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Pour lire vos remarques et mes réponses  

 

 

 

historique                                                    

 

Les messages reçus des visiteuses

et visiteurs depuis mai 2006

(contact : jean.alexandre2@orange.fr)

 

 

On peut trouver ici l’historique complet de mes réponses aux messages

reçus depuis mai 2006.

Quoi que vous me communiquiez, de toute façon, merci pour le message,

la question ou la remarque.

 

 

 

Mai 2012 

 

Décidément, Ruth fait parler d’elle, voir la remarque de Robert, ci-dessous. Je

reçois en réponse cette réaction indignée de Christiane : «  C'est sa belle-mère qui le lui

ordonne, ce n'est pas sa faute ! Et puis, s'offrir à un homme de cette façon, je trouve

que c'est très sérieux, moi... D'ailleurs, Booz ne refuse pas. Non ? » Le mieux serait

sans doute d’aller relire cette belle histoire, on peut le faire sur ce site en allant bien sûr

à la page Ruth ! (21 mai)  

 

« Je ne suis pas certain que Ruth soit aussi sérieuse que vous le dites, m’écrit

Robert, […] elle n’a pas peur de s’offrir à Booz pendant la nuit ! » Cette remarque fait

suite à ma note de la page réactions du 13 mai concernant la généalogie de Jésus dans

l’évangile selon Matthieu : eh bien, il n’a pas tort, Robert, je dois le reconnaître, et du

coup ma démonstration bat de l’aile… (19 mai)

 

Ma sœur m’écrit ceci à propos de ma remarque sur les gens qui ont sauvé des

Juifs sans avoir été reconnu comme Justes parmi les Nations Justes, ce qui est le cas

de notre mère : « Je pense que peut-être ils n'ont pas voulu placer les gens dans une

situation de redevables, de qui on attend de la reconnaissance, c'est-à-dire dans une

position, encore, d'infériorité peut-être insupportable pour eux que l'on avait tellement

écrasés. […] Alors les enfants ont grandi, et leurs sauveurs se sont tus, trouvant leur

satisfaction dans cette idée-là, et pas une autre : les enfants grandissaient... […]
Enfin je me rappelle que le bon Samaritain de l'évangile poursuit son chemin, une fois

son geste accompli […]. Il y a donc des noms gravés dans la pierre, pour le souvenir

et l'exemple, et d'autres qui restent dans l'anonymat, comme celui de maman, qui

préférait ça. » Ma remarque est à la page réactions du samedi 5 mai. (9 mai)

De MPS : « Tu as raison, moi aussi je trouve que Sarkozy a été classe ! Preuve

qu'il le peut, est-ce à cause (ou grâce) à l'impact de sa défaite ? » Bon d’accord, c’est

vrai, je l’ai écrit, sachant malgré tout qu’un bon mouvement est toujours possible…

(9 mai)

 

L’ami Pierre m’envoie de temps en temps un chaud courriel de réminiscences et

d’amitié. Or il en est de pires, aurait souri Maître François Rabelais. (7 mai)

 

 

 

Avril 2012  

 

« Si "de France" sonne pétainiste, ça la fout mal pour l'Église protestante unie... »

m’écrit Daniel, en réponse à une remarque de la page parole (24 avril). Exact, c’est vrai

que Église protestante unie de France, ça fait pour le moins très national… Mais Église

protestante unie française aurait pu faire encore pire, excluant les étrangers du nombre

de ses membres ! On peut néanmoins justifier le de France lorsqu’il s’agit d’un titre officiel

indiquant la nationalité, mais pour une Église, on n’en voit pas la pertinence. C’est pourquoi

j’ai toujours préféré parler d’Église réformée, ou luthérienne, en France. (27 avril)

 

Depuis la mention que j’ai faite de la série Un village français (France 3), sur la

page parole (mercredi 11 avril), des lecteurs aux âges pourtant fort divers m’adressent des

remarques positives. Il semble que le sujet soit bien plus préoccupant que l’on aurait pu le

penser, posant à chacun, toujours à nouveau, cette question (et quelle que soit la période

considérée car cela ramène aussi l’esprit à la Guerre d’Algérie) : Moi, qu’aurais-je fait ?

(16 avril)

 

Ce site, commencé en avril 2006, a donc six ans d’existence. En ce moment, il

reçoit environ deux cents visites par semaine. Sauf pendant une très brève période où il

a atteint les 1.500, il n’en a jamais eu plus de cinq cents. (10 avril)

 

On me fait remarquer que je semble estimer que le protestantisme des années 50

était de type évangélique, ce qui n’est pas (page réactions du 2 avril). Ce que je pense,

c’est que le protestantisme de mon enfance ressemblait bougrement à l’évangélisme actuel,

à la plus grande partie, du moins, de celui qui adhère à la Fédération protestante. (5 avril)

 

Nouvel avis positif sur mes poèmes, pourtant très inégaux à mon propre avis.

Se forcer à en écrire au moins un chaque semaine n’est certainement pas la meilleure

manière de réussir, aussi faut-il accepter qu’il ne s’agisse pour moi, en quelque sorte,

que de faire des gammes. (1er avril)

 

 

 

Mars 2012  

 

En cette fin de mars, la fréquentation de ce site a rarement été aussi basse.

Je me demande si les gens n’auraient pas d’autres soucis en tête… À moins que le

niveau de mes écrits n’ait baissé au point que le lecteur de passage, même de gauche,

(voir ci-dessous), se sauve et ne revienne surtout pas ! (31 mars)

 

Geoffroy, après « un rapide passage » sur ce site, s’insurge contre, dit-il, mon

« utilisation partisane de votre titre de pasteur en vue de promouvoir vos opinions

politiques, que je trouve désastreuses. » Je lui conseille d’aller plutôt visiter les sites de

ceux de mes collègues qui votent à droite. Il lui sera plus difficile de les trouver, bien sûr,

car ils taisent, eux, les implications politiques de leur théologie. Ils ne le font pas exprès,

ils manquent seulement de lucidité à cet égard. (31 mars)

 

« Encore merci, m’écrit l’ami Pierre : je profite de ton site (par exemple de sa

rude fraîcheur) » Le mot « rude » me fait plaisir (« fraîcheur » aussi, d’ailleurs), il

me rappelle ce passage d’un très beau poème de Jean-Paul de Dadelsen, intitulé Bach

en automne, paru dans Jonas (Poésie/Gallimard) : « Le rude Luther donna son avis

sur ce point : Jacob désira Rachel / deux fois sept années ». (26 mars)

 

Venant d'apprendre l'attentat de Toulouse lorsqu’elle a ouvert ce site, Martine

a pensé à m’écrire ceci : « J'y vois le choix de ton poème "Tuer – tu le sais..." de la

semaine et le texte "Tous mabouls". Coïncidence ou inspiration ? C'est troublant.
J'aime beaucoup le poème. T'a-t-il été inspiré par le génocide rwandais ? Pour "Tous

mabouls" je sais maintenant d'où vient ce mot. Et bravo pour l'illustration. Tant pis

pour tes chevilles. » Le poème m’a été inspiré par le martyre de la ville de Homs,

en Syrie, mais il est vrai que le lien non voulu qui s’instaure entre ses derniers mots,

tuer les enfants, et le crime de Toulouse me bouleverse. (20 mars)  

 

À peine ai-je posté les pages de cette semaine que plusieurs personnes me font

savoir qu’elles apprécient les nouvelles illustrations que j’y ai apporté (j’orthographie

le participe selon la règle nouvelle proposée par certains grammairiens). Faire preuve

de créativité a toujours été ce qui me particularise… (aïe! mes chevilles !). (19 mars)

 

À la lecture de quelques-uns de mes derniers poèmes, mon ami Patrice me dit

que je suis un poète soufi. Je crois que c’est assez bien vu, même si, en réalité, la

source d’inspiration des poèmes en question est plutôt la musique soul. (19 mars)

 

D’une lectrice réagissant à la rage qui m’a saisi lorsque Sarkozy a fait part de

ses intentions concernant les enseignants (dans parole du 29 février) : « Ne laisse

pas penser que Zébulon n'a pas de suite dans les idées : c'est juste le contraire, c'est

la même idéologie qui sous-tend toutes ses actions; il y a bien un fond sous la forme

qui nous semble vulgaire et inconséquente. Il y a une constance dans cette entreprise

de démolition contre tout ce qui participe à la dignité de l'humain, (c'est mieux que :

"de l'homme", ça englobe les femmes...) tout ce qui soutient son espérance, non

seulement celle qu'il pourrait concevoir pour sa propre vie, mais aussi pour celle de

ses enfants. En quoi nous avons bien affaire à un ogre. » ça c’est envoyé, il y a de

la pétroleuse là-dedans… (1er mars)

 

 

 

Février 2012

 

Ça devait être le froid, cette baisse de fréquentation : ça a l’air de repartir ces

jours-ci. Les gens sont pas réguliers, c’est comme dans les supermarchés, les rayons

changent sans arrêt de place. (16 février)

 

Depuis peu, je remarque une baisse notable de la fréquentation de ce site, au

point que le nombre hebdomadaire des visites a presque diminué de moitié. Peut-être

cela signifie-t-il que j’ai épuisé mon stock d’inventivité. À moins que le froid actuel

ne soit la cause d’un gel de la navigation… À suivre. (12 février)

 

J’aime bien cette réaction de Martine à ma pensée profonde portant sur le 

froid froid et le froid ressenti (parole du samedi 4) : « Bon, je suis tout à fait d'accord

avec toi, Guéant, le froid, le chômage, tout ça c'est pas terrible. Et je ne parle pas des

chômeurs morts de froid faute d'avoir choisi la bonne civilisation. Mais dans tout ça,

une lueur d'espoir. Le match de rugby a pu avoir lieu dimanche car la pelouse avait

été couverte et chauffée. Je ne sais s'il faut compter cette opération au nombre des

économies d'énergie, économies économies ou économies ressenties. » Humour à

froid, en tout cas, du moins tel que je l’ai… ressenti ! (7 février)

 

Voici la réponse d’une visiteuse à la réaction portée ci-dessous : « J'ai suivi les

cours d'arabe littéraire de Paris VIII, pendant mes études, et on ne m'a jamais fait lire

un seul verset du Coran ! J'ai lu des articles de journaux et des contes des "Mille et

une Nuits"... » Donc pas de récupération islamique en vue. (7 février)

 

« En proposant de développer l’enseignement de l’arabe dans les quartiers, […]

me transmet Jean-Louis, vous allez dans le sens du communautarisme musulman et

ce n’est pas une bonne chose d’un point de vue républicain ! » Je ne suis pas de cet

avis ! Mettre en valeur une compétence n’est jamais mauvais pour la République !

(5 février)  

 

 

 

Janvier 2012 

 

Plusieurs personnes m’ont transmis récemment leurs compliments ou leur accord,

voire leurs remerciements, pour ce site (elles se reconnaîtront). J’en rougis. (30 janvier)

 

Point de vue différent du mien sur la semaine de prière pour l’unité des chrétiens

(réactions) : « Effacer les divergences, je suis contre : j'aime la pluralité des cultes, la

diversité des pratiques, et je crains l'unanimisme, qui est un appauvrissement et même un

danger. Prier pour l'unité des chrétiens c'est mettre l'accent sur ce qui nous unit, pour une

fois dans l'année, c'est à dire Jésus le Christ. Le truc essentiel, quoi ! J'aime bien qu'on se

réunisse dans un même lieu avec le pasteur et l'évêque, et qu'on chante tous ensemble les

mêmes cantiques, etc... Après ça, qu'on s'engueule, c'est très bien, c'est sain. » En fait, je

ne suis pas contre, je suggérais seulement que cela pouvait devenir un alibi. (24 janvier)

 

De Martine, à propos de la note de la page Parole sur le triple A : « Permets-moi

de te dire que ne plus être au niveau des grandes nations prédatrices sur le plan financier

ne me semble pas "humiliant". Il me semble que nous sommes, et depuis longtemps, bien

plus dégradés par la politique raciste, anti-sociale qui est menée dans ce pays. Nous

sommes tombés si bas que mon angoisse réside bien plus dans ces domaines où l'on a,

petit à petit, fait en sorte que les notions de solidarité, de justice, de respect soit ringardisées.

Toutes ces valeurs ont été détruites en particulier dans le monde du travail par les nouvelles

conduites managériales. Et la gauche y a aussi contribué. » Être endetté jusqu’au cou et ne

plus pouvoir rembourser ne me semble pas nécessairement la marque d’une nation prédatrice,

c’est juste humiliant (même si la France est par ailleurs une nation prédatrice). Autrement, je

suis d’accord, il y a beaucoup d’autres raisons de se sentir humilié par la politique actuelle.

(17 janvier) 


« Je suis un peu étonnée, ajoute-t-elle, qu'un protestant comme toi, oublie le rôle

de la Hollande, ce petit pays. Et je ne parle pas de la Hollande du XVIIe et du XVIIIe,

embarrassée de ses richesses grâce à son commerce, et tout de même accueillante aux

"dissidents", français en particulier, imprimant et diffusant les écrits contre l'absolutisme.

Non, je songe à la Hollande de nos jours. Très petit pays mais toujours combattant contre

toutes les formes actuelles d'absolutisme. » Il n’y a pas un juste, pas même un seul, lit-on

dans les Écritures : la Hollande a aussi été l’un des pays colonialistes parmi les moins

humanistes, et elle est, elle aussi aujourd’hui, un sacré repaire de fachos… (17 janvier)

 

« Bravo, tu es en forme en ce début d'année, m'écrit-on, j'aime le ton de "Parole,

parole". Un soupçon d'humour noir pallie l'actuelle obstination : ne se focaliser que sur le

détail : "sale mec", "pauv' con". Tu tiens aussi la tête pour les commentaires sur le film

"Intouchables". Personne, à ma connaissance, n'a donné la même analyse du film. Même

les Américains, dans Vanity Fair […], qui démolissent le film, n'ont pas su. Ils demeurent

comme cette dame philosophe, obstinés dans "l'enfumage des masses". Pourtant, eux, ils

s'y connaissent, côté enfumage ! » (9 janvier)

Mais Martine proteste : « Tout est bon dans ton site, sauf ce "Quart d'heure". »

(il s'agit du titre que j'ai donné aux réflexions annoncées sur la page d'accueil) « Pourquoi

pas "Grand angle". Car, il faut plus d'un quart d'heure pour lire et méditer tes idées. Mais

peut-être que les Protestants qui, les premiers ont décidé de lire les textes mêmes, sont-ils

plus rapides intellectuellement. Et puis, ce quart d'heure, ça fait potion à avaler, ça fait les

dix lignes de morale inscrites au tableau noir de mon enfance. Celles que Sarkozy veut

remettre à l'honneur. D'origine catho, non croyante et têtue, en voilà des défauts sur une
seule tête. » Ah, Martine, si elle savait, le nombre de protestants qui sont stupides ! Mais

chut, faut pas trop le dire… Ceci réglé, je vais voir à réfléchir à cette histoire de quart

d'heure. (9 janvier)

 

Laurent change de sujet (voir au 5 décembre) : « Où est passé, demande-t-il, le

texte intitulé Naissances indexé sur la page d’accueil du site le 26 décembre ? » Eh bien

ces réflexions ont rejoint les textes analogues de la page suite, j’aurais dû le signaler le

moment venu. (3 janvier)

 

Ben pourquoi j’hésiterais à reproduire ces lignes que m’envoie une visiteuse

assidue de ce site ? – « Mon cher Jean, bravo pour tes pages du 2 janvier 2012. Tu as

trouvé les bonnes et exactes paroles pour ce début d'année. Cela m'a bien requinquée.

[…] Donc merci, ton site m'a bien aidée. » Des fois, je me demande pourquoi Jeannot

il se décarcasse, mais là, on me répond avant que je pose la question, c’est trop !

(3 janvier)

 

Christiane me fait savoir que mon « analyse » du film Intouchables lui paraît juste

(Parole). J’en suis d’autant plus content que ce matin-là, j’avais entendu sur France Inter

une dame philosophe dégoiser sec sur ce film, genre « Ouais, tout le monde s’extasie, en

fait on nous enfume, ça nous empêche de penser ! » Comme quoi on peut être philosophe

et ne pas savoir lire dans les films. (2 janvier)

 

Codicille à propos de ma réponse à la réaction évoquée juste ci-dessous : Matthieu,

on le trouvera cependant, avec ses mages, dimanche prochain, pour cause d’Épiphanie, et

alors on aura eu la totale, Marc ni Jean n’ayant eu le bon goût de nous narrer ces choses-là

à leur manière. (2 janvier)

 

 

 

Décembre 2011  

 

« Bon, tout ça c'est très bien (on me courrièle), tes commentaires de l'évangile :

adoration des bergers puis zou, circoncision du p'tit Jésus. Mais et les Rois mages ? Les

protestants les zappent-ils ? J'aimerais être éclairée sur cette disparition ainsi que de celles

des commentaires de tes lecteurs, demeurées à la date du 20 décembre. Et si tu me

réponds que ce sont les Rois Mages qui les ont chourrés... » Mais faut tout expliquer !?

Chaque année, qu'il s'agisse des protestants ou des catholiques, qui utilisent souvent les

mêmes listes, les lectures des évangiles prévues pour les dimanches suivent grosso modo

un des quatre évangiles. Un seul de ceux-ci, l'évangile selon Matthieu, parle des mages

(qui n'étaient pas des rois mais des astrologues), et ce n'est pas celui de cette année !

Cette année, c'est Luc, qui raconte l'histoire des bergers... qui n'est pas dans Matthieu.

C'est pourtant pas compliqué. Quant aux messages des lecteurs, la vérité est que je n’en

reçois guère ces temps-ci. (30 décembre)

 

Bien sûr, vous en avez souffert, vos courriels me le disent, mais ce n’est pas ma

faute – et rassurez-vous, je vais bien ! – mais c’est une panne généralisée qui a paralysé

pendant deux jours l’affichage des nouvelles pages de nombreux sites, c’est pourquoi

mes pages, prévues pour le lundi 19, n’ont paru qu’aujourd’hui. (20 décembre)

 

« Je préfère – m’écrit-on à la suite de ma remarque sur le théâtre se présentant

comme blasphématoire (réactions) : je préfère, donc – le Jésus du théâtre à celui qui est

brandi comme un étendard par un bataillon de fanatiques désireux d'empêcher les gens

de penser comme ils veulent... Cela dit, les religieux n'ont pas le monopole de l'intégrisme,

l'Histoire nous montre que c'est un virus qui infecte aussi les militants des partis politiques. »

Sans compter les humoristes anti-religieux. Moi, je ne vois pas pourquoi choisir entre la

peste et le choléra, on risquerait de tomber de Charybde en Scylla, voire de charisme en

Syllabus : les imbéciles peuvent se trouver partout, y compris chez les artistes à la mode.

(9 décembre)

 

Laurent me trouve un peu léger dans ma « croyance », dit-il, dans le pouvoir de

la tchatche pour ramener le populo vers Hollande (parole). « Il vaudrait mieux, ajoute-t-il,

que son programme donne aux prolétaires l’assurance d’un retour de l’emploi et donc du

pouvoir d’achat ! » Certes. Et ce n’est pas acquis, bien sûr, car personne, aujourd’hui,

ne peut justement « l’assurer » pour tout de suite. Mais dans tous les cas, ce que je dis

c’est qu’il faut tout de même que les gens aient le sentiment que c’est bien à eux qu’on

parle. (5 décembre)

 

 

 

Novembre 2011

 

 

Autre désaccord, celui de Martine, à propos de Faut qu’on s’marre, dans la page

Doxa de cette semaine : « Dans Doxa, tu condamnes la rigolade. Elle porterait atteinte à

ceux qui détiennent encore un certain goût pour les responsabilités. Mais les tenants du

pouvoir, qu'ont-ils fait pour ne pas se ridiculiser ? Que font-ils actuellement pour défendre

le peuple contre la finance ? […] Contrairement à toi, je pense que c'est souvent après

avoir entendu un humoriste politique virulent, avoir ri ou pas, qu'on réfléchit. C'est une

ouverture, pas un abandon comme tu le penses. » Le sujet de cette page Doxa, c’est la

façon dont nos pensées, nos désirs, nos mouvements intimes ou sociaux sont récupérés,

détournés et utilisés par ce que j’appelle l’Empire qui nous habite et qui vit de nous. Je 

ne vois pas pourquoi la rigolade en serait exempte. Lorsque les supposés marrants sont

encensés au point où ils le sont aujourd’hui sur la scène médiatique, on peut se poser la

question du rôle réel qui est le leur dans l’organisation des pouvoirs qui nous cernent. Je

ne condamne donc pas la rigolade (au nom de quoi le ferais-je ?), je me pose seulement

la question de savoir où nous mènent les rigolos de service. (22 novembre) 

 

Mon point de vue sur l’affaire Charlie Hebdo suscite des réactions. Christiane :

« Pour aller dans le sens de Pierre, la provocation amène toujours en retour des réactions

vives, façon boomerang. Mais la violence est généralement le fait de fanatiques, religieux

ou pas. Il n'en reste pas moins que les diktats religieux ne doivent pas être tolérés. Les

journalistes ne participent-ils pas à l'éducation citoyenne de ceux qui les lisent ? […]
Cette caricature aura donné lieu en tout cas à un échange de réflexions. Il est peut-être

bon de piquer non seulement les intégristes, mais aussi les porteurs d'idées toutes faites. »

(9 novembre)
 

Aussi Daniel : « Une phrase revient sur les forums qui résume assez bien le point   
de vue musulman Français : "Respecte ma religion et je respecterai ta liberté d'expression".

Et je parle là de trentenaires nés en France et diplômés en gestion ou socio, pas de blédards

ou de chibanis. Bref, […] tant qu'ils n'auront pas compris il faudra continuer. […] Alors

de gauche OK, bon chrétien OK, mais pendant ce temps l'imam […] enseigne que la

démocratie n'est pas compatible avec l'islam. »… (9 novembre)

 

Je le rappelle, mon point de vue était plus global : je parlais de cette habitude que

les médias et les publicitaires ont prise d’utiliser sans ménagement les symboles religieux

quels qu’ils soient, Charlie Hebdo ne représentant qu’un sommet en ce domaine. Qu’il

s’agisse du Christ ou de Mahomet (les camps nazis ont rendu plus délicat de s’attaquer

aux symboles juifs), cela est finalement réalisé par des gens qui sont du côté du manche,

protégés par la loi, l’ordre établi et le rire… et ça me gêne. (10 novembre)

 

Pierre me fait savoir son désaccord avec mes réticences à l’égard de l’affaire

Charlie Hebdo. À son avis, le plus important est de ne pas baisser pavillon devant les

exigences des intégristes. Il pense donc qu’il était nécessaire de leur montrer que la

fameuse interdiction de représenter le visage de Mahomet n’avait aucun fondement légal.

Ce que je réponds, c’est simplement que cette interdiction, si elle n’est valide qu’au sein

de la communauté des croyants musulmans, n’en est pas moins sacrée à leurs yeux. En

la bravant, c’est d’abord la grande masse des croyants pacifiques que l’on blesse. Si,

comme je l’ai souligné, on a le droit de le faire, je me demande si l’on a obtenu ainsi le

résultat visé ou si l’on a seulement accru un peu plus le taux de violence qui règne dans

le monde. (7 novembre) 

 

Ça bouge : on me soutient de divers côtés lorsque je râle contre le changement

d’heure. La responsabilité de Giscard est bien sûr mise en cause, mais Martine remarque

aussi que pas un socialiste ni un vert n'a proposé de le supprimer... (1er novembre)

 

Martine s’intéresse aussi au portrait que Cranach a fait de Luther. Elle note que

« cette force physique et intellectuelle devait être redoutable dans le débat […] sa femme

devait aussi avoir abandonné très vite sa douceur d'ancienne nonne, si elle voulait tenir

sa place. Mais, demande-t-elle, y avait-il à l'époque une égalité entre homme et femme ? »

Non, bien sûr. En pratique, Luther, conformément aux mœurs de la petite bourgeoisie de

l’époque, s’en était totalement remis à sa femme pour tout ce qui était de la gestion de

cette sorte de maison d’hôtes qui les faisait vivre, avec les écrits du maître. Moyennant

quoi celui-ci se faisait souvent gronder, manquant parfois d’élèves à loger et se souciant

trop peu de la rentabilité de ses diverses productions ! (1er novembre)

 

« Tu te plains, m’écrit-on, car malgré les fréquentes visites de ton site, peu de

commentaires te sont envoyés. Non, le lecteur ne s'endort pas mais il est quelquefois –

je parle pour moi et certainement pour d'autres – dans l'incapacité de commenter ce qui

lui parait juste. Pourquoi ajouter du laïus à ce qui a été clairement énoncé. Voudrais-tu

que l'on te dise : ce lundi, c'était super, mieux ou moins bien que le lundi précédent ? »

Ben moi, franchement, je ne suis pas contre… (1er novembre)

 

 

 

Octobre 2011

 

 

Il se passe un truc bizarre : plus ce site est visité, moins je reçois de courrier à

son sujet ! Je suppose qu’à sa lecture, les gens s’endorment… (31 octobre)

 

Il arrive que l’on me demande d’écrire une remarque dans une des pages de ce

site sur tel ou tel sujet ou à propos de tel ou tel événement. Il est rare que j’y souscrive

car, la plupart du temps, vu le style de la chose, cela me ferait imiter la presse spécialisée

dans la satire, comme le Canard enchaîné, par exemple. Chacun son truc. (8 octobre) 

 

Pierre-Luc me pose une question sur la sainte Vierge, je lui réponds et lui donne

mon avis très autorisé (Marie est la maman de mon meilleur ami). Du coup, j’écris pour

Mon caté un texte auquel je n’aurais jamais pensé sans cela. Pierre-Luc est peut-être un

ange ? (2 octobre)

 

 

 

Septembre 2011

 

 

Au début du mois, je notais une baisse notable du nombre de visites sur ce site, 

or tout à coup c’est la folie, des centaines le lundi soir… Pourtant je n’ai rien changé à

mes petites habitudes. « Va comprendre, Charles ! » (27 septembre)

 

« Tu me sembles bien tendre avec Sarkozy, ces temps-ci ! » me dit Hélène, au vu

de mes propos sur la Libye et sur les valises de billets venus d’Afrique à destination de

nos présidents. Ah bon ? Baisserais-je ma garde ? Il va falloir que je me surveille. Ceci

dit, Sarko ayant fait en Libye ce que, tel BHL, je conseillais de faire (bien assis devant

mon ordinateur), je n’allais quand même pas le lui reprocher ! Quant aux dons que des

présidents africains épris de pure démocratie ont consentis à d’éminents représentants

de notre personnel politique, je n’ai jamais écrit que Sarkozy n’était pas l’un de ces très

éminents représentants… (Pour les proches qui pourraient le penser, je précise que cette

soupçonneuse Hélène n’est pas mon épouse). (19 septembre)

 

« Curieuse, cette raison de soutenir une candidate ! […] Mais tu as écrit cela par

provocation, non ? », m’écrit-on à propos des raisons que j’ai je de choisir Ségolène

Royal à la primaire socialiste (parole). Or à compétence égale (cette dame a la même

formation et la même expérience que les deux autres, et à peu près le même programme),

comment distinguer entre les candidats socialistes, si du moins l'on est de ce bord ? La

sveltesse ? L'humour ? La rondeur ? Le bronzage ? La taille ? Le sourire ? Le sexe (plutôt

le genre) ? Bref, va-t-on devoir choisir sur la bobine du gars ou de la fille ? Dans ce cas, je

préfère voter pour qui me paraît le plus intéressant en tant que personne. (2 septembre)

 

Je note une baisse notable du nombre des visites, sur ce site, depuis début août,

pendant lequel elles ont été divisées par trois. Les vacances, sans doute, mais la rentrée,

cette semaine, ne semble pas amener de sursaut. (1er septembre)

 

 

 

Août 2011

 

 

Alors voilà-t-il pas que les protestants seraient snobs ! C’est ce qu’une amie me

dit après avoir pris connaissance de la note ci-dessous ainsi que de certaines de mes

réflexions sur le sujet des catholiques. Si j’ai bien compris, l’argument (spécieux, cela

va de soi) consiste à prétendre que nous n’existons que par rapport à l’Église romaine,

tout comme le snob ne vit que par rapport à la plèbe. Pfuitt ! Que l’on ne compte pas

me voir déroger à ma superbe pour répondre à cela… (31 août)   

 

« Je constate, me dit Jean-Louis, que ta chronique protestante parle surtout des

catholiques ! » Jean-Louis est catholique, on s’en doute, et il a raison, bien sûr. Faut que

je me surveille. (29 août)

 

« J'ai relevé, écrit Martine, la remarque d'une de tes correspondantes qui trouve

ton site trop copieux. C'est dommage, d'essayer de te pousser à élaguer. Au contraire,

il est agréable d'aller de ci de-là au gré des thèmes. Commentaires, remarques, nouvelles,

poèmes. Selon les jours ou les heures de consultation. Selon l'humeur. Surtout ne change

rien mais enjolive peut-être un peu, si tu as le temps, la présentation, pas le contenu. Au

contraire du dénommé Éric, j'aime assez que tu exagères quelque fois. Pour ton feuilleton

doxa, certains des textes sont particulièrement réussis dans leur écriture même. Ainsi celui

sur le temps et celui sur les minorités visibles dont le rythme est proche d'un poème en

prose. Enfin, les ceusses qui sont un peu paresseux, peuvent se contenter de parole et

réactions d'un protestant. Cela suffit pour donner de l'énergie. Pour la semaine. Ceci dit,

je te trouve moins caustique depuis quelques temps, c’est un peu dommage. » Ben moi

j’ai rien à ajouter, je me contente de me soigner les chevilles. (21 août)

 

« Je regarde votre site assez régulièrement, m’écrit (me courrièle ?) Éric, et je

vous remercie, car vous me donnez plein d’idées sur beaucoup de sujets, par exemple

sur la religion protestante que je ne connais pas. Mais malgré tout je dois vous dire que

pour moi vous exagérez pas mal dans votre feuilleton Doxa, comme si tout était toujours

manipulé ce que je ne crois quand même pas. […] » C’est très émouvant pour moi de

savoir que des personnes que je ne connais pas me suivent ainsi de semaine en semaine.

Je ne sais comment les remercier pour cette fidélité. Ceci dit, je me demande moi-même

si ma page doxa est le lieu d’une vraie réflexion ou d’un gag qui se répète. On m’a déjà

dit qu’elle avait en tout cas le mérite de faire réfléchir : c’est déjà ça ! D’autre part, je

tiens à souligner que je ne pense pas qu’il existe, cachés quelque part, des bureaux dans

lesquels on prépare des trucs tordus pour enfumer l’ensemble de la population mondiale.

Ce serait trop simple. À mon avis, ça se fait tout seul, c’est juste le résultat des logiques

de pouvoir et d’intérêt qui ont cours. (14 août)

 

« Bouh ! s’écrie Christine, y a beaucoup de choses ! Je regarde ton site, hein : y

a beaucoup de choses, c’est copieux ! » Et je vois bien que cela la bloque, ce trop plein,

car elle éteint aussitôt l’ordinateur. Ben tant pis, je vais pas élaguer tout de suite, ce serait

trop de boulot tellement c’est plein, et en plus il est trop tard. (7 août)

 

« J’ai vu sur Facebook que tu ne faiblis pas, me dit-on : semaine après semaine,

tu es toujours là ! C’est bien. » Oui ben des fois, je me sens un peu mou, quand même.

Va falloir que je me remotive… (4 août) 

 

 

 

Juillet 2011

 

 

« J'ai lu, m’écrit Martine, ta réflexion sur la tendance qui se dessinerait dans un

certain milieu protestant à une ouverture sur le visuel. Tu sembles la condamner. […] Si

cela pouvait ouvrir à de nouvelles oeuvres d'art – tous supports confondus – à thème

religieux, pourquoi pas ? Cela changerait de ce qui existe actuellement. […] Je soutiens

l'idée d'un espace de création visuel et protestant à condition qu'il retrouve l'originalité de

la réflexion qui a mené à la rupture avec le catholicisme. » Je suis totalement d’accord. Ce

que je soulignais (réactions), c’est que cet effort ne devrait pas nous empêcher de faire

avant tout de la parole une présence visuelle (ce qui est à l’étymologie du mot théâtre !)

(16 juillet)  

 

Une conversation récente concernant ce site me fait penser avec grande amitié

à toutes les personnes seules qui le visitent chaque lundi avec le sentiment de faire ou de

recevoir une visite. J’espère vraiment que ladite visite ne les déçoit pas ! (2 juillet)

 

Une autre conversation m’indique une fois de plus que je ne saurai jamais ce qui

va faire, ou non, que quelqu’un se sente directement concerné par tel ou tel de mes textes.

Là, il s’agissait de cette lettre adressée à des militants chrétiens membre de la gauche de

la gauche que j’ai placée dans ma suite "théo-logique" : j’avais beaucoup hésité à le faire,

pensant que c’était trop particulier, or on me dit y trouver un écho direct à des situations

vécues… (2 juillet 2011)

 

 

 

Juin 2011

 

 

Christiane fait valoir son droit de réponse à Heidi (qui s’appelle en fait Adélaïde,

très joli prénom qu’elle a tort de délaisser au profit de celui de sa petite compatriote

littéraire) à propos de mes réflexion sur la Doxa : « C'est tout sauf "vaseux"! dit-elle.

C'est de la pure réflexion, qui s'interroge, tourne autour, creuse, cherche à ordonner

(c'est-à-dire à mettre de l'ordre) ce qui est mouvant, fluide, difficile à attraper et à

nommer. De la vraie philo, quoi ! Celle qui fait lever la tête au lecteur pour qu'il y pense.
Bref, ce n'est pas encore un système clos, une machine qui tourne toute seule, c'est

sans doute ce qui me plaît ; moi, j'aime bien quand on cherche quitte à se tromper. Ce

n'est pas grave. Ce qui est grave, c'est de laisser d'autres, les spécialistes, penser à sa

place… Mais tu peux aussi écrire un feuilleton, j'aime bien ! » Eh là, ho ! Doucement,

SVP. Je pense… (21 juin)

 

Pour Heidi, l’opinion positive de Christiane sur mes réflexions intitulées Doxa

est « assez étonnante ». Prof de philo, elle trouve « plutôt vaseux » ce que j’écris à

ce sujet… Je sens qu’avec elle, je n’aurais pas eu le bac ! Sans doute à juste titre, car

je ne suis pas loin de lui donner raison. Au point de me demander si je ne devrais pas

arrêter ça et me lancer à nouveau dans un feuilleton plus léger. Pour me décider, je me

donne une semaine. (20 juin)

 

« Je trouve, m’écrit Laurent, que votre page « enfants » présente moins de cas

précis qu’avant. Il y a moins de situations qui poussent à agir qu’avant et c’est un peu

dommage. » Il a raison. Mais je fais la même observation à propos des alertes que le

site de RESF envoie et que je me borne à faire suivre sur cette page du site. Je ne sais

pas pourquoi il en est ainsi. (11 juin) 

 

« Je trouve qu'ils sont drôlement intéressants, tes textes sur la doxa de

« l’empire », écrit Christiane, : ils donnent à penser... » Ben d’abord à moi, en fait,

parce que franchement, après coup je suis étonné de ce que j’ai écrit ! C’est sûrement

ça l’inconscient. Ou alors c’est moi ? (1er juin)

 

Pierre m’envoie deux réflexions très sympas pour lesquelles je le remercie :

« 1-) Merci pour ton "travail" (bien que ce terme dise "douleur" en latin et en haute

Lozère puisque le "trabail" y est un bâti où l'on ferre ou castre les bœufs...). Je m'y

réjouis chaque semaine...

2:) Sérieux : j'aime le thème de cette Ascension parce que j'y vois notre indéfectible

obligation de se savoir, nolens volens, définitivement et entièrement responsables,

chargés, quoi qu'il advienne, de remettre sans cesse en route "son" projet. Je crois

que ton "travail" joue bien dans ce jeu là ...C'était un"merci" en passant...bise à toi

et à ceux que tu aimes » (cette dernière réflexion de Pierre concerne mes remarques

sur le texte biblique du jour de l’Ascension). (1er juin)   

 

« Sache, m’écrit Martine, que je vais régulièrement consulter ton site lorsque

mon moral est bas. Et ça, je pense que plusieurs de tes lecteurs le font sans te le dire.

Ton parler clair revigore.
Et donc, ce matin, sur ton site, je découvre deux choses. Un, pas de commentaires

sur l'évangile pour le dimanche 5 juin. Uniquement pour le 12. (j’ai fait une boulette,

j’ai envoyé le texte du 12 au lieu de celui du 5, je les avais écrits en même temps, mais

grâce à Martine j’ai aussitôt corrigé – NDLR). Les Protestants se reposent-ils après

l'Ascension (ben non - NDLR) ? Sont-ils les inventeurs des "ponts" chers aux

glandeurs de l'administration comme dirait qui tu sais.

Deux, annonce en page d'accueil, du texte "Une alliance de frères" qui renvoie à

Suite théo-logique. Et là, il faut faire défiler l'ensemble de tes écrits pour parvenir à

la fameuse alliance. Pourrais-tu améliorer ? Faire un truc, genre on clique et on arrive

sur le texte, lorsqu'on est sur la page. Et, ensuite on consulte l'ensemble des écrits. »

Pfft ! Attention ! J’ai pas intérêt à recommencer ce petit jeu-là, moi ! Va falloir que

je m’applique, à partir de la prochaine fois… Plus sérieusement, je dois beaucoup à

l’attention que Martine consacre à ce site et je l’en remercie.

Et moi qui écrivais que je ne reçois plus de messages ! Je vois qu’il y en a, en tout

cas, qui lisent aussi cette page… (1er juin)   

 

 

 

Mai 2011

 

 

Je constate, ce mois-ci, une légère désaffection à l’égard de ce site, qui reçoit

moins de messages et un peu moins de visiteurs. Encore une conséquence de cette

affaire DSK ! (29 mai)

 

Oui, je sais, on me le fait savoir, les images de la page d’accueil, cette semaine,

sont plutôt sinistres. Mais après Fukushima, Marrakech, Misrata et la famille Dupont

de Ligonnès, sans parler d’un tas d’autres catastrophes, je ne vois pas trop de quoi se

réjouir. Le mariage princier ? La béatification de Jean-Paul II ? Soyez sérieux ! (4 mai)

 

 

 

Avril 2011

 

 

À propos de la Libye, on me fait remarquer que, pour un pasteur, je suis bien

va-t-en-guerre ! C’est pourquoi je précise ma position ce jour à la page réactions d’un

protestant. (30 avril)

 

 

« À lire, un de tes messages, m’écrit-on, une crainte m'a saisie. Tenterais-tu
d'introduire dans nos esprits fragiles, l'idée de la fin prochaine de ce site ? Alors, là,

même pas en rêve... Ce serait trop facile. Alors que le monde va si bien – lis-tu les

journaux ? – tu profiterais de la situation pour t'esquiver. Prétextes : je viens de faire

éditer une nouvelle traduction des évangiles et  j'ai fini le feuilleton. Je peux me
retrancher dans une douce retraite à regarder les oiseaux du jardin et mon petit-fils

sourire. ET mes commentaires politiques ou religieux – ils me semblent souvent bien

proches – mes poèmes, mes récits,  mes feuilletons, vous pouvez vous les ranger

bien soigneusement dans la mémoire-archive de votre ordinateur. Moi, je dis NON.
Il ne fallait pas nous appâter. Nous sommes ferrés (…). Donc, pas de repos, au

boulot.»

– Je l'ai écrit et je n'en démordrai pas : ce site s'arrêtera avant 2032 ! Ce n'est pas la

peine d'insister. Bon, peut-être après mon élection prochaine à l'Académie française

pour l'ensemble de mon œuvre. Mon œuvre écrite, évidemment, parce que pour

mon œuvre orale, il faudra attendre la publication post mortem des hadith ou des

midrachim me concernant, ou encore de mes Propos de table. (14 avril) 

 

Plusieurs messages vont dans le sens de celui-ci : « La fin de Trois fétus m'a

un peu déçue. Pourquoi l'héroïne du récit redevient-elle nonne ? (…) Pourquoi, n'est-

ce pas le Niaï qui décide d'entrer à la Trappe ? »

– Ben i’ peut pas, il a une fille qu’i’ faut qu’i’ s’occupe. Soyons sérieux.

Et Lili, elle est très bien où qu’elle est. Dans deux ans elle est mère supérieure, ça nous

mène à 1998. On aura peut-être remarqué que depuis quelques années, la campagne

interne au catholicisme contre les prêtres pédophiles a démarré en flèche : Lili...

De même, la conversion au catholicisme de gauche d'un certain nombre de têtes

pensantes ou pesantes précédemment agnostiques ou athées (BHL lui-même se tâte,

me dit-on), ou pire : évangéliques sauvages (Sarah Palin viendrait de commencer

une retraite spirituelle à Sant'Egidio) : Lili...

Et la prise de pouvoir de gouvernements démocratiques en Amérique latine : Lili...

Et j'en passe.

Tout ça par le pouvoir de la prière. Et aussi de la menace de révélations gênantes.

Parce que Lili, elle est comme Annie Girardot, elle boit pas, elle fume pas, elle baise

pas... mais elle cause. À Dieu. Et aussi parfois à d'autres...

Elle est une austère qui se marre, Lili. Lorsqu'elle aura obtenu d'être ordonnée prêtre,

elle posera sa candidature à la chaire de saint Pierre (c'est à Rome, le logement est

un peu grand mais elle aime bien l'Italie).

Ah c'est bien vrai, il est dommage que j'aie été obligé de m'arrêter au bout de 52

lundis vu que j'avais plus d'idées pour les deux autres zozos ! (14 avril) 

 

Ce site a maintenant cinq ans. ça fait beaucoup, je trouve. En ce moment, il va

sa vie sur un rythme de croisière, pépère, recevant en moyenne dans les quatre cents

visites par semaine. Ceci dit, je ne suis pas sûr d’atteindre l’année de l’élection de ce

pauvre Bayrou à la présidence de la République… vers 2032 ou 2037. On verra bien.

(10 avril)  

 

Après mûre réflexion, l’ami André me demande pourquoi, dans le feuilleton qui

se termine cette semaine, le Niaï s’appelle le Niaï ? Bonne question, à laquelle j’ai prévu,

justement, de répondre, ainsi qu’à d’autres, la semaine prochaine ! (5 avril)

 

 

 

Mars 2011

 

 

On me dit qu’en évoquant Marine Le Pen à l’aide du mot führer, je fus excessif

(Paroles du 21 mars), et que, c’est bien connu, ce qui est excessif perd sa pertinence.

Mais en fait, dans cette affaire d’élections, je ne visais pas l’offre (Marine Le Pen, ou

Sarkozy), mais la demande : celle de tous ces gens qui votent Le Pen ou s’abstiennent,

fatigués qu’ils sont de la République. Et c’est vrai qu’elle fatigue, celle-ci, comme vous

fatiguerait une bonne voiture qui pourtant marcherait mal : il faut la réparer plutôt que

la brader. (23 mars)

 

« Et le pire, écrit Christiane, c'est qu'elle a dit tout haut ce que la majorité   

(des gens, pas la présidentielle) pense tout bas sans oser le dire, parce que ça la fout

mal ! Bien sûr que tout le monde a peur de ce qui vient d'ailleurs ! À mon avis, on

devrait avoir autant peur de ce qui est d'ici, vu ce qu'on lit dans les journaux, mais

les gens se mettent la tête dans le sable...Il faut un sacré courage pour voir les choses

telles qu'elles sont. » Devinez de qui elle parle… (10 mars)

 

« Actuellement, tu es un peu agacé par les nouvelles de France, écrit Martine.

Cela se remarque à ta manière d'écrire. Un peu moins précise. Est-ce une coquille ou

une mauvaise interprétation de ma part, dans la rubrique "Paroles", article "Promotion",

tu écris : Il est par construction interdit au président ; ne faudrait-il pas dire plutôt par

constitution ou selon la constitution ? » En fait, non. J’ai préféré "par construction",

pour signifier à quel point le comportement de ce type est peu… édifiant. Mais plus

sérieusement : la Constitution n’est pas un texte abstrait, c’est elle qui construit une

de ces nations que j’ai appelées post-modernes, en l’occurrence la France, nations

qui ne sont pas co-extensibles à une ethnie. (8 mars)

 

« Une chose m'a étonnée (toujours Martine). Personne, sauf erreur de ma part, 

n’a souligné la proximité du Puy-en-Velay avec Clermont-Ferrand où fut prêchée la

Première Croisade. De plus, c'est Wilkipedia qui le dit : Adhémar de Monteil, évêque du

Puy-en-Velay, fut le premier croisé et dirigea en tant que prélat la dite expédition. Bon,

alors, c'est-y qu'on va bientôt nous conseiller de nous mettre des croix sur l'épaule ? »

Merci à Martine, ça m’avait échappé et c’est bien utile à connaître, l’histoire de nos

"racines chrétiennes" ! (8 mars)

 

« Pour "Les versets du dimanche". pourquoi sur la page d'accueil, ne places-tu   

pas en premier le titre du commentaire. Exemple, pour le 13 mars : "L'épreuve en trois

embûches" suivi de "plutôt bénéfique, le rôle du... ", plutôt que d'attaquer directement

par "Plutôt bénéfique…" ? Même chose pour "Réactions d'un protestant" : à propos de

l'émission Kaïros sur France 2. Pourquoi ne pas titrer tout de suite "Ennui abyssal" ?

ou "Cureton et compagnie ?" Là, je n’oserais pas ! Mais dans le premier cas, je préfère

titrer sur le Diable, il a toujours été vendeur. (8 mars)

 

Marcel écrit : « Le 1er mars, dans votre page intitulée Réactions d’un protestant,

vous avez évoqué le rôle de certains chrétiens évangéliques algériens d’une façon que

j’estime injuste. En effet, vous avez parlé d’entrisme alors que ces chrétiens ont tout

simplement été majoritaires dans une paroisse, ce qui n’est pas un crime. […] Cela

montre que leur façon de célébrer le Seigneur convient mieux aux gens qui découvrent

le Seigneur Jésus. » Possible. Probable, même. Mais il reste qu’ils ont viré les autres !

(8 mars) 

 

 

 

Février 2011

 

 

Martine me suggère de vérifier les hauts de page de chacune des rubriques car,

ajoute-t-elle, « lorsque tu y indiques ton adresse mél, il n'est pas rare que cette adresse

ne fonctionne pas. Quelquefois même on est balancé direct à la page d'accueil. Un peu

comme si, un test ayant été passé à notre insu, on devait refaire un tour complet de ton

site. Alors, ou c'est un truc super sioux pour forcer un peu la lecture, soit c'est une

erreur. » Je préfère dire que c’est une ruse, on m’appelait Élan subtil, chez les scouts.

(24 février)

 

« À propos de ton feuilleton du 21, ajoute Martine, ça ne m'étonne pas que la

belle dame quitte ton héros. Non parce qu'il est geignard et truand mais parce qu'il boit

du whisky dans une coupe à champagne. Déjà, qu'il l'oblige à porter un tailleur strict

avec des talons plats, alors que tout le monde sait bien qu'un tailleur strict, c'est chic

avec des talons hauts. Cf. les beaux films noirs des années 30-40. » Pour les talons, 

Martine oublie que Mirella est très grande, ayant été mannequin (chapitre 11 !). Quant

à ce pauvre Roger, on le voit bien, il est impardonnable. D’ailleurs c’est son rôle dans

l’histoire, quoi qu’il fasse… (24 février)

 

Cette amie raconte une histoire authentique arrivée pendant les bombardements

de Caen : « C'est une de mes collègues qui me l'a racontée. Son père était communiste,

militant – tendance Pif le chien, comme aurait dit Renaud, si ce journal avait existé – et

un jour de bombardement, sa femme et lui n'avaient pu gagner aucun abri. Ils s'étaient

réfugiés sous la table de la cuisine. Et là-dessous, pris de peur, il s'est mis à prier. L'alerte

passée, la maison avait été épargnée, la vie a repris son cours. Mais chaque fois que le

couple se disputait, la mère de ma collègue disait à son mari : « M'embête pas. Sinon

j'irais leur dire, à tes camarades, comment tu récitais tes "Je vous salue Marie" et tes

"Notre Père", sous la table. » « Cette histoire a ressurgi, ajoute mon amie, en lisant ton

feuilleton. Le lire est donc très efficace pour cultiver sa mémoire. Tu devrais en faire

l'article auprès de tes lecteurs. » Eh bien, lisez donc Fétus perdus, éperdus sur ce site !

(20 février)

 

Martine me fait plein de compliments sur ce site, sur les illustrations, sur mon

style, tout en pointant quelques erreurs que je m’empresse de corriger. Nous avons gardé

cependant une divergence d’importance, portant sur la question suivante : à la récré, les

enfants qui imitent le bruit de la mitraillette font-ils "rattata...rattatac", ou "dindindindin" ?

Qui nous départagera, sachant que cela peut changer le cours du feuilleton ? (9 février)

 

Je corrige une erreur : ce n’est pas à propos du message portant sur Israël que

Marianne a loué mon humour, mais à propos d’un courrier privé. Excuses. (9 février)

 

Marianne, qui, me dit-on, loue mon humour*, me transmet ce message « posté sur

Facebook par une juive » : “Dear Egyptian rioters, please don't damage the pyramids.

We will not rebuild. Thank you.” (Chers émeutiers égyptiens, s’il vous plaît, n’abîmez

pas les pyramides, nous ne [les] reconstruirons pas. Merci). Cela me donne à penser (voir

à la page parole). Noter que si la pyramide actuelle, c’est le système oppressif pyramidal

construit en Égypte par le régime de Moubarak, il vaut peut-être mieux en effet, pour tout

le monde, ne pas aider à sa reconstruction : à la longue, il a tendu à susciter de l’islamisme…

(7 février)

   

* C’est au sujet du message portant sur Israël auquel j’ai répondu le 2 janvier.

 

« Je ne suis pas sûr, m’écrit Éric, de bien comprendre ce que vous voulez dire à

propos des éphémérides destinés à la lecture quotidienne de la Bible : estimez-vous qu’il

n’en faudrait qu’un, ou bien que la multiplicité en ce domaine est une bonne chose ? »

Il est vrai que ce que j’ai écrit (le 28 janvier) n’est pas clair… Je voulais souligner cette

caractéristique du protestantisme, français en tout cas, qui a horreur de l’uniformité, et

comprend aussi des personnalités fortes qui ne se gênent pas pour exprimer leur propre

façon de voir et de faire. C’est à la fois une force et une faiblesse, me semble-t-il, mais

c’est en tout cas comme ça. (1er février)  

 

 

 

Janvier 2011

 

Cécile m’envoie un bravo pour la conception et le contenu de ce site. C’est gentil.

Je lui renvoie la balle en admirant la richesse du sien ! http://www.abrulepourpoint.fr.

(21 janvier)

 

« Si vous écrivez cela, me fait savoir Henri à propos des lignes ci-dessous, vous

allez être accusé d’antisémitisme. Il n’en faut pas plus. » Tout est possible, on ne peut

pas minimiser le désordre intellectuel dans lequel la passion jette parfois les gens, mais

il s’agirait juste, alors, d’un symptôme de maladie. Henri me paraît un peu trop méfiant

à l’égard des juifs (pour autant que ce pluriel ait un sens). Sa mise en garde m’interroge

néanmoins : comment peut-on prouver que l’on n’est pas antisémite, ou raciste, à des

gens qui sont fermement persuadés du contraire ? (9 janvier) 

 

Des gens que je ne connais pas m’envoient un texte qui réfute un texte que je

n’ai pas lu… Que répondre ? Il s’agit de la question israélo-palestinienne et du texte

intitulé Kaïros largement diffusé dans les milieux proches du Conseil œcuménique des

Églises. Mes correspondants le trouvent trop lié à la cause des Palestiniens. C’est leur

droit. En ce qui me concerne, je me garde de trop m’occuper de questions touchant

à la politique de pays étrangers qui ne m’ont rien fait. C’est donc d’un point de vue

très extérieur, et en me basant uniquement sur des informations universellement

connues et d’origine non confessionnelle que je me suis fait une opinion : à mon avis

absolument non autorisé, la seule solution viable à long terme est la création d’un État

israélo-palestinien, peut-être de type confédéral, totalement démocratique et laïc…

Autant dire qu’à vues humaines je nage en pleine utopie. (2 janvier)

 

À ce poème de la semaine qui commençait par « cette année qui se finit, disait-il,

voyez-vous je ne l’aime pas trop » (Saints innocents), Christiane répond par un autre

dur poème que l’on trouvera sur la page courtoisie de ce site. (2 janvier)

 

 

 

Décembre 2010

 

 

« Sûr, ton site est bien fichu », reprend mon ami Jacques, avant de commenter

ainsi ceux de mes dires qui concernent Marine le Pen : « Heureux que tu trouves qu'on

ne comprend guère Marine Le Pen : sur les prières de rue, elle a raison... Bien que le

maire du 18ème ait aussi raison de faire construire une mosquée. La rue est à tout le

monde (croyant ou pas), mais il faut bien que les musulmans puissent prier quelque

part. Il y en a beaucoup à Marseille, où il n'existe pas de grande mosquée. Je connais
un peu les musulmans. Il faut leur faire une place dans l'Europe de demain... et si on

ne le fait pas : il y aura de gros problèmes de société ! D'ailleurs, il y en a déjà : il faut

voir les réactions des lecteurs de Rue89 ou Agoravox... » Certes. Et qui disait que les

Le Pen posent parfois de bonnes questions mais leur donnent de mauvaises réponses ?

(C’est Fabius, NDLR). (30 décembre).

 

Du même, qui est un hébraïsant de premier plan : « Autre intérêt de ton site :

les traductions bibliques. Vaste domaine ! Certes, je suis trop marqué par l'original pour

me risquer à traduire. Mais ça ne m'empêche pas d'apprécier... » Ben, venant de lui, ça

fait plaisir !
Il continue ainsi : « Ceci dit, tu es plus protestant que moi : Sur mes vieux jours, je suis

plutôt critique. J'aime la Bible, mais ça ne me rend pas toujours admiratif des dirigeants

institués. Deux mondes. Bast ! » Je me disais bien que c’était un ami… (30 décembre)

 

« Je regrette vivement, m’écrit Martine (qui se dépeint elle-même comme une

malheureuse de culture catholique bas de plancher), que tu n'aies pas mis tout en haut

– mais tu pourrais le faire pour 2011 – ta réflexion sur la suprématie luthérienne dans

les domaines de l'économie et de la démocratie. Tes lecteurs sont obligés d'aller

rechercher cette constatation dans la deuxième rubrique de ton site. Un peu moins de

timidité que diable – mais serait-ce lui qui m'inspire ? – n'as-tu donc jamais lu les gros

titres de la presse sportive française ? » Certes, voilà encore une marque de l’excellence

luthérienne : cette modestie qui m’a poussé à ne vanter notre belle et rentable culture

(qui nous a tout de même donné Nina Hagen, à défaut de Lady Gaga) qu’en deuxième

intention ! (29 décembre).

 

« Je m'étonne, m’écrit-on, qu’en cette période de l'Avent, tu n'aies pas souligné

cette admirable nouvelle : les Bettencourt sont réconciliées. N'est-ce pas l'illustration de

l'espoir ? » Certes (tenez, au XVIe siècle, les protestants disaient « certes » alors que les

catholiques disaient « assurément », on pouvait les distinguer ainsi : à quoi ça tient, tout

de même !). Certes, donc, mais, répondrais-je, je ne peux pas assurer à moi seul toute

la dérision du monde ! (13 décembre)

 

Elle m’envoie un lot de poèmes, comme elle dit, et elle ajoute, à propos de ma

page fétus : « Je trouve que les trois façons de lire ton feuilleton sont bien pratiques.
Du coup, j'ai tout relu : en entier d'une traite (des blanches...) et puis chaque parcours

des trois persos ; ça me branche bien ! » Il est vrai que je suis moi aussi plutôt content

de cette innovation, qui doit aussi à l’amie Martine, et qui offre au lecteur plusieurs

entrées dans mon récit à trois têtes, mais je doute que ça marche aussi bien que ces

poèmes-là, ceux du lot. (7 décembre)

 

« Dansons la karma-gnôle (m’écrit l’ami Patrice, mon complice expert ès mots

en jeu). Ton Parole Parole m'a filé le bourdon. Il résume assez bien l'espace de choix

qui est le nôtre, le vôtre, le leurre. Je n'aime ni l'eau de Valls ni l'andouille de Melle. Ni

la valse de Strauss… Kahn. » J’espère tout de même que ce n’est pas là notre karma,

à nous gens de gauche ! (6 décembre)

 

 

 

Novembre 2010

 

 

J’ai la chance d’avoir une lectrice assidue et pointilleuse, nommée Martine, qui

me fait l’amitié de noter et de me signaler tout ce qui pourrait améliorer la lisibilité de ce

site. Toutes les améliorations, donc, que des visiteurs réguliers pourraient remarquer en

ce domaine viennent d’elle. Il y en a une rafale cette semaine, et ce n’est pas fini ! Alors

grand merci à elle. (21 novembre) 

 

Plusieurs personnes estiment que j’ai été bien trop gentil avec le téléfilm en

deux épisodes intitulé Les Châtaigniers du Désert que FR3 a diffusé les 13 et 14 de ce

mois (voir ma remarque du 14 sur réactions). Ma foi c’est bien possible, pensé-je à la

relecture… Téléfilm qui croyait prendre ! (19 novembre)  

 

Bruno me demande ce que les athées m’ont fait pour que je leur en veuille

autant ? Il fait allusion à une note de ma page réactions d’un protestant datée du 4

novembre (s’afficher). Je n’en veux nullement aux athées, mon Dieu non ! Je trouve

seulement ridicules ceux d’entre eux qui brandissent leur athéisme comme s’il était le

résultat d’un dur combat, alors qu’ils se bornent à suivre l’opinion la plus répandue

en France. Bref, que les gens soient athées me laisse totalement froid, et c’est ce que

j’ai exprimé… clairement ! (12 novembre)   

 

En écrivant sur la Fête de la Réformation, je m’amusais, je n’imaginais pas à

quel point il s’agissait d’une vraie question pour nombre de mes amis protestants. J’ai

pu en prendre conscience à la suite d’un texte que j’ai envoyé à l’hebdomadaire Réforme,

qui l’a publié en partie le 4 novembre. Ce texte reprenait à peu près l’ensemble des courtes

remarques que j’avais faites ici à ce sujet ces derniers temps (page réactions d’octobre).

Depuis, je reçois nombre de propositions, réactions, y compris même l’offre d’écrire un

livre sur le sujet. C’est qu’en effet, les instances officielles du protestantisme ne donnent

plus à cette fête la place qu’elle avait autrefois, quand on était tranquillement protestant

sans se soucier de l’opinion que les catholiques s’en feraient. Bref, elles semblent plus

"chrétiennes" que protestantes, ces instances-là. Cela trouble parfois. (7 novembre) 

 

Martine, visiteuse assidue, estime ce site de mieux en mieux organisé mais me

donne quelques judicieux conseils pour l’améliorer : « Il faut chercher, en particulier

pour "Sur les versets du dimanche" où, après avoir cliqué sur lire (en page d'accueil)

tu aboutis au descriptif du pourquoi et du comment sont conçues ces dominicales. […]

Il faut une certaine adresse pour parvenir à ton commentaire. » De même pour « choisir

entre l'hebdo et la boutique où certains titres de rubrique se ressemblent. »

Je vais tâcher de remédier à ces difficultés. (4 novembre)

 

La même, qui n’est pas croyante, écrit : « J'ai trouvé dans le livre que je suis en

train de terminer qui s'intitule "La blessure et la soif" de Laurence Plazenet chez Gallimard,

le passage suivant : "Il y a entre le ciel et la terre des fils qui sont enroulés aux tuiles

faîtières de nos maisons, à la cheville de leurs portes, à nos poignets, à nos hanches, qui

sont pris dans nos cheveux". C'est un Chinois qui parle à un Janséniste. C'est pour moi,

une image de la relation à Dieu : une protection et une entrave. J'ai pensé à toi en lisant ces

lignes, à propos de ta remarque sur le "refuge bien venteux", en réponse à Pierre Zaoui. »

(à la page réactions protestantes d’octobre).

Protection ? Si elle existe, il vaut mieux ne pas en tenir compte. Entrave ? Pourquoi pas,

si toutefois on lui accole libération, ce qui n’est pas contradictoire. Que la relation à Dieu

soit libération, pour les croyants, est occulté par la doxa courante, et que la pratique de

cette libération fasse naître des entraves, pose des limites, est perçu par elle comme une

oppression. Je le dis souvent, un vrai croyant est à la fois un guerrier, un ouvrier et un

amoureux, trois métiers qui demandent une ascèse. (4 novembre)

  

 

Octobre 2010

 

 

Robert déclare aimer mes traductions des évangiles pour l’oral. Il demande si

j’ai l’intention de les publier (en fait elles le sont déjà sur ce site, mais il veut dire bien

sûr en faire un livre). Effectivement, c’est bien mon intention, et Serge, d’ailleurs, il y

a quelque temps, me le conseillait aussi et me suggérait d’ajouter un CD à ce livre. La

difficulté est que les éditeurs auxquels je me suis adressé jusqu’ici ne s’y intéressent

pas. J’avoue que je recule un peu devant ce que représente, en pratique, le fait de

s’éditer soi-même. J’en suis donc là. (29 octobre)

 

Dans le feuilleton, Christiane a apprécié les aventures de la petite Gila, dans la

livraison de cette semaine. Ce n’est pas à moi d’en juger, je peux juste dire que cette

gamine, qui s’est installée quasiment par surprise dans l’histoire de mes trois héros…

me plaît beaucoup ! J’envie le Niaï. (27 octobre)

 

On me dit que si Sarkozy fait beaucoup de fautes de français, c’est parce qu’il

le fait exprès pour se faire bien voir du populo, non, comme je l’écris à la page parole,

parce qu’il ne sait pas faire autrement. Dans ce cas, à mon avis, c’est sur le plan social

qu’il est analphabète ! (23 octobre)

 

Patrice m’envoie, ces jours-ci, ce qui s’apparente à des tracts baccho-politiques,  

à propos des grèves et blocages liés au vote de la loi sur les retraites. Ils sont bourrés de

ces à-peu-près qui font la gloire et l’intérêt des mots croisés du Canard enchaîné. J’en

suis ravi. (18 octobre)

 

À propos des chemises blanches des camisards (voir la note du 22 septembre),

un courriel me fait comprendre que je me suis mal exprimé : si leurs chemises restaient

blanches, c’est simplement parce qu’en réalité, ce n’étaient pas eux qui crapahutaient

dans la montagne cévenole pour embêter ces malheureux dragons, mais leurs femmes.

On comprend que les dragons aient eu la trouille. Tout le monde sait ça, mais ce n’est

pas une chose à dire (surtout dans les bistrots cévenols). (4 octobre)

 

Quelque chose se passe en ce moment à propos de ce site : le nombre des visites

croît régulièrement sans que j’aie changé quoi que ce soit. Il y a un an, je pensais arrêter

en constatant le peu d’intérêt suscité, aujourd’hui les visites se comptent chaque semaine

par centaines. C’est inquiétant, en un sens : qu’est-ce qu’ils ont tous à me regarder ?

(4 octobre) 

 

 

 

Septembre 2010

 

 

Olivier semble un peu peiné de se voir considéré comme un intellectuel bourgeois,

en tant que l’un des initiateurs du renouveau du mouvement protestant du Christianisme

social, dans ma note intitulée Social qui figure à la page réactions protestantes et à la date

du 1er septembre. Je le rassure, je l’espère, avec la rafale de remarques que je note ce jour

sur la même page. (28 septembre)

 

Mon très vieil et bon ami Jacques me dit qu’à son avis, ce site est bien foutu.

Cette remarque montre bien qu’il a dû lui aussi, dans sa verte jeunesse, recevoir les leçons

d’un maître d’école de la trempe du mien, M. Roman : « Passez une ligne, passez trois

carreaux, écrivez… » (25 septembre)

 

Martine, toujours elle, doute. Elle ne pense pas que les chemises des camisards

(voir sur la page réactions protestantes de septembre) aient pu rester très blanches assez

longtemps. La question est grave, car si cette blancheur ne les distingue plus, on ne sait

plus pourquoi on aurait appelé les huguenots "papillons" (parpaillots) ! Heureusement,

Martine oublie une chose : les camisards étaient aussi des camisardes, qui n’auraient pas

supporté une seconde, en bonnes huguenotes, que leurs chemises d’uniforme ne soient

pas nettes. Sinon, qu’en aurait dit Calvin !? (22 septembre)

 

Peut-être en réponse à une de mes remarques de la page réactions protestantes

à propos des riches, Daniel m’envoie cette parole de Mère Térésa : « Il y a quelque

chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, le subir comme la passion du

Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance. » J’y réponds sur la même page,

mais franchement, si on commence à m’envoyer toutes les pensées de tous les saints

cathos, vu le nombre je suis mort ! (10 septembre)

 

 

 

Août 2010

 

 

Pierre me remercie pour ce site (merci à lui !) et, sous forme de question, me

fait cette judicieuse remarque, à la suite de ma petite note intitulée Tache 1, sur la page

réactions : « D’où l’atroce expression tomber enceinte ? » (23 août)

 

À propos de cette tache et de l’immaculée conception de la sainte Vierge, je

me suis aperçu que le 15 août ne fête pas cette spécificité dogmatique de Marie, mais

bien son assomption… ça doit être grave, comme erreur, en tout cas ça fait tache.

(23 août)

 

Reçu ces remarques répondant à ma note de la page parole du lundi 9 :

« À propos des camps où l'on pourrait installer les Roms chassés des "campements

illégaux", je trouve l'idée très bonne. Hélas, je crains que Gurs et Rivesaltes n'existent

plus matériellement, quant au Struthof, il a été transformé en musée. Mais lui, peut

être rapidement réadapté. Enfin, les emplacements où étaient ceux de Beaune-la-Rolande

et de Pithiviers, aux dernières nouvelles, si les barbelés ont disparu, existent toujours

dans ces vastes plaines du Gâtinais où il est bien facile d'installer des baraquements.

La solution à mon avis la meilleure est de réinvestir le "Camp des Mille" où subsistent

toujours quelques fresques peintes par les artistes allemands anti-nazis, emprisonnés

par la France. Cela joindrait l'utile à l'agréable. » Comme on voit, à partir d’une idée

créative, toute sorte de variations peuvent être heureusement envisagées… (10 août)

 

« Ne sois pas étonné, m’écrit Martine,  par la foule qui consulte ton site. Nous

avons tous besoin de lire "on the net" quelques paroles claires et fortes en réaction

à la brutalité brouillonne de certaines autres. Tu condenses et clarifies, en tout cas pour

moi, ce que je ressens. Tu y ajoutes de l'humour qui n'est pas, je l'espère, la politesse

d'un certain désespoir. » Non, je ne suis pas désespéré, je suis plutôt enragé. Si je

rigole c’est que je n’ai pas où mordre. (7 août)

 

Martine ajoute ceci (la flèche du Parthe) : « En relisant un épisode de ton

feuilleton (chapitre 15), j'ai relevé une inexactitude. Tu parles de religieuses

bretonnes ne voulant pas manquer le Pardon de Notre Dame d'Auray. le nom exact

est Pardon de Sainte Anne d'Auray. Les Bretons ne manquant pas d'imagination, ils

célèbrent certes beaucoup la fille mais aussi la mère. Je n'aimerais pas qu'un pasteur
aussi cultivé commette ce genre d'erreur digne d'un Américain écrivant sur la France

dans un quelconque polar. » Oh que j’ai honte ! (7 août)

 

Depuis quelques temps, je note une recrudescence dans le nombre des visites de

ce site. On tourne autour de cinq cents par semaine au lieu des deux cents habituels : la

foule ! Bizarre, néanmoins, moi je n’ai rien changé, les gens sont drôiles… (5 août)

 

« J'aime beaucoup ton site, m’écrit Colette. Je n'y vais pas très souvent mais à

chaque fois j'y retrouve des informations fortes de vérité et de nouveautés dans la parole 

(.... et que dire de tes interprétations bibliques !!). Nous avons besoin de tout cela, alors

merci ! » Quand on reçoit de tels messages, c’est plutôt à soi de remercier, il me semble.

(1er août)

 

On me dit qu’il serait plus utile que j’inscrive la date précise des messages, car

ils ont souvent un rapport avec les textes des dates correspondantes. Bon, alors je vais

le faire dès maintenant. (1er août)

 

 

 

Juillet 2010

 

 

Daniel me dit que l’intérêt de mon site, c’est aussi qu’il ne ressemble à aucun

autre dans sa conception. C’est sûr, je ne me suis inspiré d’aucun modèle, si ce n’est,

je pense, celui que m’aurait conseillé M. Roman, mon instituteur de CM1 à la Communale

des Lilas (département de la Seine), rue Paul de Kock*. Mais comme à l’époque les pages

avaient des carreaux (« Sautez une ligne et passez trois carreaux, écrivez… » j’ai dû

m’adapter.

 

* Il se peut que le traître Bernard Kouchner ait eu lui aussi M. Roman comme maître quelques

années après moi ; si oui, il devait faire moins le malin, à cette époque.

 

« Ton idée de stage d'élèves des grandes écoles chez les pauvres est excellente.

(voir sur la page Parole à la date du 13, Insertion) Une seule remarque, pourquoi vouloir

rétribuer les familles d'accueil après coup, aurais-tu peur qu'elles boivent les sous, s'ils

étaient donnés avant l'accueil ? Je suis pour une moitié avant le stage et le reste après,

que le stage se soit ou non bien déroulé. Pour avoir travaillé sur la préparation de stages

de formation, j'imagine les différents modules qui seraient mis en place pour "Immersion

dans la pauvreté". Ils pourraient se décliner de l'acquisition du langage à la pratique de la

resquille. Ce qui ne changerait hélas pas beaucoup ces élèves des préoccupations de leur

classe sociale. La bourgeoisie étant la reine des achats sur Internet aux meilleurs prix et

de l'emploi d'un certain ton. »

Ben si la famille pauvre reçoit du fric avant le stage, elle sera moins pauvre et le stagiaire

en profitera lui aussi… C’est de la triche !

 

Pour le dernier épisode du feuilleton (voir à la page Fétus du 12 juillet) :

« Pas mal, m’écrit-on, mais j'aurais aimé que Le Niaï ne soit pas "épuré". Un coin

d'obscurité aurait pu subsister. Ou un goût pour l'abattage clandestin. Bon mais toute

cette histoire n'est pas finie, il reste de l'espoir pour la canaille. »

Je vais y penser, mais le Niaï ne me dit pas tout… Lili non plus, et j’ai bien peur que sa

dernière apparition (dans le récit du 19) ne suscite le même genre de regret, en attendant

d’autres aventures plus sulfureuses.

 

J'ai lu l'ensemble de ton feuilleton, m’écrit-on, alors ceux qui comprennent

rien y sont encore plus endormis que moi. C'est encore plus intéressant maintenant

où l'on peut voir la trame se dessiner plus nettement, d'attendre le prochain épisode.

Découvrir où l'intégrer.

 

 

 

Juin 2010

 

 

Je reçois cet inquiétant message : « Au sujet de l'existence de la lutte des

classes, je suis d'accord avec toi : c'est pratique de faire croire aux gens que c'est 

dans la nature des choses qu'il y ait quelques exploiteurs et d'innombrables exploités ;

ainsi, la révolte n'est plus de mise. Je te le dis et redis : mort aux vaches ! » Ferait-il

suite à mon innocente remarque du samedi 26 sur la page Paroles ?  

 

« Je vais fouiner du côté réservé aux protestants, m’écrit cette visiteuse, et là,

je découvre cette merveille : adopter un prêtre. L'article du Monde précisait-il où et

comment se procurer l'être adoptable, y a t-il des photos ? Est-ce aussi compliqué

que l'adoption d'un enfant ? Est-on en droit d'exiger un certificat de bonne santé morale

et physique ? Il est bien dommage que votre épouse ne soit pas d'accord. Vous auriez

réussi à le convertir à la belote, au tarot, tout ça avec un bon whisky... Votre veine

missionnaire se tarirait-elle ? » En fait, nous nous tâtons. En tout état de cause, nous

exigerions au moins qu’il soit propre…

 

Ah ben j’ai plusieurs réactions (deux) à propos de cette critique de mon super

feuilleton que m’a envoyée Catherine. Paraîtrait que si on peut avoir de la peine à suivre

l’enchaînement des phases du récit, eh ben c’est justement ça qu’est bien ! Faut savoir

attendre. Ceci dit, moi-même, j’aimerais bien savoir ce qui va se passer.

 

« Pour le feuilleton, certains, semble-t-il, se plaignent de la discontinuité du récit,

écrit Martine, n'ont-ils jamais lu de romans contemporains, Claude Simon par exemple.

Ne vont-ils jamais au cinéma, la fragmentation du montage ça existe. » Jusque là, j’étais

satisfait de cette réaction, mais Martine croit malheureusement devoir ajouter : « Petit

bémol, ton feuilleton, c'est peut-être pas encore tout à fait du niveau de Claude Simon.

Mais je pinaille... » Je la trouve même un peu exigeante, en plus de pinailler…

 

Heureusement, elle ne se borne pas à parler de cet insupportable Claude Simon :

« Bon, ajoute-telle, tout ce que tu écris est TRÈS BIEN, ce qui me manque et peut-être

à d'autres aussi, c'est l'énergie  pour discuter des problèmes actuels. Mais, c'est vrai

que ce n'est pas très sympa, de puiser dans l'énergie que tu fournis, sans rien redonner

en échange. On va faire un effort, je vais faire un effort de réactivité. Donc tu continues,

tu lâches pas pour tous les mous du genou dans mon genre. » Bon alors si c’est comme

ça, je vais voir ce que je peux faire. 
 

Je reçois de moins en moins de réactions à propos de ce site, ce qui est bizarre,

puisque la fréquentation en est à peu près constante. On s’endort !

 

 

 

Mai 2010

 

 

« Je trouve votre nouveau feuilleton un peu trop décousu – m’écrit Catherine,

une amie universitaire –, il démarrait bien, mais on s’y perd assez vite. Pour un peu, il

faudrait établir une chronologie sur une feuille annexe pour pouvoir s’y retrouver ! »

Ma foi, c’était l’idée de départ, m’obliger à combler, au bout du compte, les espaces

de temps qui séparent tel moment du récit de tel autre. Dans mon idée, cela créait un

suspens permanent dont le principe m’intéressait. Quoi qu’il en soit, maintenant c’est

parti comme ça, je suis bien obligé d’arriver au bout !  

 

Ces temps-ci, de deux cents à trois cents personnes visitent ce site chaque

semaine. Une vitesse de croisière peinarde s’est ainsi installée. Cela me convient.

Reste que je ne comprends pas l’origine de ces rares mais intenses perturbations

qui surviennent parfois dans le rythme de cette fréquentation, soit à la hausse,

soit à la baisse. 

 

Martine tient à me louer, dit-elle, « pour l'énergie et la créativité que tu

déploies chaque semaine dans tes commentaires. Comment réussis-tu à ne pas être

désespéré par la situation actuelle, française, européenne, mondiale ? Pour moi, il y

a quelque chose dans l'air qui ressemble aux prémices de la seconde guerre mondiale.

Mais une guerre sans combats éclatants, une guerre bien plus dangereuse et plus

efficace car parée aux couleurs de la paix. » Et pourquoi ne serais-je pas désespéré ?

Les chants désespérés sont les chants les plus beaux... Sauf que je ne chante pas !

Et que je partage le sentiment de Martine.

 

 

 

Avril 2010 

 

 

Le début de mon nouveau feuilleton, Trois fétus, semble avoir plu, j’en suis

heureux. Espérons que la suite, ou plutôt les suites puisque cela sera extrêmement

discontinu, continuera à plaire. Quant au feuilleton précédent, Mon caté, on me

conseille de le faire publier. Plus facile à dire qu’à réaliser. On me conseille aussi

d’en changer le titre. J’en cherche un autre.

 

Depuis quelques temps, le nombre des visites reçues par ce site est stable, cela

tourne autour de deux cents par semaine. Ma foi, ce n’est pas Gala ni Closer, mais je

m’en réjouis, cela me convient.

 

On me dit que mes remarques de la pages Parole sont moins virulentes, voire

moins pertinentes, depuis quelques temps. C’est possible. J’ai dû faire le tour de tout

ce que je peux dire de mal du régime dont nous souffrons… Sarkozy et moi nous nous

répétons…

 

Ces temps-ci, ce site est visité régulièrement par deux à trois cents personnes,

en revanche, je ne reçois plus de courrier à son sujet. Pourquoi ? Mystère. Peut-être

que ce que je raconte laisse pantois, genre t’as vu les conneries qu’il arrive à raconter,

ce mec !? Ou alors… cela rend muet d’admiration : ça doit plutôt être ça.

 

 

 

Mars 2010

 

 

Quelques gentilles personnes me disent à quel point mon caté leur est bénéfique.

C’est sans doute qu’elles ne sont pas assez virulentes ! (non, je rigole).

 

Martine me fait savoir qu’elle a de la peine à comprendre l’organisation de ce site.

Je la comprends…

 

 

Février 2010

 

 

D’une amie : « Tout ce que tu écris est toujours net et sans bavures (et à notre
époque, ce n'est pas évident). Très beau ce que tu as écrit sur Haïti. Juste une petite

remarque, je ressens comme plus concis encore ce que tu réserves aux Protestants.
Et quelle trouvaille d'alimenter entre les fameux lundis de "mise à jour" la rubrique

"Paroles". Cela invite à suivre, comme un feuilleton, la marche de ton site. » Bon, ben

après ça, je sens que je vais réserver moins de concision aux protestants…

 

« Je retrouve certaines de tes intuitions dans le dernier livre de Régis Debray »,

m’a dit un copain au téléphone. Il s’agit sans doute de Le moment fraternité, que je  me

suis empressé aussitôt d’acquérir. Et même de commencer à lire. Or si j’en juge par ce

qu’on m’écrit ci-dessus, la ressemblance ne concerne pas le style, vu que, dans ce livre,

Debray est plutôt verbeux, je trouve. De ce point de vue, je préférais Un naïf en Terre

sainte. Quant à mes intuitions, comme dit l’autre, je les retrouve plutôt dans un certain

dédain à l’égard de la cour des installés.

 

On me fait parfois des demandes insolites. Ainsi ce visiteur, Alain, qui aimerait

savoir quelle est, selon moi, la différence entre le mythe et la parabole. Cette confiance

m’honore. Mais comme il y a manifestement, derrière cette question, une interrogation

sous-jacente concernant la Bible, je préfère répondre sur la page protestante intitulée

réactions.

 

 

 

Janvier 2010

 

 

Haïti – On ne peut pas vous le dire dans les médias habituels, mais en Haïti,

parmi les organismes autochtones les plus capables d’aider la population à long terme

parce qu’immergés en elle, on trouve les Églises, catholique et protestantes. Elles sont

loin d’être totalement fiables, mais elles le sont plus que d’autres. Pour les aider, la

Fédération protestante de France a créé un fonds d’urgence : les chèques ou virements

doivent être libellés au nom de « Solidarité protestante », et envoyés à la Fondation du

Protestantisme, 47 rue de Clichy – 75311 Paris cedex 09.

Porter la mention « Fonds d’urgence Haïti » au verso des chèques.

Pour les virements bancaires : IBAN : FR76 3078 80010010 2078 2350 030,

Banque Neuflize OBC Paris 8°.

 

Pour la nouvelle année, on trouvera quelques modestes innovations sur ce

site. D’une part, les difficultés que rencontraient ceux des visiteuses ou visiteurs qui

utilisent Firefox pour ouvrir les liens de la page d’accueil sont aplanies. Je le dois à

François, qui m’a montré patiemment comment faire pour que ce genre de questions

ne se posent plus. D’autre part, la mise à jour de cette page s’effectue désormais le

lundi au lieu du mercredi. On remarquera aussi que j’ai repris l’habitude de renouveler

régulièrement les rubriques hebdomadaires.

Enfin, enfin, faut pas que j’oublie : je souhaite à chacun et à chacune une année 2010…

(alors là, j’ai cherché longuement ce qui pourrait faire l’objet d’un tel vœu si je voulais

vraiment qu’il concerne le bien des personnes considérées, et je me suis dit finalement

que le mieux était de m’inspirer du point de vue de saint Paul) folle.

 

 

 

Décembre 2009

 

 

Martine m’écrit : « Très belle idée l'histoire du hérisson (c’est le conte de

Noël de cette année, NDLR). Qui combat l'obligation d'utilité, d'efficacité qui est si à

la mode de nos jours. Et puis elle appelle à regarder toutes les œuvres picturales du

Moyen Âge et surtout de la Renaissance, où tous les détails d'un tableau ne sont pas

toujours apparents. En particulier pour les Nativités. » Ben franchement, moi qui

croyais inventer !

 

Je suis heureux qu’Agnès ait tellement apprécié cette citation de Rilke, sur la

page d’accueil du 21 : « Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement, quelque part ;

c'est peu à peu que nous composons, en nous, le lieu de notre origine, pour y naître

après coup et chaque fois plus définitivement. »

 

On me signale que je me suis planté à propos de la Marseillaise, dans le

feuilleton sur l’identité supposée nationale : elle ne peut pas avoir été le chant de la

Fête de la Fédération, en 1790, vu qu’elle a été composée en 1792 ! je suis obligé de

le reconnaître. Fatalitas…

 

Mon ami Bruno me signale cette info, bienvenue au moment où l’on réveille

la question de l’identité nationale : mille cinq cents travailleurs indochinois ont été

envoyés en Camargue dans le cadre de la "Main d'œuvre indigène" entre 1941 et 1945

pour participer à la culture rizicole et à la récolte du sel en Camargue. En Arles, la

mairie va leur rendre hommage le jeudi 10 décembre 2009 à 11h à l’Hôtel de Ville.

Je penserai ce jour-là au père de Bruno.

 

Je reçois un message de mon amie Catherine : on ne s’est pas vu depuis

trente ans et elle continue à visiter ce site, ce n’est plus du courage ou de

l’abnégation, c’est de l’obstination ! Non, je rigole : ça me fait vraiment plaisir.

 

Grâce à une lectrice qui vient de changer de moteur de recherche, je

m’aperçois que les visiteurs qui utilisent Mozilla au lieu d’Internet Explorer ne

peuvent pas actionner les liens que j’ai établis sur la page d’accueil, autrement dit,

n’ont pas accès aux autres pages, à moins de passer par Google. Et encore, il leur

faut deux manips pour avoir accès à la fois à la page d’accueil et aux autres pages…

C’est sans doute un problème de codage que je n’ai pas maîtrisé, ou bien, plus

grave, Mozilla n’admet-il pas par principe les pages d’Index d’Internet Explorer ?

J’aimerais trouver de l’aide à ce propos !

 

 

 

Novembre 2009

 

 

Patrice m’envoie son point de vue sur la question de l’identité nationale :

« Français, je ne suis ni fier ni honteux de l' être, c'est comme ça. Le hasard et

la nécessité, comme dirait l'autre. C'est par hasard que je suis tombé ici, mais je

n'imagine pas de devenir Belge pour ne pas payer d' impôt. Pour le drapeau, j'ai

eu la chance d'avoir six ans en 1945 à la Libération et pas en 1940 sous Vichy. »

Je serais intéressé de recevoir d’autres réflexions à ce sujet.

 

 

 

Octobre 2009

 

 

À propos de cette suggestion de Martine (voir ci-dessous), après quelques essais,

je m’aperçois qu’elle est impraticable, hélas, compte tenu des moyens techniques dont

je dispose, à moins d’y passer le temps que je désire justement économiser…

 

Martine m’écrit ceci à propos de la page d’accueil de ce site: « Peut-être que

sur ton site, tu devrais afficher, tout de suite, sans que personne n'ait à cliquer, tes

réflexions sur la situation politique actuelle. On manque franchement de paroles fortes

actuellement. ET bien sûr, et surtout, de mots qui nous réjouissent. » C’est ce que

j’appelle me mettre la pression ! En fait, cette suggestion correspond à mon intention,

j’ai le projet de modifier cette page, beaucoup plus que je ne l’ai fait récemment, mais

cela me demande du temps et de la liberté d’esprit, ce que je n’ai pas présentement,

si bien que je dois reporter cela à plus tard

 

 

 

Septembre 2009

 

 

Un gros coup de fatigue m’a amené à interrompre la mise à jour hebdomadaire

de ce site, ce qui n’a pas manqué d’alerter quelques personnes, que je remercie pour la

fidélité de leur amitié. J’ai finalement décidé de transformer tout cela de sorte que la logique

de ce site soit seulement celle de ce que j’appelais la Boutique. Cela revient à dire que le but

est plus, désormais, de permettre la lecture de l’ensemble de mes textes que de réagir aussi

régulièrement qu’avant à l’actualité. J’attends maintenant, l’arme au pied, les réactions des

habitués (et aussi des autres, bien sûr).

 

 

 

Août 2009

 


Je suis tout à fait d’accord avec cette lectrice qui réagit aux pages de mon caté

intitulées Quelle Église ? et Dieu est-il mâle ? (12 et 19 août) :

« La religion, l'Église : donc, si j'ai bien compris, ce qui serait bien, c'est de se tenir

à la fois dedans, pour le partage et la discut', et en même temps en dehors, pour l'esprit

critique et l'indépendance. Sur la frontière, dans les marges, un pied en dedans, l'autre

en dehors, et le troisième au-dessus, pour voir où l'on veut nous mener...Quelqu'un a

déjà fait cela; il a eu des ennuis (mais c'est Lui que je veux suivre !). Quant au sexe de

Dieu ! Ne pas confondre les écritures avec la religion, ni avec la politique (les deux vont

de pair). C'est une question qui n'a pas lieu d'être, la domination des uns sur les autres

n'est pas une question de sexe. »

 

On me dit que ce site, depuis quelques temps, est de plus en plus religieux.

Je ne sais si c’est un reproche. Je pense que cela vient en grande partie, d’une part

de la nouvelle présentation, qui souligne certaines entrées qui en fait existaient déjà,

et d’autre part du thème du feuilleton actuel. Il est vrai, ceci dit, que je n’aimerais

pas être catalogué comme purement et simplement religieux.

 

 

 

Juillet 2009

 

 

Piquées au vif par ma remarque acide sur l’absence de réaction de mes chères

visiteuses et chers visiteurs, deux d’entre elles se manifestent en force, tant et si bien

que me voilà obligé de découper leurs réactions, et mes réponses, comme suit :

 

Tout d’abord Martine, qui reconnaît faire partie des profiteurs du mois de

juillet :  « D'abord félicitations pour la page d'accueil. Elle est presque parfaite. Pour

le contenu, c'est toujours aussi bien. Malgré l'absence de réactions, tu continues à

pointer la médiocrité ou la boursouflure. » Jusque là, ça va. Ensuite :

 

« Je suis émue par ta fidélité à Ségolène, est-ce parce qu'elle est en train de

devenir une sorte d'icône ? » Là, je dirai ceci : ce n’est pas parce qu’on s’appelle

Martine qu’on est forcée d’envoyer des piques à Ségolène ! Ceci dit, si je mentionnais

cette dernière (page Parole, samedi 25), c’était en fonction d’un contexte qui l’appelait

nécessairement, puisque, qu’on s’en félicite ou qu’on le regrette, c’est bien elle qui

était l’adversaire de Sarkozy lors de l’élection présidentielle. Voyons la suite : 

 

« Je te remercie aussi pour le feuilleton "Mon Caté" et plus particulièrement

pour le jardin d'Éden. Rien que pour ces textes, tes lecteurs devraient se remuer un

peu. Je suis loin d'être une spécialiste mais le ton et la langue, élégants dans leur

simplicité donnent tous envie d'aller voir plus loin ou de relire. C'est bien rare. » À

ces mots, tel le corbeau de la fable, je ne me sens plus de joie ! Mais encore :

 

« Bon, mais pour que tu ne croies pas que j'admire sans restriction tes écrits,

permet-moi de trouver un peu faible le qualificatif "misogyne" attribué à Orelsan

(Parole, samedi 25). Sous couvert de chagrin d'amour, c'est tout un courant de

pensées et d'actes criminels visant les femmes qu'il "blanchit", comme certains font

de l'argent de la Mafia. Mais il n'existe pas de mot autre, et certes, s'il désigne bien

celui qui hait les femmes, il a perdu de sa virulence au cours des temps. Il n'évoque

plus maintenant que quelque vieillard tremblotant au coin de son feu, attendant une

servante, par flemme d'y remettre lui-même une bûche. C'est un mot bien trop

élégant pour qualifier l'œuvre de ce monsieur. Tu  mets de plus sur le même plan

Johnny et Orelsan. Johnny nous pique du fric, il devrait être interdit en France pour

fraude fiscale mais, que je sache, il n'a jamais appelé au meurtre. L'autre si. L'autre

poétise sur les filles brûlées dans les caves. » Chère Martine, je n’ai rien à dire à cela

pour la bonne et unique raison qu’en réalité, je n’ai jamais entendu ni lu un seul mot

de ce que profère ce garçon. Je me suis borné à répéter ce que tout le monde en dit

dans la presse que je lis. C’est pas bien, j’aurais dû vérifier, mais franchement, ça

me gonfle.

 

Voici maintenant Christiane, qui commence ainsi, en remontant assez loin :

« En ce qui concerne la question posée en mars 2009, intitulée: "peccamineux", la

réponse est : non. » C’est sur la page Réactions d’un protestant, et je suis heureux

d’avoir ainsi une réponse : il est licite de sodomiser un évêque. Elle peut sembler très

anti-catholique, mais certains lecteurs de la presse catholique ont fait pire que cela,

me dit-on, au sujet d’un certain évêque brésilien… On continue :


« Il n'y a pas que les Compagnons de l'Arche qui s'expriment : Benoit XVI

aussi : il sort un CD dans lequel il chante. PPP : Pas de Petits Profits. » Je ne savais

pas que le Pape se reconvertissait. En toute modestie, je doute qu’il chante aussi bien

que mes petits copains et moi, je vais lui envoyer un de nos CD pour l’aider à progresser

dans cette nouvelle carrière. Christiane ajoute :


« C’est vrai que Sarkozy est omniprésent, mais grâce à qui ? Aux bons toutous

qui écoutent la voix de leur maîmaître dans l'attente d'un sussucre, et qui s'aplatissent

dès qu'il fait un pet de travers : les journalistes de radio et télé. Où sont partis les esprits

critiques ? S'ils sont en vacances, vivement la rentrée ! » Certes. Mais comme je le faisais

remarquer (Parole, mercredi 29), Sarkozy n’est pas vraiment omniprésent dans la presse,

il y a des sujets le concernant sur lesquels il parvient à obtenir la discrétion des médias.

J’en donnais un exemple : la visite récente que lui a faite le président camerounais, l’un

de ces caciques africains fort peu recommandables, une visite assez peu couverte par

nos journalistes de tout bord. Mais Christiane n’a pas terminé :

 

« À part ça, peux-tu m'expliquer pourquoi l'homme de bien ne peut pas manger

sur une montagne ? (Ezéchiel 18, v.6) » Là, Christiane exagère, elle profite bassement

de mon côté pédant. Enfin soit : il s’agit des montagnes sacrées de cultes païens de

l’époque ; on y communiait avec les dieux en mangeant de la viande d’animaux sacrifiés.

Ces cultes célébraient la fécondité et la fertilité, mais aussi la puissance des rois.

 

Fin des réactions reçues à la suite de cette déploration : 

 

Ben moi, je vais vous dire, chaque semaine, je me casse la tête pour faire vivre

ce site, et y a quasiment personne qui réagit, même pas une injure ni rien, quelle bande

de profiteurs !

 

L’ami Hugues, qui est pasteur, conseille mes réflexions sur l’Écriture sainte

considérée comme parabole aux jeunes mariés auxquels, selon la coutume, il offre

une Bible au cours de la cérémonie. Plus généralement, il me couvre de louanges pour

certains autres de mes textes. Il va mal finir… 

 

Benjamin me fait savoir que mes poèmes qui riment* sont, soit "tros bien",

soit "encore mieux". Noter que le "tros" est une faute volontaire, destinée à voir si je

connais l’orthographe aussi bien que lui, fort de ses neuf ans et demie.

 

* Un de ces jours, on les trouvera réunies sur une page de ce site, sous le titre Rimes au benjamin.

 

 

 

Juin 2009

 

Colette trouve mes réflexions un peu trop intellectuelles. Je suppose qu’elle

fait allusion au feuilleton actuel, Mon caté, et peut-être aux notes consacrées au texte

évangélique du dimanche. Et il est vrai que j’ai hésité avant d’assumer ce ton qui

tranche avec l’exigence de simplicité supposée qui conviendrait à l’évangile. Mais je

me suis dit finalement que la chose méritait bien un effort, chez le lecteur. Il y a des

choses qu’il faut gagner, des perles qu’il faut chercher. Ces petits textes me coûtent

de l’effort, ils ne me sont pas aisés, chacun d’entre eux porte en lui le résultat de ma

découverte personnelle, après que j’aie fait le plus dur : me dégager de ce que l’on

m’avait appris depuis l’enfance et que j’avais porté en moi jusqu’à l’âge adulte. Pour

moi, l’expression une simplicité biblique est fausse, les Écritures sont voilées, et tout

comme l’amoureuse dont elles parlent si bien, elles ne se dévoilent pas n’importe

comment ni devant n’importe qui, c’est à conquérir. Ceci dit, personne n’est obligé

de chercher en ce domaine autre chose que ce que l’on peut entendre sans effort et

en permanence dans les églises et leurs médias.   

 

L’amitié, voire l’affection que me témoignent Henriette, Martine, Christiane,

d’autres encore, à propos de ce site me vont droit au cœur.

 

Bon alors j’ai essayé de suivre les conseils éclairés de Martine, ce 14 juin,

j’attends les réactions, à supposer qu’il y en ait car elles se font rares. Mais je note

une remontée du nombre des visites, on en est à trente par jour environ.

 

« Je suis tout à fait d'accord, m’écrit Martine, avec "l'anonyme de Corse"

(lire ci-dessous) qui pense que tu es las mais que pour vingt, il faut continuer. Oui bien

sûr, c'est pas facile avec tous ces gens qui comme moi, lisent mais ne réagissent pas.

[…] Enfin, très égoïstement, je suis contre le changement de contenu. Surtout que,

toujours très égoïstement, je commençais à comprendre les commentaires des versets

du dimanche. Il ne faut pas abandonner les pauvres d'esprit, surtout quand ils sont

incroyants. […] Non, le contenu de ce site ne doit pas changer mais la forme, si.

Certainement. Il faudrait que tu trouves un système de navigation peut-être plus rapide.

En tout cas, faire une page d'accueil beaucoup plus éloignée d'un sommaire de livre.

Voir tout de suite la plus forte de tes "paroles" sur l'actualité, la mettre en parallèle ou

plutôt en relation avec ta "réaction" de protestant. Après tout, c'est un site protestant,

non. Et pour le moment, il n'y a rien à cacher. ça viendra peut-être mais les dragonnades

ne me semblent pas pour l'instant dirigées dans ce sens. Ou alors, je n'ai rien compris

à la chasse aux enfants. Sans tomber dans le style "Bonnes paroles et petits lapins qui

dansent" cher à certains sites catho, tu pourrais "appâter" un petit peu. »

Encore du boulot, quoi !

 

 

 

Mai 2009

 

« À cette question (voir ci-dessous), la réponse est NON !, m’écrit une lectrice

anonyme de Corse. Ces vingt personnes qui se connectent sur le site chaque jour ne

méritent pas cela. Pourquoi les en priver, sous prétexte que, pour l'instant, ils ne sont

qu'eux à le visiter ? Vingt personnes, ce n'est pas rien. Plus de caté, plus de poèmes,

plus de versets pour le dimanche, même plus de "chasse aux enfants" ? C'est trop

injuste ! »
Elle ajoute ce P.S. : « N'est-ce pas plutôt toi qui es "las, las, las" (lalala) ? » Peut-être.

Mais j’aimerais bien savoir tout de même si les visites actuelles sont de simples passages

ou des marques d’intérêt pour mes petites écritures. Je vais commencer une enquête

à ce sujet.

 

Cette deuxième quinzaine de mai voit le nombre de visites reçues par ce site

baisser de moitié par rapport à l’habitude (une vingtaine environ par jour en moyenne).

Cela fait réfléchir : est-ce dû aux nombreuses petites vacances, ou bien une certaine

lassitude se fait-elle sentir, et si oui, cela correspond-il à un besoin de renouvellement

de la formule actuelle, ou à l’envie d’aller définitivement voir ailleurs ? Bref, peut-être

est-il temps pour moi d’arrêter ?

 

Hubert estime que cette semaine, le poème de la page d’accueil (mercredi 13 mai)

n’a aucun sens. Ma foi, à le relire, ça me paraît évident. Ce sont de ces choses que l’on

écrit comme en transe, dans une sorte de brouillard. Ça me parle, mais comment ?

 

Marcel me fait remarquer que dans mon Caté du 6 mai, intitulé Changer de monde ?,

j’ai prêté à saint Paul ce qui devait revenir à saint Jean. C’est en effet cet évangile qui fait

dire à Jésus que ses disciples sont dans le monde mais ne sont pas du monde. Très juste.

Je me suis aperçu trop tard de cette bourde et n’ai pu la corriger que dans l’édition du 13,

à paraître. Marcel, en bon parpaillot, s’étonne par ailleurs de ce que j’écrive saint Paul

où il aurait fallu l’apôtre Paul puisque Dieu seul est saint… Ben je suis pas d’accord, saint

Marcel ! On trouve les croyants appelés saints dans plus d’une épître du Nouveau Testament.

 

 

 

Avril 2009

 

Après une nette augmentation du nombre des visites, ce site a vu la fréquentation

baisser de nouveau et descendre à une moyenne de quarante visites environ par jour. Je

propose en conséquence la création d’un nouveau mot, situsoïde, ainsi que ses dérivés :

situsoïdal, etc. Il s’agit, on l’aura deviné, de définir un site internet dont la fréquence des

visites obéit à une courbe sinusoïdale.

 

Claire a trouvé que j’y étais allé un peu fort, sur ma page réactions, en commentant

certaines situations très difficiles connues récemment par l’Église catholique. Euh… vous

trouvez ? 

 

Du 20 mars au 8 avril, un bogue informatique grave a interrompu la mise à jour

hebdomadaire de ce site ainsi que le fonctionnement de la boite de courriels qui lui

est associée.

 

Pendant les quelques semaines où ce site a été en latence obligée, nombre de

personnes se sont inquiétées, ne sachant si j’avais des difficultés techniques ou de santé,

ou si j’avais résolu de tout arrêter, ceci d’autant que je ne répondais pas non plus aux

courriels. Sacré bogue ! Il m’a été très difficile de tout remettre en place, et je dois

beaucoup à quelques personnes qui m’ont aidé à le faire. Je note ceci : ce sont des

hommes qui m’ont aidé sur le plan technique, et des femmes qui se sont inquiétées…

Je remercie vivement les secondes comme les premiers, tout en me demandant si cette

répartition, qui reproduit des lignes de force traditionnelles, est politiquement correcte !

 

C’est bizarre, après trois semaines de silence de ce site, le nombre de ses visiteurs

a augmenté, dépassant les soixante-dix en moyenne par jour au lieu des cinquante habituels.

 

 

 

Mars 2009

 

Martine, très fidèle visiteuse, m’écrit ceci : « en ce moment, je te trouve plus

caustique dans tes réactions de protestant que dans tes paroles sur l'actualité. Penses-tu

t'adresser ainsi à un public plus subtil ? » Plus subtils, les protestants ? Ils n’en donnent

guère la preuve… D’autre part, leur actualité n’est-elle pas de l’actualité ? Ceci dit, la

remarque est juste, je veux dire que je me la suis faite moi aussi. C’est que l’actualité

(la grande) me laisse de plus en plus désarmé. Face à tous ces intelligents qui mènent

le monde, je me trouve de plus en plus bête. Cela me fatigue.

 

Eh bien voilà ! Grâce à ce site, j’ai eu le plaisir de retrouver Bruno

(voir ci-dessous). Toujours aussi sympa. Vingt-cinq ans après, on se retrouve comme

si on s’était quittés hier.

 

 

 

Février 2009

 

Virginie m’envoie un courriel très sympa au sujet de mes poèmes, qu’elle a lus

sur ce site : elle les aime et les compare à un bouquet de fleurs coupées. C’est ce qu’on

appelle faire une fleur à quelqu’un…

 

Bonne surprise, à Paris je rencontre Corine, une amie qui réside en Italie.

Elle m’apprend qu’elle consulte ce site et même… l’utilise. Je ne sais ce qu’elle

entend par là, mais au-delà de la surprise, cela me fait vraiment plaisir.

 

Comme chaque fois que quelque organisme protestant fait mention de ce site,

je note des pointes de fréquentation. Là, c’est la librairie Un temps pour tout* qui fait

état de mon nouveau recueil de poèmes intitulé Toutes ces mondanités, et le nombre

des visites quotidiennes monte d’un coup à deux cents environ. Après, ça retombe

aux cinquante visites habituelles.

 

* www.untempspourtout.fr/   

 

 

 

Janvier 2009

 

Selon Claude, je m’acharne injustement sur Éric Besson dans mes remarques

de la page paroles. D’après lui, tout le monde ayant le droit de changer d’avis, cet

homme-là ne fait qu’ajuster sa pratique à ses idées. Je serais donc injuste ? Violent ?

Et moi qui me retiens ! Que serait-ce, si j’écrivais tel quel ce que je pense, et dans

les termes dans lesquels je le pense…? Sur ce sujet, je remercie toutefois Claude de

ne pas m’avoir sorti ce refrain déjà entendu : « Pour un pasteur, vous êtes vraiment

méchant ! » Ma réponse faisait allusion à ce mot de Jésus concernant un puissant

de ce monde et qui me paraît bien adapté à la situation : « Allez dire à ce voleur

de poules… » (traduction libre).

 

Pour la nouvelle année, je reçois d’une fidèle lectrice « […] un remerciement

pour cette année. Tu ne l'a pas trop aimée mais tu as fait en sorte de la rendre lisible à

ceux qui comme moi, vont vite à de fausses conclusions. Merci pour les mercredis de

lecture et la réflexion. Merci de m'avoir évité l'attendrissement ou la compassion, là

où il est plus utile d'être en colère. Et merci […] d'avoir évoqué l'honneur. Très

ancienne vertu qui semblait reléguée au théâtre classique. » Eh bien, en vraie vérité,

je ne pensais pas avoir tant de mérites.

 

 

 

Décembre 2008

 

« J'apprécie particulièrement ton nouveau feuilleton : Mon caté », m’écrit Martine.

« C'est comme si tu accordais plus de confiance à tes lecteurs. Tes courtes nouvelles

précédentes malgré leur charme, je les ai toujours lues comme des paraboles. Maintenant,

tu ne dissimules plus le "fond " de ta pensée sous un habillage séduisant. Nous sommes

confrontés à ta parole. À sa complexité, à sa finesse, à son irréductible combativité. […]

Je ne connais rien à l'expression ordinaire des pasteurs […] mais il me semble que tu ne

dois pas compter que des amis parmi tes "collègues". » Bah, y a pire que moi, tu sais…

 

Mi-décembre, ce site reçoit plus de cinquante visites par jour, soit quatre cents

environ par semaine. Après deux ans et demie d’existence, il a donc fidélisé, semble-t-il,

un petit public. Ce dont je me réjouis le plus, c’est de la diversité de ce public, du moins

si j’en juge par les trop rares messages reçus.

 

On me fait remarquer qu’une maladresse d’écriture semble opposer foi et justice

dans une note de la page réactions concernant la religion. Mon intention était de les

opposer toutes deux à la religion, non entre elles. En effet, lorsque la foi existe, elle

suppose nécessairement la recherche de la justice. En revanche, cette dernière se suffit

à soi-même, à mon sens, en ce qu’elle accomplit la volonté divine. C’est que la foi est

une grâce qui nous est faite, elle n’est pas universelle (et parfois, on se passerait bien

de ce genre de cadeau).

 

Bruno, un ami perdu de vue depuis les années quatre-vingt, a découvert ce site

et m’envoie ce petit message sympathique : « Ça fait du bien. J’ai plein de questions… »

J’attends ses questions de pied ferme.

 

Un autre Bruno s’étonne de ce que j’écris Rouanda et non Rwanda, ce qui est

l’orthographe officielle du nom de ce pays. Il remarque aussi que j’écris Nigéria, avec un

accent, alors qu’il s’agit d’un pays anglophone. C’est vrai, et de même, j’écris Allemagne

alors que les Allemands disent Deutschland… Il se trouve en effet que j’écris en français.

 

 

 

Novembre 2008

 

Jean-Claude se répand en bénédictions à mon égard parce que j’ai noté sur ce site

quelques informations sur son dernier bouquin (courtoisie) consacré à Orson Welles. Il a

bien tort, la promotion ce livre a été l’occasion pour moi d’ouvrir cette page bien utile.

Je peux y inscrire des données venues de mes amis.

 

Je reçois ce message, mercredi 5 à l’aube. Il répond à plusieurs réflexions portées

sur le site ces derniers jours, dont celui qui précède immédiatement, ci-dessous :

« Ce matin je pleure de joie ! Je ne peux pas m'en empêcher, le président des États-Unis

est noir ! et je pense à tous les descendants d'esclaves, qui souffrent depuis des générations

à cause du racisme (même si Obama n'est pas lui-même descendant d'esclave).
Autre chose, en ce qui concerne le fait que tu es "dos au mur" : bienvenu au club ! Il y a

néanmoins un avantage à cette position : au moins, tu n'as plus à surveiller tes arrières,

puisqu'ils sont devant toi...
Enfin, je suis d'accord avec toi pour préférer le site au blog, cela évite que n'importe quel

pinpin y déverse ses idées de chiottes. »

 

On me presse, ici ou là, de remplacer ce site par un blog, plus convivial, me dit-on,

et qui permettrait aux uns ou aux autres de réagir plus facilement à mes propos. Peut-être.

Mais ce n’est pas le but que je me suis fixé, qui consistait à présenter mes écrits plus

facilement que si je devais les préparer pour l’édition et leur trouver des éditeurs. Sachant

que j’ai ainsi plus de lecteurs que si je publie des bouquins. C’est donc en surplus que je

m’amuse à préparer chaque semaine ce que j’ai appelé l’Hebdo – pensées, images, poèmes,

feuilleton, etc. Et si cela attire des lecteurs vers la Boutique, je m’en réjouis. Mais je ne

crois pas que mes petites réflexions ou créations méritent beaucoup plus qu’un coup d’œil.

 

 

 

Octobre 2008

 

Didier me dit avoir été surpris, mais aussi ému, par mon texte sur les Pères Gelineau

et Rimaud, à la page Réactions de ce site. Il imagine mal que de telles relations aient pu

s’établir entre des Jésuites, justement, et un hérétique comme moi (il met hérétique entre

guillemets…). C’est que l’ordre des Jésuites a été fondé par Loyola pour combattre la RPR

(Religion Prétenduement Réformée). Mais c’était au XVIe siècle, et Didier fait semblant

d’oublier que les challenges rencontrés par cet ordre aujourd’hui sont bien différents.   

 

C’était bien un feu de paille, ce subit engouement de quelques centaines de personnes

pour ce site, qui, à la mi-octobre, a doucement retrouvé le rythme habituel.

 

 

 

Septembre 2008

 

Fin septembre, ce site, créé en avril 2006, était visité quotidiennement par trente

à quarante personnes, soit une moyenne hebdomadaire de deux cent cinquante environ.

Puis, de façon inexplicable, le nombre des visites est brusquement monté à plus de deux

cents par jour. À ce rythme, la moyenne hebdomadaire serait de près de mille cinq cents,

soit plus de soixante-dix mille par an. Mais tout me porte à penser qu’il s’agit d’un feu

de paille. Merci à tous les visiteurs.

 

Érick découvre ce site et me comble de félicitations, tant pour le site lui-même que

pour mon parcours personnel. Franchement c’est trop pour le site, et immérité pour le

reste… mais ça fait plaisir.

 

On me dit qu’en espérant « la réformation de l’Église catholique romaine », dans

ma page réactions, je me montre particulièrement sectaire… Pourquoi ? Ce que j’espère

ainsi, c’est la possibilité, pour les Églises protestantes, de reconnaître l’évêque de Rome

comme primus inter pares au sein de l’Église universelle. C’est effectivement une affaire

à long terme, et qui suppose que l’Église de Rome abandonne sa prétention d’être l’unique,

acceptant ainsi le principe d’une nécessaire réformation. J’ajoute que j’appelle de mes

vœux la réformation, sur d’autres questions, de mes Églises luthéro-réformées, et ceci en

permanence.

 

À la suite d’une note quelque peu aventureuse, je l’avoue, de mes pages Paroles, note

qui proposait d’envoyer la ministre de la Santé en Corse pour la punir, je pense avoir fâché

certains de mes visiteurs corses, qui m’envoient l’inquiétant message suivant :

" Nous nous élevons vigoureusement et même, farouchement, contre ce projet !
" Que le département des Deux-Sèvres se garde lui-même les ministres "déportés",
" au lieu de nous les refourguer, comme si nous n'étions pas déjà assez empétrés !
" (politiques et "peoples" tous confondus). La Corse n'est pas un dépotoir !
" Non mais ! Troppu é Stroppu ! " 
" Dumenicu-Anton Alessandri ; Anghulu-Mari de Rossa-Recca ; Pasquale Paoli ;
" Napoleone Buonaparte.

 

 

Août 2008

 

Martine me fait deux judicieuses remarques à propos de ma réaction concernant

Calvin, Michel Servet et le monument parisien qui se réfère à ce dernier. Elle me rappelle

d’une part la statue de Coligny, érigée en souvenir de la Saint-Barthélémy, d’autre part

que celui-ci n’était pas blanc-bleu, ayant fait brûler quelques centaines de catholiques

dans une grange pendant les Guerres de religion.

Deux remarques à mon tour. À propos de Servet, je parlais des gens que l’on brûlait dans

le cadre d’un procès pour hérésie, et à ce propos je maintiens que pour célébrer la liberté

de conscience, il est abusif, du moins en France, de commémorer Michel Servet plutôt

que les innombrables hérétiques de tout poil brûlés par l’Inquisition.

En ce qui concerne Coligny, la Saint-Barthélémy et les massacres perpétrés pendant les

Guerres de religion, il s’agissait de politique ou de faits de guerre, et je rappelle que la

guerre se menait à l’époque comme à Srébénica récemment… Aujourd’hui, Coligny

comme le duc de Guise, responsable du massacre de Wassy, se seraient retrouvés au

Tribunal de la Haye pour crimes de guerre. Quant à la Saint-Barthélémy, ce qui a paru

condamnable, à l’époque, ce fut surtout la traîtrise consistant à profiter de la présence

des négociateurs protestants pour les éliminer.

 

 

 

Juillet 2008

 

Évidemment, comme j’ai parlé en bien de Calvin, il y a quelqu’un – ma propre sœur

qui plus est – pour me rappeler le sort de Michel Servet, brûlé à l’époque par les calvinistes

de Genève. Ma réponse se trouve à la page réactions.

 

Tombé sur un de mes textes par hasard, Olivier a, m’écrit-il, été touché par

son écriture. Il ajoute : « J'ai lu et apprécié d'autres textes. J'ai aussi été intéressé par

votre parcours. » Je n’évoque mon parcours personnel que pour donner un contexte à

mes textes, mais il arrive qu’il résonne avec celui de certains de mes visiteurs, et c’est,

semble-t-il, le cas pour Olivier. Ainsi naît la possibilité d’une rencontre et d’une

sympathie dont ne peut qu’être reconnaissant.

 

Je suis heureux d’avoir reçu un message concernant mes remarques de la page

paroles sur les chansons entendues à la radio. Il est de Thierry, qui s’apprête à passer à

ma suite sur France Inter, désormais, lui qui écoute habituellement une autre radio, du

moins s’il est vrai qu’on y entend du français en majorité. Ouais, c’est sympa, mais si

c’est pour entendre des conneries…

 

Une personne que je ne nommerai pas me demande, après avoir lu ce que j’ai écrit

sur la mission chrétienne (« l’envoi en bas », « l’envoi ailleurs », page réactions), ce qu’il

en est de l’envoi en l’air. Je lui répond ceci : pour cet envoi-là, il n’y a pas que la position

du missionnaire.

 

Christiane trouve que ce passage de Claude Roy me va bien. Il est tiré de

"La défense de la littérature" (p. 93, "Idées") : "Poète est celui-là qui d'abord a sa

foi dans les mots, croit avoir tout perdu quand le mot lui échappe, et la respiration des

mots, et tout conquis quand le mot juste et plein vient couronner la quête et combler

son attente." Je suppose que cela a à voir avec l’entrée toute récente sur ce site de ma

"Lettre à une militante ouvrière sur la poésie"(voir lettre).  

 

Martine a lu aussi cette "Lettre" sur la poésie et l’a appréciée :  « … je m'aperçois

(non, je m'en doutais un peu) que même en 75 tu avais déjà cette netteté, presque ce

tranchant d'analyse … il m'a infiniment touchée. Cela rejoint un constat … qui ne concerne

pas que la poésie. Actuellement, il me semble que de plus en plus rarement, les ouvrages

de vulgarisation … sont destinés  aux spécialistes de la même discipline… »

 

 

 

Juin 2008

 

Jacques me demande insidieusement si j'espère l'échec de Sarkozy, qui serait,

selon lui, celui de la France. Ben je n'espère pas grand' chose, je dois dire. La plupart

des "réformes" engagées par Sarkozy vont aller toutes seules à l'échec un jour ou l'autre,

je crois. On ne réforme pas un pays comme on culbute une bergère (référence à Victor

Hugo, qui s'en vantait). Je m'attends donc à une catastrophe, que je n'espère pas, en

espérant que ses causes probables se dissolvent à temps. Quant à Sarkozy, je ne lui

souhaite que d'entrer dans un important cabinet d'avocats américain. Il a le profil. 

 

 

 

Mai 2008

 

Henriette, rencontrée l'autre soir à une réunion sur la pensée de Paul Ricœur

(j'ai pas tout compris), me confie, à propos de ce site, qu'elle ne rate pas un mercredi.

Cela me remplit de reconnaissance. Cela m'oblige, aussi.

 

Jacques me dit que l'on ne peut, comme je semble le faire, juger de la validité d'une

politique uniquement à partir de l'action du ministre Hortefeux, expulsant des sans-papiers.

Il rejoint ainsi, semble-t-il, le point de vue des ministres dits de gauche. Ma réponse est simple :

n'y aurait-il que cela à reprocher au gouvernement actuel que cela suffirait, au contraire.

En effet, le droit n'est pas respecté. Le droit est à la base de la République. Et la volonté de

Dieu, selon les prophètes, est "que le droit roule comme un torrent sans fin". ça fait beaucoup.

 

Après réflexion à propos de la suggestion de Céline de faire figurer, avec la page

dimanche, la traduction du texte biblique sur lequel je propose des remarques, j'ai commencé

à le faire ce 21 mai. C'est encore expérimental, et il ne me sera probablement pas possible de

le répéter toutes les semaines. Lorsque cela sera possible, la lettre T apparaîtra en regard des

remarques considérées, il suffira de cliquer dessus pour trouver la traduction correspondante.  

 

Céline, après un long temps sans y venir, trouve ce site très intéressant

et très pratique d'accès. Elle aime les poèmes et les récits. A propos de mes notes sur les

textes bibliques (dimanche), elle me propose de faire figurer aussi le texte biblique concerné.

Je vais y réfléchir, mais c'est du boulot car il faudrait alors que je fasse, chaque semaine, une

traduction qui corresponde à mes notes. Celles-ci, en effet, dépendent souvent de questions

de traduction. Ceci dit, on peut trouver les textes sur le net dans diverses traductions :

http://www.protestants.org/bible. 

 

Ma petite sœur me dit que bien des remarques trouvées sur ce site la font rire.

Enfin une réussite ! (je parle du rire de visiteurs, bien sûr, pas de ma sœur, bien qu'elle

soit très réussie).

 

Une remarque récente de ma page Parole, parole, avec photo à l’appui s’il vous plaît,

a pu faire penser que j’en pinçais exclusivement pour la Madone du Poitou. Nenni. Je ne la hais

point, mais surtout, je me ris des grands chefs de la rue de Solférino, et j’abomine d’abomination

l’abominable Jospin, ainsi que tous les culs-serrés à tête de trotskard pleine d’eux-mêmes.

J’ai dit.

 

 

 

Avril 2008

 

Visiteur, semble-t-il, de ce site et auditeur des cultes radiodiffusés auxquels j’ai

participé récemment, Frédéric me presse de contribuer activement à faire triompher, chez

nos parlementaires, le NON à la légalisation de la culture des OGM en plein champs, et à

« la dissémination de gênes "étranges" dans la nature ». J’ai le sentiment qu’il s’exagère

largement les possibilités qui sont les miennes d’agir en ce sens, mais je l’assure de ma

volonté de faire ce que je peux en la matière.

 

Une personne très proche de moi me signale que mes notes sur les lectures bibliques

du dimanche sont devenues plus techniques et moins personnelles qu’avant, ce qui est dommage.

Il va falloir que je me surveille !

 

J’apprends que Catherine, une amie perdue de vue depuis vingt ans, visite ce site

et s’attaque même aux textes abstrus portant sur l’exégèse biblique... Quel courage ou quelle

abnégation ! Mais cela m’émeut et me réjouit grandement.  

 

Il n’y pas que les cathos qui regimbent en me lisant, certains me trouvent aussi de

mauvaise foi lorsque je m’en prends aux membres du gouvernement. Ce qu’il y a, c’est

que je ne sais pas duquel on me parle alors, car il y en a deux, celui de Sarkozy et celui

de l’UMP, si je comprends bien. Je m’y perds, d’autant qu’ils se superposent en partie.

Auquel faut-il accorder créance ?

 

 

 

Mars 2008

 

Et ça ne rate pas, à peine ai-je égratigné le cardinal de service que se trouve un ami

catho pour me faire les gros yeux. Je ferais preuve d’anti-catholicisme primaire… Meuh non !

Qu’on se rassure, j’attends tout des talas*, c’est juste de l’espérance. Et bien sûr, parfois elle

est déçue. Normal.

* Tala : vieil argot estudiantin pour désigner "ceux qui von-tala-messe"…

 

Maurice, un amical collègue perdu de vue, visite ce site et se dit très intéressé par lui.

J’en suis d’autant plus touché que le sien* est d’un niveau nettement plus élevé, dans sa

spécialisation sur les images. Il pense pourtant que, pour un pasteur, « il y a un côté un peu

démago à faire un site avec l'image et c'est beaucoup plus courageux avec la poésie ». Je

n’en sais rien, car je n’utilise pas la poésie comme accroche pour mener le visiteur à autre

chose. Je me borne à jouir de l’écriture avec ce que je suis (bonsoir misère…).

* www.artbible.net

 

On me dit que mes dernières Réactions d’un protestant sonnent tristement. Je donnerais

l’impression de pencher du côté du désenchantement vis-à-vis de nos Eglises. Ma foi, c’est

possible, quoique, en relisant, je me trouve moins tristounet que ça. Mais il est naturel, je pense,

de varier en ces matières. Ce n’est pas la première fois que je serais tenté de quitter ce milieu.

Je l’ai déjà fait autrefois, pendant quelques années. Cela donne du prix à l’adhésion, et il y a

bien des pasteurs à qui je conseillerais de faire de même.

Ceci dit, une autre chose est de sortir de la foi. Cela, ce n’est pas de l’ordre du choix, la foi

vous tombe dessus ou non. C’est juste une confiance en plus grand ou plus vaste que soi, et

cela ne m’a jamais quitté, aussi loin que je me souvienne.

Mais les Eglises, ça va, ça vient… Me trouble cependant le fait que l’exhortation à rester

intéressé à ces choses vient de personnes non croyantes ou non pratiquantes. Cela a du prix.

 

 

 

Février 2008

 

Il m’arrive de découvrir par hasard que telle personne rencontrée visite ce site. J’en

éprouve parfois une vive surprise car, dans certains cas, je n’aurais jamais pensé que la personne

considérée connaisse même l’existence de ces pages. Au fond, je ne sais que peu de chose du

public concerné, cela m’oblige à me découvrir plus que je ne le ferais peut-être en présence de tel

ou tel. Tant pis, ou tant mieux…

 

Janick me fait grand plaisir en m’écrivant, au sujet de mes diverses réactions à l’actualité,

qu’elle est heureuse de trouver là « un lieu où un veilleur veille ». Je l’aide ainsi, écrit-elle, à saisir

l'essentiel d'une actualité souvent éclatée. C’est aussi ce que me transmet Martine, en substance,

en ajoutant que, de plus, tout cela est bien écrit. Je rougis.    

 

Un coup de fil de Jean-Pierre, grand cinéphile devant l’Éternel, me signale que Pialat,

le cinéaste, se prénommait Maurice, et non Robert comme je l’avais écrit d’abord dans mes

Simples rencontres. J’ai honte.

 

Je retrouve Noël après des années – une cinquantaine, en fait… Il me fait le plaisir de

visiter ce site et de me féliciter pour sa qualité. Merci à lui. C’est quelqu’un dont la longue et

aventureuse existence lui a permis de se trouver dans de nombreux points chauds de l’Europe

de l’Est, et c’est sans doute pourquoi, après avoir lu ici quelque texte évoquant les camps nazis,

il me rappelle aussi l’existence du Goulag. Je ne pense pas que les deux systèmes totalitaires

aient eu le même sens ni les mêmes fondements, mais une chose me paraît sûre, les deux étaient

criminels, je le dis ainsi par euphémisme. Ceci dit, les crimes de l’un n’excusent pas les crimes

de l’autre.

Noël a sans doute été frappé par mon penchant partageux puisqu’il me gratifie de deux superbes

citations d’auteurs russes :

– « Je continue de croire que l'égalité est une idée métaphysiquement creuse, et que la justice

sociale doit se fonder sur la dignité de chaque personnalité et non sur l'égalité. » (Nicolas

Berdiaev).

– « L'égalité, frère, exclut la fraternité, il convient de bien le comprendre. » (Joseph Brodski).

Voilà qui pourrait susciter bien des commentaires, je suppose…

 

 

 

Janvier 2008

 

Richard passe voir ce site, qu’il n’a pas visité depuis fort longtemps, et m’écrit qu’il est

content que je sois encore là. Moi je suis content que Richard existe.

 

Maddy m’a fait savoir qu’elle s’est étonnée de ne pas avoir trouvé dans mes réactions

protestantes un écho à la visite des Sarkozy et Bigard au Vatican. Sarko chanoine, disait-elle,

cela aurait dû m’inspirer. Désolé, j’ai raté le coche : cirque pour cirque, j’ai préféré celui de

Pékin. C’est un spectacle sans tricherie.

 

Hugues me fait savoir qu’il est d’accord avec ce que je pense de Sarkozy. Il ajoute ceci :

« La religion proclamée par notre guide, le sens recommandé de l'existence est aujourd'hui de

consommer plus. Gagner de l'argent est la seule finalité proposée et c'est le pouvoir d'achat qui

fait entrer en transe. C'est la civilisation annoncée. Le pire, je le crains, est que Sarko suit l'opinion.

Il dit ce que le peuple pense. Ainsi il est sûr de coller à l'opinion ».

A mon tour d’être malheureusement d’accord avec lui (voir Parole, parole).

Il pense d’autre part que le plus dangereux est Guaino : « Lui pense idéologiquement, en droite

raciste et fascisante, de manière feutrée ». Je pense aussi que Guaino est un homme dangereux.

Le rôle important qu’il joue, alors qu’il est placé hors de tout contrôle autre que le bon vouloir

présidentiel, devrait inquiéter les parlementaires, quel que soit leur parti, et les pousser à s’exprimer

à son sujet.

 

 

 

Décembre 2007

 

Une méditation radiodiffusée sur France Culture le dimanche 30 m’a valu un doublement

du nombre de visites sur ce site depuis ces derniers jours. Je le dois à la gentillesse de Danielle,

la responsable des émissions de radio de la Fédération Protestante de France, qui avait indiqué

l’adresse de ce site sur sa page ouèbe. Pourvu que les nouveaux visiteurs reviennent régulièrement !

 

André a été, semble-t-il, amusé et conforté par ma petite réaction très protestante à un article

du journal Le Monde concernant les 40 000 saints que reconnaîtrait "le christianisme". En effet, les

protestants, bien que chrétiens, ne canonisent personne. Pour eux, seul Jésus-Christ est canon…

(Réactions, décembre 2007)

 

Martine semble gênée par le côté entre nous autres parpaillots du chapeau de la page

Protester. C’est un truc que j’ai trouvé pour que, par esprit de contradiction, les non-protestants

aillent y voir malgré le handicap lié à l’image tristounette que trimbalent les parpaillots… Il y a

là aussi, pour moi, un côté autodérision. Mais Martine y voit au contraire un aspect élitiste, genre

happy few. Je suis un incompris !

En revanche, elle aime bien mes récits de la page du feuilleton (False Memories), ce qui me

fait plaisir.

 

Nouveau message de Martine : elle est « toujours presque d'accord » avec mes réflexions

sur la vie et le monde. Elle en espère quelquefois plus de rage. Ou moins de désespoir. Par

exemple, mon anti-conte de Noël lui semble au-delà de la colère : « C'est comme si tu annonçais

qu'il n'y avait plus de combat possible en ce bas monde » (voir conte).

 

Certains visiteurs ont remarqué et approuvé un allègement de la page du plan du site,

où n’apparaissent plus les adresses informatiques complètes des pages. Voir plan.

 

Jean, un vieil ami et collègue de mon père, m’envoie un message très émouvant. Il trouve

mes textes éblouissants. Gare au coup de soleil ! Mais Jean, c’est un soleil à lui tout seul, pas

besoin de textes, tout dans l’exercice effectif de la fraternité. En particulier, bien des ex-détenus

lui doivent d’avoir pu se relancer dans la vie avec un avenir. Mon père était de cette aventure,

toujours efficace, le vieux… Jean me transmet aussi l’avis positif d’un autre ami, Hugues, sur ce

site. Me voici environné de l’amitié de mes anciens. C’est bon. 

 

 

 

Novembre 2007

 

Il se trouve que le changement évoqué ci-dessous n’était pas le dernier ! De début à fin

novembre, en effet, j’ai dû faire face à de nombreuses perturbations quant à la gestion de ce site,

suite à un certains nombre de changements, tant personnels que techniques. J’espère que mes

chères visiteuses et mes chers visiteurs auront pris patience durant ces semaines-là.

Je remercie ceux qui m’ont aidé à faire face et à retrouver la capacité de continuer, en particulier

François, mon obligeant informaticien personnel, et surtout Céline, qui sait pourquoi…

 

A la suite de mon courriel concernant le changement d’adresse de ce site, début octobre,   

je reçois en réponse de chaleureux messages d’amis. Eh ben ça fait plaisir ! Continuez !

 

 

 

Octobre 2007

 

Jacques Gradt, l’auteur de la photo publiée en page d’accueil pour la semaine du 24 au

30 octobre, me signale que l’original représente un trompe-l’œil que l’on peut observer sur une

façade de la rue Damrémont, Paris XVIIIe. Merci à lui. Je rappelle que cette photo représentait

entre autres un homme torse nu penché à sa fenêtre.

 

Un ami, sarcastique, me demande si je me crois vraiment poète. Si je me prends au

sérieux à ce sujet. C’est à cause des pages de poésie de ce site.

Poète je suis. Il y a les grands poètes et les poètes mineurs. Moi je suis foutrement mineur, c’est

mon côté ado. Je ne poète pas plus haut que mon cru. Je suis pour le dire (et parfois pour le rire).

Je poétise comme je respire, dans l’état de nature. C’est du boulot.

 

On me propose de simplifier encore les moyens d’accès aux pages du site. La question

est posée. Est-il nécessaire, par exemple, que la page Plan complet comprenne toutes les adresses

de ces pages sur Internet ? (par exemple : http://perso.orange.fr/alexandre2/messages.htm).

Qu’en pensez-vous ?

 

La réflexion sur mon identité ouvrière supposée (voir ci-dessous) fait réagir. Je reçois

le point de vue de personnes ayant le même parcours : parents ouvriers, travail en usine ou sur des

chantiers étant jeune, carrière de cadre. Revient ce constat : on n’a pas les mêmes réactions que les

proches ou les collègues, on est toujours prolo dans sa tête, on n’en a pas fini avec la lutte des classes.

Ben tiens !  

 

Francine me remercie pour mon site, qu’elle trouve tonique. « Cela fait beaucoup de bien,

écrit-elle, j’aime particulièrement les « réactions » ! (plaisir attendu de milieu de semaine que les lire le

mercredi !). » C’est moi qui la remercie, je suis toujours surpris et touché par l’intérêt que l’on porte à

ces pages ! Et je la remercie d’autant plus qu’elle a déjà transmis cette adresse à plusieurs personnes…

Je vais ouvrir un club de fans.

 

Dans la famille, on s’est moqué de moi parce que j’avais écrit, dans la présentation

que je faisais de mon parcours sur la page d’accueil de ce site, que j’avais été ouvrier. « Je ne l’avais

été que trop peu de temps, je n’étais de toute façon pas voué alors à la rester, etc… ». J’ai donc

supprimé cette mention. Néanmoins… je me comprends toujours comme un ancien ouvrier du faubourg.

Pour autant qu’on sache chez les miens, c’est un passé qui remonte à l’époque de Bonaparte. Il a pris

fin avec moi lorsque je suis entré à la Faculté de théologie. Il est donc vrai que je n’ai pas manié

longtemps la scie ou la truelle, sur les chantiers, mais au moins j’y étais moi-même.  

 

 

 

Septembre 2007

 

Tatiana trouve que j’ai eu raison d’ajouter des images sur certaines pages de ce site.

J’en suis heureux, mais si elle savait la peine que ça m’a donné d’arriver à maîtriser la technique, elle

serait en plus carrément admirative…! Sami, lui, a aimé surtout le dessin de mon cher Francis Bosc

(page réactions), sur la Cène, avec femmes et enfants. C’est d’autant plus marquant pour moi qu’il

s’agit d’un avis d’expert. 

 

Mes notes biblique hebdomadaires (dimanche ou dominicales) ne conviennent pas à une amie

qui les trouve trop absconses. Elle a sans doute raison, mais ce sont juste des notes de bas de page, en

tout cas illisibles et sans intérêt, en effet, sans d’abord le passage correspondant des Ecritures bien en

place. Je vais essayer de préciser cela sur les pages concernées. J’ajoute cependant que je fais aussi

l’effort de m’exprimer en dehors des habitudes des gens de religion, ce qui leur rend sans doute la

lecture surprenante. Est-ce ainsi plus parlant pour les autres ? Je n’en sais rien.

 

Maintenant que le site de la Fédération Protestante de France (http://www.protestants.org/)

signale la page d’accueil de ce site dans la liste de ses liens, et non plus seulement la page Protester,

la plus directement protestante, cette dernière n’a plus besoin d’être organisée comme une page d’accueil

permettant l’accès à l’ensemble du site. C’est ce que Martine me fait comprendre. Je vais donc tenter

de simplifier cette page-là.

 

 

 

Août 2007

 

Quelques messages me pressent, en substance, de coller toujours plus à l’actualité :

sur Sarkozy à Notre-Dame, sur l’extinction progressive du vieux protestantisme rural, sur la météo en

folie, sur les projets de Kadhafi, que sais-je encore ? Mais je ne réagis à l’actualité que lorsque, à tort

ou à raison, j’ai le sentiment de proposer un point de vue original. Je ne voudrais quand même pas

concurrencer le Canard enchaîné !  

 

La vie de ce site me transmet elle aussi un message.

A condition que je le modifie et l’actualise régulièrement, il reçoit environ quatre cents visites par semaine,

soit quelque mille sept cents par mois. Je le sais, le plus grand nombre d’entre elles provient d’habitués,

mais je peux raisonnablement supposer que le nombre de mes visiteuses et visiteurs dépasse largement

les cent cinquante. Or c’est le nombre maximum des ventes de chacun des livres que j’ai publiés, eux dont,

globalement et chacun dans son genre, la critique a été plutôt positive... 

 

Lorsque certains amis me rappellent gentiment qu’il faut se soucier des gens, je comprends

que le ton satirique de certaines de mes remarques de la page Parole, parole les indispose un tantinet.

Mais les gens que je moque sont à mes yeux de ceux qui ne se soucient pas des gens...

 

 

 

Juillet 2007

 

Jean-Marie, qui est catholique, m’envoie ce message fraternel qui me touche :

« Je voulais te dire combien certains de tes textes m'ont intéressé, bien sûr, mais aussi ému. Bien que

je ne fasse pas partie de la "famille",  je continuerai à te suivre. Même en ces temps de textes calamiteux

où, comme disait  Mgr Dupanloup, la barque de St Pierre est manœuvrée avec une gaffe. »

 

Je reçois le message suivant d’un certain Hilaire Azy-Muthé (?), fort concerné par un sujet

que par ailleurs j’ai abordé dans la totale :

« Concernant les grèves dans les transports ou dans les écoles, je suis excédé par cet argument pervers

et rebattu qui consiste à désigner les citoyens comme des "usagers pris en otages" par les grévistes des

services publics, au sujet de revendications qui ne les concerneraient en rien. D'abord, les services publics

se doivent d'être exigeants pour l'ensemble de leurs usagers, qui ne sont pas de simples clients, mais des

membres à part entière d'une communauté, la République, dont ils sont citoyens. Ensuite, les revendications

des grévistes concernent tous les usagers, car l'amélioration des conditions de travail est profitable pour

tous : élèves et parents, voyageurs... Enfin, concernant les dérangements occasionnés par la grève, c'est

fait exprès ! Comment faire pression, si cela ne gène personne ? Au lieu de chercher à restreindre, voire à

réprimer le droit de grève, les pouvoirs publics devraient plutôt punir sévèrement les responsables de la
pénurie, et de l'incurie en matière de personnels et de salaires. »

 

Sur le sujet abordé ci-dessous, on me dit que si l’on veut avancer sur le texte biblique du dimanche,

mes remarques du mercredi arrivent un peu tard, et qu’il vaudrait mieux que je les propose une semaine

plus tôt. Bonne idée, je fais ainsi désormais.

 

« Dans ma paroisse, en Corse, m’écrit Christiane à propos de la page dimanche, le pasteur

ne vient qu'une fois par mois. Il circule dans toute l'île pour assurer une présence réformée à peu près

partout. Ce sont donc les membres du conseil presbytéral qui se répartissent les cultes, à Ajaccio. Lorsque

vient mon tour, moi qui ne suis ni pasteur, ni théologienne, mais qui tiens beaucoup à la notion de sacerdoce

universel, après avoir lu et travaillé mon texte biblique, je prends quelques avis "autorisés", sur le site

"protestants.org", par exemple. Et donc la rubrique dominicale de ton site, toute récente, m'apporte un

éclairage et un élan inestimables. Et même, je suis certaine que certains pasteurs la lisent et s'en inspirent...

Conclusion : surtout, continue ! »
 

C’est depuis Berlin que Dietrich m’a retrouvé sur ce site, après une longue traque commencée à

Paris et dont les suites prendront sans doute place à Rome. Décidément, voilà le meilleur moyen de reprendre

contact avec les vieux amis sans souci des frontières !

 

Hervé se demande quelle est l’utilité de cette nouvelle rubrique de l’hebdo, les Paroles du dimanche.

Il me semble douter qu’elle en ait... Eh bien, c’est vrai, rien d’utile dans cette affaire, juste une nécessité très

personnelle, d’ailleurs poursuivie sans assurance.

 

 

 

Juin 2007

 

Benjamin (7 ans ½) a beaucoup apprécié, me dit-on, mon poème intitulé "La pierre au fond du cœur"

(page poésie), ce qui me fait vraiment très plaisir ; mais il me fait dire aussi ceci : « Tu as oublié de mettre des

points ! ». Eh bien c’est pire que ça : je l’ai même fait exprès ! C’est peut-être parce que j’aime bien faire des

blagues.

 

La nouvelle formule, qui répartit les pages en deux parties séparées, l’Hebdo et la Boutique, et

qui a pris place le 27 juin, semble appréciée. Tant mieux, mais je suis prêt aussi à toutes les améliorations qui

rentreraient dans le cadre restreint de mes capacités d’informaticien... Je médite d’ailleurs d’introduire bientôt

de l’image, mais patience...

 

« Plusieurs de mes amis ont aussi voté à droite, m’écrit mon cher ami Eugène en réponse à la

note immédiatement précédente, ils savent que je suis de gauche et ont l'habitude de m'entendre vitupérer,

surtout depuis un mois ou deux... J'estime que cela ne leur fait pas de mal, et que je contribue à leur édification

politique et morale, jurons compris. D'ailleurs, ils m'apprécient comme je suis. De toute façon, arriverais-tu à

évoquer Sarkozy et ses sinistres sans que la vapeur te sorte par les narines ? Donc, reste toi-même. » Et il

conclut ainsi : « Mort aux vaches ! » Ces derniers mots, j’en suis certain, sont dus à la générosité langagière

et aux origines populaires et séditieuses d’Eugène, qui n’est pas un assassin. Je l’assure donc de mon entière

résolution : moi aussi je vais vitupérer (poliment ?).   

 

Plusieurs de mes amis ont voté à droite. C’est évidemment regrettable et ne plaide pas en faveur

de leur lucidité politique, mais que voulez-vous, ils sont de mes amis... et ils leur arrive de rendre visite à ce

site. Par égard pour eux, j’ai donc décidé de devenir désormais un opposant et un résistant (voir la page résister)

poli, dans les limites de mes possibilités en ce domaine.

 

Karine me prend au mot : « Puisque vous voulez des critiques, en voici une », m’écrit-elle.

Elle trouve fort peu constructif mon point de vue général sur l’œcuménisme (page complète) et préfère

« nettement la façon dont (mes) autorités envisagent cette question des relations avec l’Eglise

catholique. » Quant elle parle de « mes autorités », je suppose qu’elle fait allusion à diverses déclarations

de la Fédération Protestante. Je n’ai rien à dire à leur sujet. Ce qui me paraît constructif, à moi, c’est de

parler clair. C’est ce que j’essaie de faire au moins sur ce sujet – si toutefois on prend quelques expressions

employées ici ou là pour ce qu’elles sont, à savoir de l’humour, d’ailleurs jamais méchant (exemple :

« birarres, les cathos, bien sûr, mais sympas », dans Simples rencontres). C’est dans cette veine que

je l’assure à Karine : pour moi, les cathos sont des chrétiens comme les autres !

 

Alexandre m’a retrouvé grâce à ce site. Sa fille Virginie avait reconnu le nom de son grand-père

dans un de mes récits. Nous étions voisins lorsque nous étions enfants. Nous avons longuement parlé de notre

rue et de notre faubourg, des gens de notre immeuble, retrouvant tout à coup le ton de ces temps anciens. Nous

nous sommes promis de nous revoir et de boire un coup en souvenir d’autrefois, et à la mémoire de nos disparus.

 

J’ai donc changé le titre de cette page, compte tenu de la nature des communications reçues.

Elle s’appelait critique, je la nomme désormais messages. Quelques mots sur le rythme des visites : sachant

que je le mets à jour le mercredi matin, le plus grand nombre visite le site ce jour-là, souvent dès l’après-midi.

A minuit, on tourne autour de quatre-vingt visites. Les autres jours, on est à trente environ, sauf à partir du

vendredi et jusqu’au dimanche (à moins qu’il y ait des élections ce jour-là !). Pendant le week-end, en effet,

les visites augmentent largement autour de minuit pour atteindre parfois la centaine, et souvent les quatre-vingt.

J’en déduis que mes visiteurs sont majoritairement des retraités, des chômeurs et des enseignants (à cause du

mercredi) qui s’intéressent à la politique. Quant à ceux qui me font signe, il sont très peu nombreux et sont

surtout des femmes de mes connaissances.   

 

Il va falloir que je change le titre de cette page. Tania m’en donne l’envie en m’écrivant ceci :

« Encore une fois, je sors de votre site un peu émue, touchée et rêveuse à la fois (...), j'aime autant votre

trait que les personnalités que vous racontez dans les Simples rencontres (...), je suis bouleversée à chaque

fois, j'aime imaginer ces moments que vous retranscrivez. Etant néophyte question religion, j'apprécie ces

lectures si humaines que vous faites de passages de la bible, qui lui enlèvent ce côté (à mon petit sens) 

souvent absurde qui m'en a toujours tenue éloignée. »

Spassiba, galoùbouchka !

 

On me fait savoir que mes remarques de la page la totale portant sur Sarkozy sont de mauvais goût

et que, militant de gauche, j’ai la défaite un peu trop aigre. En réalité, s’il est vrai que Sarkozy m’horripile, il est le

premier chef de l’Etat à me faire cet effet... depuis le bon M. Auriol, c’est dire !    

 

 

 

Mai 2007

 

Dans son courriel, Martine me raconte une scène de film. C’est la fin du rêve d’un soldat :

« A un moment, sur le côté droit de l'image, un feu de bois s'allume, tout contre la neige. Et le soldat

se réveille ». Elle ajoute : « Bref, cela m'a semblé une assez bonne illustration de ce que représente pour moi,

et j'espère pour tous les nombreux autres, ton site. Quand je me sens engourdie et quelque peu désespérée

par l'actualité, je pense que la semaine suivante, j'irais récupérer sur ton site un peu de ton énergie et de ton

insolence ». Et moi qui espérait recevoir un jour, depuis que je l’attends, une bonne lettre d’engueulade !

 

Ma fille a ouvert toutes les pages de ce site, lisant beaucoup ici ou là, de façon aléatoire.

Diagnostic : il faudrait séparer plus clairement les pages statiques comportant des textes à lire au long cours,

genre documentation, des pages d’actualité que j’essaie d’animer régulièrement. Cela me semble une critique

judicieuse. Je vais y réfléchir. Mais qu’en pensent les autres visiteurs assidus ?

 

Claude, un ami de cinquante ans, m’apprend qu’il visite régulièrement ce site.

« A l’occasion, j’ai même failli t’envoyer un mail à son sujet », me dit-il. Que ne l’a-t-il fait ! J’aime bien quand

on m’écrit.

 

Plusieurs de mes proches me demandent ce que c’est qu’un trouver-clos.

On pouvait trouver ce terme la semaine dernière dans la page des poèmes. C’est la traduction du terme occitan

trobar-clus (prononcer "troubacluss"), qui désignait chez les troubadours un poème aux règles de composition

particulièrement exigeantes. On retrouve d’ailleurs le verbe trobar dans le mot "troubadour", et trouver dans le

terme "trouvère".

 

Plusieurs visiteurs trouvent remarquable le texte d’Olivier Le Cour Grandmaison, page Résister.

Je suis bien de leur avis. A leur demande, je les informe qu’Olivier Le Cour Grandmaison est enseignant à

l’Université d’Evry-Val-d’Essonne et qu’il est l’auteur de « Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat

colonial », Paris, Fayard, 2005.

 

Céline approuve le nouveau dispositif de lecture de la page Simples rencontres,

qui permet de passer directement d’un titre choisi dans la liste au texte correspondant. De mon côté je suis très

fier d’avoir réussi un tel exploit technique, compte tenu de mes compétences habituelles. Du coup, j’ai repris la

question des couleurs de pages et j’attends des commentaires à ce sujet...

Céline me fait aussi savoir qu’en saisissant mon nom sur Google, on me trouve dès les premières occurrences :

célébrité, quand tu nous tiens !

 

 

 

Avril 2007

 

Christiane est une visiteuse assidue de ce site. À peine ai-je ajouté un texte à la rubrique Parole

qu’elle me signale une coquille extrêmement dommageable (dont je ne ferai pas mention ici) pour ma réputation

d’homme de bien... Je l’embrasse (Christiane, pas la coquille, évidemment) tendrement.

 

Martine revient à la charge, elle m’écrit qu’après le changement de photo qu’elle a obtenu,

elle espère un changement de couleur de fond d'écran. Le rose saumon lui semble assez peu en accord avec

la fermeté de certains de mes propos ou, dit-elle, de ma colère, dans certains cas. J’essaie, mais je dois constater

que les couleurs proposées par mon logiciel ne me séduisent pas. Au moins, mon rose saumon avait l’avantage

d’être une couleur à la fois claire et chaude. Ce bleu est très clair, mais froid, non ?  

Tania réagit illico : ce bleu, selon elle, va très bien au teint de ce site !

Martine ajoute à cela qu’elle aime bien mes Simples rencontres, et me conseille à leur sujet une présentation

plus confortable pour le lecteur, pardon, pour la lectrice. J’adopte.

 

 

 

Mars 2007

 

André ne trouve pas que l’abbé Pierre a été un disciple modèle du Christ, comme je l’ai écrit

à la page la totale. Il rappelle que Jésus était juif, alors que l’abbé entretenait une amitié avec des antisémites

notoires. Il a raison, bien sûr, et cela fait un gros bémol.

 

Plusieurs visiteurs approuvent la diversité des récits du feuilleton Simples rencontres

et y trouvent de l’intérêt. On me dit aussi que le polar (Une belle brochette) mériterait vraiment d’être édité.

De tout cela je suis très content, mais je remarque que ces appréciations me viennent de connaissances ou de

proches qui m’en parlent de vive voix ou par téléphone, alors que je n’ai reçu encore que très peu de courriels

de visiteurs inconnus. S’agirait-il de la naissance d’une coterie ?

 

Céline n’avait pas visité ce site depuis plusieurs mois, elle est surprise de son ampleur actuelle.

Elle aussi a bien aimé les simples rencontres. Tant mieux. Mais c’est vrai, il y a de plus en plus de textes,

il faut que je me méfie, ça tourne à l’enyclopédie.

 

 

 

Février 2007

 

Jean-Loup est catholique, il s’étonne de ce que j’écris ici ou là de sa confession,

il me trouve assez peu œcuménique. Il s’agit apparemment d’une question qui touche car Damien

et Christelle m’ont déjà fait de vive voix des remarques comparables.

Il est vrai, tout un pan de la doctrine et de la pratique catholiques me paraît erroné – évidemment, sinon

je serais catholique ! – Dois-je le taire pour que nous restions copains ? Cela ne m’empêche pas de

considérer l’Église catholique comme une Église véritable.

Ce qui n’est pas réciproque. 

 

 

 

Janvier 2007

 

Sami et Tatiana lisent régulièrement mes petites histoires de Simples rencontres.

Puisqu’ils s’intéressent aux personnages de ces récits, je leur livre ici un surplus d’information, à savoir que

Ségolène Royal, mon ami Patrice, les Anglais du bourg et Monsieur Ch*** ont eu l’occasion de se rencontrer

ou de se croiser en diverses occasions et qu’à chaque fois ça n’a pas manqué de piquant... dans différents

sens de ce terme (Simples rencontres).

 

Bon ben ça  y est, sur la page d’accueil de ce site, depuis qu’on me le demande,

j’ai échangé les deux photos de moi que certains n’aimaient pas contre une que moi j’aime pas trop.

 

L’ami Hugues m’écrit qu’il a fait un tour sur ce site et il me félicite à son sujet :

il lui trouve de la gueule et prend du plaisir à s’y balader. Pas un mot sur les photos ou le son de ma voix.

Christiane exprime les mêmes appréciations et fait preuve des mêmes silences. Certains fidèles, comme

Martine et Dominique, insistent pourtant là-dessus (voir plus bas).

Me point un terrible soupçon : Hugues et Christiane sont protestants, Martine et Dominique ne le sont pas

(les pauvres), ils pratiquent le culte impie des images ! Serais-je donc lu en fonction de déterminations

culturalo-confessionnelles ?! Cela me flatte... 

 

 

 

Décembre 2006

 

Pour Gérard, mes traductions de textes bibliques (voir Traduire) ne font preuve que

d’élitisme, intellectualisme et parisianisme. Autant dire qu’il ne les aime pas. J’aimerais pourtant

qu’il m’explique alors pourquoi le public provincial des Equipes Ouvrières Protestantes les apprécie...

lorsqu’elles sont lues, toutefois, à haute voix ou à mi-voix, puisqu’elles sont faites pour ça.

 

Henriette me dit être heureuse de me retrouver chaque semaine sur mon site.

Eh bien cela me fait drôlement plaisir, cette fidélité. Chaque vendredi matin au moins, je tente de faire

vivre ces pages. Le fait que certaines personnes aient pris l’habitude de venir voir ce j’ai ajouté, ou retiré,

ou encore modifié, me remplit de gratitude.

 

Irène m’invite à lire son blog très huguenot, "Arrêtons l’œcuménisme".*

Je le fais et je suis à la fois intéressé, amusé, agacé... et poussé à m’interroger sur mon parcours.

C’est qu’il y a bien des notations justes, dans ce texte, même si Irène exagère, quant à l’adoption

de pratiques catholiques dans notre vie d’Eglise. Et il est vrai que changer la forme change aussi

le fond. Il arrive que ce soit pour le purifier (ainsi, je maintiens que le mot "église" est plus approprié

à notre esprit protestant que le mot "temple"). Il arrive aussi que ce soit pour le souiller.

Je suis pour traiter le catholique en ami... à qui l’on ne manque jamais de dire aussi ses quatre vérités,

et devant qui l’on se comporte selon ce que l’on est soi-même : tranquillement protestant.

C’est cela l’amitié.

* Irène Droit – Arrêtons l’œcuménisme – voir le blog du Monde.fr.  

 

Martine souhaite que les photos de moi qui ornent la page d’accueil soient remplacées.

Elle me conseille aussi de faire entendre ma voix à partir de ce site. Je ne saurais assez la remercier

de cet intérêt qu’elle porte à mon physique, visuel ou auditif, mais je flaire une entente souterraine

entre elle et Dominique (voir plus-bas), je me sens encerclé. Vais-je obtempérer ? Suspense.  

A la suite d’un paragraphe de ma page complète, Martine trouve que Ségolène Royal devrait être moins

madone et plus camisarde, ce qui constitue un point de vue que je partage.

Enfin elle m’encourage au sujet de ma nouvelle rubrique, Simples rencontres, ce qui me va droit au cœur.

 

 

 

Novembre 2006

 

Joëlle réagit au point de vue que j’ai exprimé sur la page complète, sous le titre Ronchons,

à propos de la prédication dans les Eglises protestantes (voir aussi ci-dessous). Elle m’écrit ceci : « L'été

prochain, passez donc par la paroisse réformée de Narbonne. ... et vous rayerez le mot "ronchon" de votre

vocabulaire...et "ronron" aussi  mais pas pour autant "protestons"... ». Eh ben moi je la crois sur parole

et je dis tant mieux ! Mais je lui rappelle qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.

D’autre part, je ne vais pas dans le Midi en été : à cette saison-là, ce sont les autres qui viennent voir passer

les chevreuils ou les sangliers ou cueillir les mûres autour de mon hameau poitevin.

Mais Joëlle ajoute aussi : « Un  peu de musique méditative ? http://www.pray-as-you-go.org/. Amitiés. Jo ».

Merci, vraiment, mais là c’est trop : entre mon Bach et mes Gospels j’ai fait le plein.

 

 

 

Octobre 2006

 

Dominique insiste et Martine revient à la charge.

Elle demande à nouveau que ce site puisse proposer des images tandis que lui m’écrit :

« Et pourquoi, dans ce site n’entendrait-on pas ta voix ? Le verbe n’étant pas écrit (mais seulement conjugué)

ce serait l’occasion de faire vivre quelques uns de tes poèmes à partir du disque que tu as enregistré. »

Certes (au XVIe siècle, certes était un schibboleth : il permettait de savoir que celui qui le prononçait était

huguenot, les catholiques disaient assurément).

Certes, donc, mais je ne suis absolument pas capable de réaliser de telles prouesses techniques à partir

du matériel que j’utilise ! Je vais quand même me renseigner…

 

Evelyne se rend compte, en découvrant ce site,

qu’il lui faudra y revenir à plusieurs reprises si elle veut en faire vraiment le tour… Est-ce à dire qu’il y a là

trop de choses et que c’est trop touffu ? Je me pose vraiment la question.

 

Dominique, qui fut mon premier éditeur,

me signale qu’en rappelant dans ces pages le recueil de poèmes Autour d’un matin (page Poèmes), j’ai

oublié de mentionner le disque souple qui l’accompagnait et dans lequel j’avais enregistré quelques poèmes.

J’ai donc corrigé. Merci à lui !

 

 

Septembre 2006

 

Luc me fait remarquer deux erreurs dans ma traduction de Ruth,

au chapitre 3 : une faute de conjugaison et une inconséquence dans l’orthographe d’un nom propre…

Merci à lui ! Et comment ne pas se féliciter d’avoir de tels lecteurs ? (page Ruth)

 

 

Août 2006

 

Jean-Marc réagit à ma brève intitulée Ronchons

(page complète), portant sur la vacuité des prédications actuelles dans nos Eglises protestantes, en disant

qu’il ne croit pas être ronchon.

Il a raison, car il lui est arrivé récemment de réagir assez positivement à l’écoute d’une prédication dominicale,

j’en suis témoin. Cela rend encore plus sérieux le point de vue général qu’il exprime sur le sujet, alors que le

mien est en partie de l’ordre de la provocation.

Ceci dit, si Jean-Marc n’est pas ronchon, il est quand même, comme moi, un vieux pépé…

 

A la suite d’une visite de ce site, Thierry, Thomas, Michèle me donnent de leurs nouvelles

sur le mode amical d’autrefois : j’aimerais beaucoup que cela inspire d’autres visiteurs avec lesquels la vie,

au pas du temps, comme dirait mon amie Agnès*, m’a mis en relation…  

* Le pas du temps, oratorio selon Luc, par Agnès Gueuret. Île d’Yeu, 2006, le corridor bleu. 192 p., 16 €.

 

Un certain Manfred fait la publicité de ce site

dans le monde protestant, tant il est intéressé par mes modestes remarques. Merci à lui, vraiment. Je me

demande néanmoins si je dois m’en féliciter, au bout du compte, car ses remarques à lui me donnent souvent

le sentiment d’obéir à des obsessions peu contrôlées.

 

Patrice me demande si pour moi, même le protestantisme,

en tant qu’il est un isme, me paraît vraiment pénible, voire insupportable. Il fait ainsi allusion à une de mes

petites notes de la page complète. La réponse est oui, mille fois oui. 

 

 

Juillet 2006

 

Colette a eu du mal à ouvrir toutes les pages de ce site,

il y a quelques temps, ainsi que d’autres visiteurs. C’est sans doute dû au passage récent  de Wanadoo.fr

à Orange.fr. Je suppose que c’est plus facile en tapant maintenant http://perso.orange.fr/alexandre2.

J’ai remarqué en tout cas qu’une fois la page recherchée ouverte, il n‘y a plus de problème la concernant

par la suite. Pour parvenir à ouvrir, il suffit de taper OK en regard de la barre d’appel (ceci jusqu’à ce que

ça marche !). 

 

 

Juin 2006

 

A propos de cette page-ci, Céline me propose ceci :

« Je pense qu’en plus des réponses, il serait peut-être sympa de laisser les mails de ceux qui écrivent, afin

que les visiteurs puissent aussi communiquer. »

Mais accepteraient-ils que leur adresse soit ainsi divulguée ? Je ne sais pas. Qu’en pense-t-on alentour ? 

 

Richard me conseille de réorganiser ce site

de manière plus aisément lisible. Je vais y réfléchir, mais au fond, sans aller jusqu’à me prendre pour Borgès,

 je crois que j’aime assez ce côté légèrement labyrinthique…

A voir. D’autant que d’autres visiteurs, comme Christiane ou Marc, me félicitent pour la clarté du site.

Geneviève aurait même préféré un peu plus de mystère…

 

A la lecture des poèmes, Jacques écrit :

« Le premier poème est un de ceux que j’avais jadis entendus (Automne) et qui – déjà – m’avait

émerveillé (juste simplicité – c’est ça la poésie). »

Retour à Poésie

 

 

Mai 2006

 

A propos de ma traduction de l’évangile de Matthieu, Christian s’interroge :

« Je me suis demandé ce que signifiaient les tirets plus ou moins longs entre certains groupes de mots.

Cela ne facilite pas la lecture ! En tout cas bon courage pour la suite. »

Ma réponse : c’est tout à fait vrai si on lit en silence, mais cette traduction est faite pour être lue à mi-voix

ou à haute voix. En effet, toute la Bible a été écrite en vue de ce genre de lecture.

Retour à Matthieu

 

Martine regrette le manque d’images sur ce site.

J’ajoute d’ailleurs que les deux photos de moi qui se trouvent sur la page d’accueil ont été intégrées par

mon voisin et ami britannique Andrew (Merci à lui ! On peut consulter son site consacré au vocabulaire de la

nourriture : http://perso.orange.fr/dalby en prenant soin de le chercher sur le web mondial), car je suis encore

incapable à ce jour d’une telle prouesse technique…

Et puis mon côté protestant ne doit pas être étranger à l’affaire : chez nous, la parole prévaut sur l’image.

Enfin… je vais peut-être m’y mettre un de ces jours.

 

Merci à Laurent, qui a aimé mes traductions et me signale,

à la suite de sa lecture du récit Où sont mes gosses ?, que sa famille, elle aussi protestante, a caché pendant

l’Occupation des dizaines d’Israélites. Il est bien vrai que les protestants français ont une longueur d’avance

sur beaucoup d’autres pour ce qui est de la clandestinité… Cela leur joue d’ailleurs un mauvais tour aujourd’hui :

ils sont toujours plus ou moins invisibles dans les médias.

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