il effectue son service militaire d’abord dans les RIMa puis comme secrétaire d’aumônerie protestante à Madagascar (1961-1963). Après un proposanat à Strasbourg (Église réformée de Saint-Paul), il est engagé dans le travail pastoral en équipe à Corbeil-Essonnes (Essonne) de 1964 à 1968, puis, sous différents statuts, comme animateur biblique régional en Région parisienne (1968-1976). De 1976 à 1980, il se met au service de la Section des Jeunes du Mouvement chrétien pour la Paix, au Centre la Garenne (Beauvoisin, Gard) avant d’entamer un travail d’animation socioculturelle à Montpellier comme directeur du Centre de Rencontre pour Étudiants, le "665", création du Conseil régional de l’Église réformée (1980-1989). Il participe dans ce cadre à la création d’une radio libre non-confessionnelle, Radio Clapàs, qui propose chaque semaine deux jours d’émissions protestantes. Après une année sabbatique à la Faculté de théologie protestante de Genève, il entre en 1990 au service du DÉFAP (Service protestant de Mission), à Paris, en tant que secrétaire exécutif chargé des publications (mensuel "Mission", entre autres), puis est nommé secrétaire général (1994-1997).

Ayant été ordonné par l’Église évangélique luthérienne de Paris en 1994, il occupe le poste pastoral de la paroisse luthérienne de Bon-Secours (Paris XIe) à partir de 1997, puis, malade, prend prématurément sa retraite en 2000 pour s’installer avec son épouse dans la commune rurale de Saint-Coutant (Deux-Sèvres).

Il fait aussi œuvre scientifique. Il participe aux travaux de la TOB (Psaumes de la Traduction œcuménique de la Bible, 1972), du Psautier Liturgique œcuménique (1977) et de la Traduction de la Bible pour la Liturgie de l’Église catholique (Isaïe, 2013). Il a partagé ses réflexions théologiques, philosophiques, sur l’herméneutique et l’articulation du politique et de l’idéologique, et ses lectures des textes bibliques, ses points de vue critiques, dans de nombreuses publications. Il a ainsi donné des articles à des revues comme Études Théologiques et Religieuses, Foi & Vie, la Revue d’éthique et de théologie morale, Autres Temps. Cahiers d’éthique sociale et politique, Positions luthériennes, Perspectives missionnaires, Évangile et Liberté, ou à divers magazines. Il a également publié de nombreux articles ou chroniques dans l’hebdomadaire Réforme, dont il a été éditorialiste au début des années 1990.

Parallèlement, il est devenu dès 1976, sous la direction de Régine LACROIX-NEUBERTH, formateur dans le domaine de la parole publique et de la lecture orale et a exercé en ce domaine dans diverses institutions publiques.

Jean Alexandre a répondu, en 2004, aux « Questions de vie » dans Peut-on se remettre d’un malheur ? (Alain Houziaux, dir., Éd. de l’Atelier). Dans Exils. Un Dieu qui nous appelle à trop de ruptures (Éditions du Moulin, 2007), ouvrage repris et augmenté en 2015 sous le titre Retournements (Éd. Olivétan), il retrace « les déplacements de quelques personnages bibliques qui ont marqué l’histoire ».

Trente ans après ses premiers écrits dans le domaine, il publie chez L’Harmattan deux essais de sémiologie biblique : Éden, Huis-clos – une parabole du Dieu critique. Lecture du récit biblique de Genèse 2, 4b-4,1 (2002) et Jonas ou l’oiseau du malheur. Variations bibliques sur un thème narratif (2004). En 2014, il publie Ce qui (m’)importe aux Éditions Théolib, essai de vulgarisation théologique destiné à un public non préparé, et en 2016, en écho au précédent, Retour sur la Bible. Un travail, un combat, un plaisir, chez le même éditeur.

Conteur (on lui doit plusieurs cassettes audio de lectures de récits bibliques), Jean Alexandre est également poète. Son premier recueil, Autour d’un matin (Minerve éditions), date de 1974. Il a notamment publié trois recueils aux Éditions Lambert-Lucas (Limoges), Chants et déchants (2005), Toutes ces mondanités (2008), Les jours de semaine, suivi de Les Pâques à Charonne (2014), ainsi qu’une traduction des évangiles considérée comme poème oral, Quatre annonces de paix (2011). En 2015, il publie aux Éditions Ampélos Où sont tes gosses ? Charonne années 40, évocation de son enfance faubourienne pendant l’Occupation allemande, et dont la figure centrale est sa mère, Élise gehant-Alexandre, occupée à cacher des enfants juifs et à falsifier des cartes d’identité.

Avec Jacques FISCHER, récemment disparu, il est également l’un des fondateurs du chœur de Gospel Song "Les Compagnons de l’Arche", créé en 1954 en vue d’un témoignage évangélique, toujours actif, et au sein duquel il a longtemps chanté.

Il est aussi un militant politique de base. Rejoignant le théologien Georges CASALIS, il adhère au PSU en 1964 puis le quitte en  1972 pour le Parti Socialiste qu’il n’a quitté que récemment.  

Enfin, depuis 2006, il entretient un site personnel sur Internet (alexandre2.pagesperso-orange.fr).

 

 

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