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Vous pouvez donner votre avis : jean.alexandre2@orange.fr

Pour lire vos remarques et mes réponses  

 

 

 

historique                                                           

 

Les messages reçus des visiteuses et visiteurs.

(contact : jean.alexandre2@orange.fr)

 

 

On peut trouver ici l’historique complet de mes réponses aux messages

reçus en 2017 à propos de ce site ouvert en mai 2006.

Quoi que vous me communiquiez, de toute façon, merci pour le message,

la question ou la remarque.

 

coccinelle gotlib - Recherche Google 

 

 

Octobre 2017

 

Toma répond ainsi à ma Réaction du 11 intitulée Pube : « Ta provoc est réussie pour moi puisque je prends mon clavier. Concernant le passage des Onfrey, des Ricard, du pape... je laisse ceux qui télévient téléviser. J'ai remisé la mienne dans un placard et je ne regarde que des replay qui me plaisent à l'heure et en temps voulu. Si les gens les regardent c'est peut-être aussi, par delà le contenu, qu'ils sont plus  "festifs" en apparence.

Concernant les protestants, ils réalisent peut-être à cette occasion le fait de devenir pour une fois des serviteurs inutiles de la parabole. Et puis aimer ce n'est pas comparer, ne sommes-nous pas merveilleux et uniques au monde au yeux de l'Au-delà de tout ? » Si tu veux. Moi je vise surtout les journalistes français pour lesquels le tiers d’Européens de culture protestante disparaissent dans une sorte de tache aveugle.

 

À peine ma Réaction du 16 intitulée Tout seul comme un grand est-elle publiée que Jean réagit en me rappelant que rares sont les hommes politiques qui essaient autant que le fait notre président « de permettre à leur pays de faire face au changement technique accéléré et de promouvoir la paix internationale. » J’en conviens, mais la question reste de savoir si Macron dispose du savoir nécessaire à de telles ambitions.

 

À la suite de la Réaction du 12 intitulée Apparence, dans laquelle je critiquais les imitateurs de Barbara, JC me demande si mon savoir concernant la saveur de la pisse des buveurs de bière provient d’une expérience personnelle… Je l’assure qu’il ne s’agit que d’un savoir séculaire à moi transmis par tradition… orale.

 

Ce lundi 9, l’ami Toma me fait passer cette info :

Quand une partie du monde fuit la guerre et la misère dans l’espoir

de trouver refuge dans notre pays, comment devons-nous réagir ?

Jean-Marie Gustave le Clézio, prix Nobel de littérature, s’est posé

cette question cruciale… et le résultat de sa réflexion est on ne peut

plus limpide, pertinent et poignant.

Hier, l’écrivain était l’invité de Boomerang sur France Inter.

Et comme Augustin Trappenard lui avait donné carte blanche, il en

a profité pour lire un texte inédit et puissant sur les migrants et notre

devoir de les accueillir.

À la fois argumenté et touchant, ce texte fait autant appel au cœur

qu’à la raison. Est-ce ce qui explique l’énorme écho qu’il rencontre

depuis ? C’est fort possible. Regardez :

https://positivr.fr/jean-marie-gustave-le-clezio-france-inter-migrants-texte/?utm_source=actus_lilo

 

 

Septembre 2017

 

Depuis la fin de l’été, le nombre des visites reçues par ce site a chuté

au point de se diviser par quatre, de huit cents à deux cents par semaine

en moyenne. J’espère que c’est la fin de la période de vacances qui peut

expliquer cela plutôt qu’une désaffection à l’égard du contenu ! Si c’est

bien le cas, cela tendrait à prouver que mes visiteurs ne sont pas de ces

fainéants dont l’actualité politique fait mention…

 

Eddy commente ainsi ma Réaction du 11 intitulée Être ou ne pas

être dans laquelle je trouvais prématuré de savoir si une Union européenne

enfin réellement existante serait de droite ou de gauche : « D’autant que la

notion droite gauche est absurde ! » Absurde ? C’est bête, je le reconnais,

mais j’ai envie de lui répondre que c’est çui qui ll’a dit qui ll’est !

 

Ma Réaction du 3, intitulée Malpoli, portait sur le pouvoir dans

l’entreprise. Elle a suscité beaucoup d’incompréhension car chacun –

Christophe, Richard, François, Faustin, Pierre ou Jean-Denys – pensait

à la cogestion à l’allemande alors que ce que je visais, c’était carrément

le partage du pouvoir dans l’entreprise. C’est un peu de ma faute car je

n’aurais pas dû utiliser le mot cogestion, qui entraînait le lecteur sur une

fausse piste.

 

Jean répond ainsi à ma Réaction du 9 concernant les Rois fainéants :

« Ô poète du soir, t’as l’œil clignotant sur iris perçant ! » Moi je prends ça

pour un compliment. Non ?

 

« Ton Requiem me donne la chair de poule tellement c'est fort »,

m’écrit Christiane. Je ne sais pas. Je sais qu’il n’est pas terminé, il reste à le

poncer un peu, peut-être, à sa façon. Ce que je sais, c’est qu’il était en moi

depuis longtemps, comme une demande, un vide à combler, et qu’il suffisait

que vienne le moment. Encore faut-il qu’il soit celui que j’attendais.

 

Lory réagit à la Note pédante qui accompagnait le texte de

l’évangile de la semaine dernière (3 septembre) en notant que le titre de Fils

de l’Homme met l’accent sur l’humanité de Jésus, d’une part, et d’autre part

que la mort du Christ ne saurait être considérée comme un suicide mais comme

l’acte qui nous sauve. Certes, lui ai-je répondu, mais cette note n’avait pas

pour objet de résumer tout le message de l’Évangile…

 

 

Août 2017         

 

Carnet rose

J’ai le plaisir d’annoncer la parution toute proche de mon "dernier" recueil

de poèmes intitulé Les dires du seuil aux éditions Lambert-Lucas. Précisions

suivent.

 

Les vacances sont terminées, cela se voit aussi à la baisse du nombre

des visiteurs et visiteuses de ce site. Baisse de moitié, certes, mais on était

monté à des hauteurs exagérées !

 

Ma Réaction du 21 sur la lecture de la Bible et du Coran (Imitations)

a fait beaucoup jaser. La plupart du temps, c’est l’emploi du mot poétique

qui a créé de l’incompréhension, aussi bien chez ceux qui approuvaient

que chez ceux qui désapprouvaient…

 

Je viens de m’apercevoir que le lien qui est censé vous diriger vers

un éventuel courriel destiné à mon adresse était faux. Je l’ai corrigé, on

peut donc passer directement, désormais, de la page Index (Pour me

joindre : jean.alexandre2@orange.fr) à un courriel portant mon

adresse exacte.

 

Daniel pense que ce n’est pas seulement la connerie qui fait agir

les djihadistes comme je l’ai affirmé dans ma Réaction du 17 : « Oui

mais non, écrit-il, des cons y en a partout. Mais une théologie comme

ça y en a qu’une. » Je trouve que ça prouve seulement que la connerie

et la théologie peuvent parfaitement coexister.

 

François répond ceci à ma Réaction du 16 : « Pourquoi ne pas dire

Marie tout simplement ? Sainte Vierge est une déviance théologique selon

moi, et je vais, c’est mon devoir, vous signaler aux autorités genevoises. »

À quoi je lui réponds que je m’en fous car je suis luthérien !

 

Sur le même sujet, Cédric et Christophe rappellent que Marie a eu

plusieurs enfants, sous-entendant par là qu’elle n’est pas restée vierge…

Est-ce une raison pour parler d’elle tous les 15 août ? 

 

Faustin n’est pas d’accord avec ma Réaction du 6 qui ironisait

sur la proposition d’instaurer un statut de Première dame pour Madame

Macron. Il trouve que ce sera sympa. C’est possible, mais de mon côté,

je n’ai pas envie d’être sympa-youpi-c’est-chouette…

 

« Pour répondre à la question que tu poses sur ton site, m’écrit

Toma, c'est (et ça me ravit) par moment ta mauvaise foi intelligente.
J'ouvre chaque jour ton blog en ayant en tête : qu'est-ce qu'il va encore

nous trouver ? Le problème, c'est que tu trouves. » Qui cherche trouve !

 

Depuis quelques jours, le nombre de visiteurs de ce site connaît une

augmentation exceptionnelle, on doit tourner autour des huit cents visites

par semaine. Je suppose que les vacances y sont pour quelque chose mais

peut-être aussi ce qui est proposé sur ces pages ? Si oui, j’aimerais tant

savoir ce qui intéresse ainsi : le feuilleton, le poème, le projet fou de caté,

ou quoi d’autre… ? Mais bon, je ne m’attends pas à ce qu’on me le fasse

savoir et sans doute est-ce bien ainsi. 2 août

 

 

Juillet 2017

 

Ma Réaction du 22 juillet sur l’Euro de foute féminin a excité la

verve anti-française habituelle de Denis. En bon Helvète, il déteste la

jactance des commentateurs français et semble y voir un trait de notre

caractère national. Que les Allemands, les Anglais, les Italiens, les Russes

ou encore les Espagnols présentent les mêmes exagérations chauvines ne

le dérange pas. C’est qu’ils ne sont pas français. Quel dommage qu’un

esprit aussi fin manque à ce point d’humour !

 

Un ami me fait le reproche de me calmer un peu trop et de laisser

souvent inactive ma page Réactions. Il n’a pas tort. Le problème, c’est

que ces temps-ci, l’actualité m’emmerde.

 

Ce que j’ai écrit à propos de la rafle du Vel’d’Hiv et de ma mère

(Réaction du 16) suscite énormément de retours positifs et émus, le plus

émouvant étant celui d’Anneliese, qui est allemande et qui se mélange

un peu dans les générations : « Toutes mes félicitations à cette femme

courageuse et efficace. » J’espère bien pouvoir transmettre…

 

Mes Réaction des 11 et 12 relatives à la traduction du Notre Père n’ont

pas manqué de susciter une discussion portant curieusement plus sur

l’intérêt de la question que sur la question elle-même… Il faut dire que

nombre de mes interlocuteurs sont assez peu souvent du genre pieux…             

 

Ma Réaction du 9 consacrée à l’émission biblique de Marion

Muller-Colard m’a permis de constater, au vu des retours reçus, que mon

opinion était partagée, ce qui me réjouit, car il convient d’encourager de

telles initiatives !

 

 

Juin 2017 

 

Jean-Luc me fait l’apologie de cette Église Hillsong qui tenait son

culte à la télé ce dimanche 25 et qui m’a inspiré une Réaction. Il a l’air

de penser que je critique trop cela. Ce que j’en dit me paraît en fait très

irénique par rapport à ce que bien d’autres de mon Église pourraient en

dire... Dans cette discussion, Daniel est bien plus critique que moi. Ceci

dit, je maintiens ma prise de distance par rapport au type de lecture de

la Bible qui s’exerçait lors de ce culte, mais c’est ma réaction habituelle

à propos du fondamentalisme.

 

Grosse discussion avec Richard sur la question de la distinction

à établir entre mythe et parabole, question liée à l’usage des Écritures

bibliques que j’ai soulevée à plusieurs reprises sur ce site (par exemple

au chapitre Dieu au risque de… de la page Suite théo-logique). Richard

maintient que le substrat de nombre de textes biblique est mythique,

je lui réponds que c’est ce que les auteurs ont fait de cela qui compte,

et qu’ils en ont fait de la parabole ! Na !

Et pour savoir ce que j’appelle parabole, on peut, soit aller sur la page

La grande parabole de ce site, soit lire le premier chapitre de mon livre

intitulé "Retour sur la Bible" (Théolib)…

 

Pierre-Yves, qui se dit anarchiste mais me paraît plutôt un marginal

sympathique, se moque de mon désir de voir Delphine Batho réélue dans

la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, c’est-à-dire là où j’habite

(voir ma Réaction du 14 juin intitulée Petitesses). Ceci dit, j’apprécie son

expression malicieuse faisant référence au patronyme de la dame : fluctuat

et mergitur ! Seulement voilà : elle a été réélue haut la main : nec mergitur !

 

Ce que j’ai écrit le 28 mai à propos de la nouvelle Déclaration de foi

de l’Église protestante unie de France (Journal 2017) a suscité toute une

discussion, non sur l’utilité de la chose mais sur son contenu. François y

voit juste un coup de com’. Richard le trouve passable quant au contenu

mais faible dans la forme, il le préférerait comme une sorte de ballade,

aussi me propose-t-il de l’écrire… Ce qu’à Dieu ne plaise !

 

 

Mai 2017

 

Ma Réaction du 27 intitulée « Pas confondre » critiquait l’acharnement

d’une certaine presse à l’égard de Ferrand. Benoît, entre autres, a vivement

réagi, mais à côté : il dénonce Ferrand alors que je parlais de la presse. Sur

Ferrand, je n’ai rien à dire : l’alerte ayant été donnée, il suffisait d’attendre le

verdict de la Justice, laquelle n’a rien trouvé à redire en droit. Reste la morale.

Mais moi, la moralité des autres…

 

Le Rappel de ma Réaction du 18 mai pousse Christophe à se moquer   

ainsi : « J’espère que tu ne te considères pas pécheur quand tu achètes des

petits-suisses ? » Eh bien si ! Car en achetant des petits-suisses, je participe

à l’exploitation des gens qui les ont fabriqués…

Cette même réaction suscite aussi un grand débat philosophico-politique

entre Christophe, Richard et Daniel sur la question de savoir si la pauvreté

a diminué dans le monde depuis quelques décennies. Je les laisse volontiers

en juger… D’autant qu’avec le terme de péché, la pointe de ma réaction

visait plutôt la faille constitutive de l’être humain que trahit, entre autres,

le capitalisme.

 

Daniel s’agace de voir les protestants se jeter tous sur la visite du Pape

à Fátima (voir ma Réaction du 14) pour la critiquer ou se moquer. « Changez

de disque ! », il a l’air de dire. Ben si on peut plus se moquer du Pape, à quoi

sert d’être protestant ? On n’a pas tellement d’autres sujets de rigolade !

 

Olivier et Jean-Denys auraient préféré que j’adhère à la logique macronienne

qui suppose l’existence une majorité présidentielle, autrement dit d’un parti qui ait

la majorité absolue au Parlement. Autrement dit, ils trouvent contradictoire mes

Réaction du 8 intitulées Désaccord et Souhait, dans lesquelles j’exprime mon désir

de voir survenir un gouvernement de coalition, ceci bien que j’aie voté pour Macron.

C’est que pour moi, le 7 mai était le Jour de l’antifascisme, tandis qu’à partir du 8

nous sommes entrés dans la période de la politique républicaine.

 

À la lecture de ma Réaction du 2 intitulée Contre, Daniel s’exclame :

« ça y est il nous raconte sa guerre ! Fallait bien que ça a arrive mais

n’oublie pas ton médicament. » Faites des enfants et ils vous manquent

de respect !

 

Le même, à propos cette fois de ma Réaction du 3 intitulée Paternalisme,

poursuit : « J’ai surtout l’impression que c’est la double contrainte dans laquelle

ils se trouvent de fait qui les culpabilise. Après, qu’on appuie dessus comme sur

le foie d’Abraracourcix, ça oui, mais bon, les élections c’est le baston, ceux qui

ne tiennent pas un round, fallait qu’ils fassent aquagym. » Ben oui.

 

Avril 2017

 

Grande et longue disputation avec quelques amis, comme Bruno ou François,

au sujet du vote du 7 mai. Ils refusent de voter pour Macron quoi qu’il arrive. Je ne

suis pas d’accord, pour deux raisons : il faut s’assurer que Le Pen ne passera pas,

et il faut considérer ce que Macron apporte, une fois que Hamon et Mélenchon

ont foutu la gauche dans la panade : il apporte la possibilité d’une extension de la lutte

au niveau européen, le seul niveau désormais offert à une possibilité d’avancer.

 

« Tu es en quelque sorte le David de la poésie avec tes textes

slamés », m’écrit l’ami Toma à propos de mes poèmes spirituels, et il ajoute

ce qu’en pense son épouse : « Françoise trouve que tu es le poète, "dixit",

de la respiration de l'Esprit Saint. » Ben mon colon… entre mes chevilles

qui enflent et mon auréole qui me serre, je me trouve comme qui dirait gêné.

 

À la lecture de mon long poème intitulé Les Sept Paroles du Christ

sur la croix, Yann s’extasie, il trouve à sublime et n’a de cesse que j’en

envoie le texte à Grand Corps malade pour qu’il le mette en scène…

Ce que je fais pour lui faire plaisir.

 

Sylvie se rend souvent visite au Centre d’Accueil et d’Orientation

des réfugiés, à Versailles. Elle tient à faire savoir à quel point elle se sent

en sécurité et plongée dans une atmosphère amicale à ces occasions.

 

Marc me remercie pour ma Réaction du 28 mars (Exercice d’écriture)

à propos de la phrase du politicien écologiste Yannick Jadot : « Arsène

Wenger a un côté protestant qui me fatigue un peu. » Cela m’avait amusé

de voir comment le protestantisme charrie encore aujourd’hui un ensemble

de clichés généralement négatifs après quelques siècles de propagande

catholique.

 

Caspar, qui est néerlandais, réagit ainsi à ma Réaction du 31 mars

intitulée Guyane : « S’excuser, c’est avouer qu’on a commis une erreur,

alors on prend ses responsabilités et on démissionne. Et on se fait remplacer

par un autre. Ce n’est pas un drame, ce n’est pas un jugement divin, il s’agit

d’une pratique républicaine saine. » Mais la question n’est pas là, pour moi :

quel sens aurait la démission du gouvernement à un mois d’une élection

majeure ? Ce qui est central, en France, c’est le devoir millénaire de NE PAS

s’excuser dont a hérité le Pouvoir. Ainsi, par exemple, Mitterrand a refusé

de désapprouver officiellement… la Révocation de l’Édit de Nantes par Louis

 XIV ! C’est pourquoi je célèbre le comportement de la ministre Bareigts

à Cayenne. Elle a brisé un tabou.

 

 

Mars 2017

 

Saperlipopette ! Les visites de ce site ont diminué de moitié ces 

derniers temps (après, il est vrai, une surprenante ascension). Elles tournent

autour de trois cents par semaine. Cela fait tout de même beaucoup d’amis

à remercier !

PS : J’ai à peine écrit ça que le jour même, le site a été visité cent-vingt fois.

 

À quoi Toma répond ainsi : « C'est dur, pour te remonter le moral,

d'ouvrir ton site plus de cent fois par jour : soit dix fois à l'heure. Et après ça

on dit que je ne fais rien. Amitié. » Je ne sais comment le remercier ! 

 

L’ami Toma réagit ainsi à ma Réaction du 22 intitulée Villégiature :

« Concernant le tombeau du Christ : est-on sûr que c'est le bon endroit ?

Si oui : "Il vit et il crut… Heureux ceux qui ont cru sans voir". Heureux

quand même ceux qui ont cru en voyant ! » Et il ajoute : « Ici a eu lieu la

Résurrection ! » Est-ce le bon endroit ? Ma foi je n’en sais rien, à mon avis

il en fallait un à l'époque où les pèlerinages ont commencé, on a donc

trouvé celui-là, à bon escient ou non.

 

Pierre commente ainsi ma Réaction du 17 intitulée Second degré :

« Valls n’a jamais été aimé, au PS, il était trop radical… Je ne vois pas

pourquoi le petit chouchou d’Aubry lui demande de le soutenir… sinon

pour venir pleurnicher après avoir été abandonné. » Commentaire viril et

sans fioriture !

 

Toujours du 17, mais à propos des faux blonds d’extrême droite,

Stéphane fait une remarque qu’il ne trouve pas tirée par les cheveux : il

me fait savoir qu’il est blond de nature. J’en suis fort aise mais n’en suis pas

surpris : c’est normal puisqu’il est d’extrême gauche !

 

Anneliese, mon amie allemande, commente ainsi le titre de ma page

False Memories : « Ce manque de 'totalement vrai', Goethe l'appelait :

Dichtung und Wahrheit, et je traduis : Poésie et Vérité. Je trouve cette

formule très jolie, parce qu'il n'y a aucun mot négatif. » J’applaudis des deux

mains à cette suggestion, qui a de plus le mérite d’être pacifiste !

 

« En sympathie et pour information », Jean réagit à ma Réaction du 3,

qui concernait mon éventuelle appartenance confessionnelle en me conseillant

la lecture de l’ouvrage de "L’Église autrement, les voies du changement", de

Michaël Moynagh. Il s’agit de penser l’émergence d’une Église à notre époque

post-chrétienne. Bien des thèmes abordés résonnent avec mes lectures d’antan,

je dois dire, et développent une sorte d’"orthodoxie généreuse" à vocation

missionnaire sur la base d’un évangélisme pacifique. Merci.

 

 

Février 2017

 

Suite à cette notule qui suit la livraison du 20 du feuilleton :

Lili va-t-elle s’en tirer (j’espère que oui) ?, Christiane écrit : « Il ne s'agit

pas d'espérer, bon sang de bois, dis-y, à l'auteur, qu'il a intérêt à ce que Lili

en réchappe !... C'est la lectrice de base qui s'exprime là, russe comme elle

est, (Lili, pas la lectrice), il y a forcément un ange qui passait par là, juste à

temps. » Je vais voir ce que je peux faire.

 

Je reçois de moins en moins de réactions de lecteurs-lectrices,

ce qui est surprenant puisque le nombre en a augmenté notablement, entre

cinq et six ans visites par semaine, avec de rares s pointes erratiques allant

jusqu’à cent-cinquante en un seul jour… cela sans que je puisse noter un

rapport entre ce chiffre et un intérêt particulier, du moins à mon idée, des

textes du jour concerné. Tout cela est bien surprenant…

 

Ma Réaction  du 13 concernant les violences qui ont accompagné

ce que l’on appelle maintenant l’affaire Théo ont suscité des réactions, disons

contrastées, entre autres avec un Jean-Claude qui crie au bordel généralisé

dans les banlieues pourries et une Élisabeth qui avance quelques solutions à

apporter en vue de transformer lesdites banlieues et les conditions de vie de

leurs habitants. David, Mireille et Nathalie font chorus et j’essaie de calmer

le jeu mais là, on est le nez sur l’événement…

 

Janvier 2017 

 

Le poème de Victor Hugo cité à la page Réaction du 30 a donné à

Richard et Guillaume l’occasion de mener une grande et profonde discussion

sur les avantages comparés du réel et de l’idéal. Pour la part, j’en conclus qu’il

faut les deux !

 

Répondant à mes stances du 18 (page Réaction) qui se terminent par

l’évocation d’un vote blanc à la primaire de la gauche officielle, avec, disais-je,

l’inconvénient que le blanc fait royaliste, Christiane répond judicieusement que

je n’ai qu’à glisser un bulletin rouge ou noir dans l’enveloppe… Bonne idée !

 

Ma Réaction du 5 sur les lois illégitimes a suscité un certain nombre

de réponses, en général positives, au point que l’on m’a proposé de publier

une tribune appelant les pasteurs à la désobéissance, ce qui reviendrait à

accueillir ostensiblement des migrants sans papiers. Certains l’ont trouvée trop

gentille et préfèrent parler de lois iniques, d’autres trouvent néanmoins que le

terme "illégitime" n’est pas approprié. À ceux-là je réponds que les lois en

question se mettent elles-mêmes dans l’illégitimité puisqu’elles contreviennent

à certaines déclarations internationales faisant autorité.

 

Décembre 2016 

 

François, lisant à la page Réaction (24 décembre) cette citation de Luc 

selon laquelle Dieu disperse les paroles orgueilleuses, renverse les puissants

de leur trône, élève les humbles, rassasie de biens les affamés et renvoie les

riches à vide, souhaite que cela s’applique aux Puissances occidentales actuelles,

responsables à ses yeux de la plupart des maux dont souffre l’espèce humaine.

Je ne suis pas en désaccord, mais je lui fais remarquer que lorsqu’elles auront

ainsi créé un vide, d’autres s’y engouffreront, comme on le voit avec Poutine

en Syrie. Cette réponse le fâche : il convient, selon lui, de s’en prendre

exclusivement à l’Occident, en particulier à la France. Mon Dieu, comme cela

doit être aisé de se trouver dans la tête de François quand il s’agit de politique !

 

À propos de la même Réaction, Christiane me fait remarquer le jeu de

mots, en français, entre à vide et avide, s’agissant des puissants. Pas mal !

 

Toma, l’ami calligraphe, m’écrit ceci, qui me comble : « Tu as l’art

de dire ce que l’on ressent, ce que l’on pense mais que l’on n’arrive pas

toujours à formuler. Bravo pour ces réflexions et parfois ce poil à gratter. »

 

Ce samedi 10 décembre, le nombre des visiteurs et visiteuses de ce site

ne représentait que le dixième de la moyenne habituelle… Ce dimanche matin 11

décembre, la fréquentation habituelle avait repris avec énergie. Que s’est-il donc

passé la veille qui ait éloigné mes fans de leur drogue habituelle ? Je ne connaîtrai

jamais la réponse mais j’ai quelques idées, dont celle-ci, assez inquiétante : mon

site pourrait attirer des gens qui vénèreraient Emmanuel Macron. Peut-être alors

que, fatigués après deux heures de discours, ils se seraient couchés tôt samedi.

Fatale erreur ? Signe avant-coureur d’un engouement croissant ? Comme l’écrit

l’auteur de "Saperlipopette", vous le saurez (peut-être) la semaine prochaine.

 

Richard réagit ainsi à ma réaction du 28 novembre commençant par La

droite a gagné la bataille des idées en ciblant le retard idéologique de la droite de

Fillon : « La bataille de ces idées-là est gagnée depuis longtemps, trop longtemps,

même. […] Toujours une guerre de retard. Le moment où tout le monde est

capable de rédiger l’argumentaire quasi exhaustif d’une idéologie, c’est le moment

où elle est en passe de perdre son caractère d’évidence et donc son efficacité. »

Acceptons-en l’augure !

 

 

Novembre 2016 

 

J’ai avec Denis, qui est un bon théologien, un débat qui suit ses paroles,

qui accompagnaient ma Réaction du 28 intitulée "Bilan" : « Aucune politique n’a

à être chrétienne pour être bonne. Sinon celle de Fillon tiendrait la corde. D’un

point de vue théologique, et plus spécifiquement protestant, la politique doit être

juste pour tous les hommes, donc laïque et ouverte. » Je suis totalement en accord

avec ces affirmations, auxquelles j’ajoute cette précision : et j’en juge personnellement,

en tant que citoyen, non d’après le "christianisme", mais d’après ma lecture de

l’Évangile.

 

Depuis quelques temps, le nombre de mes visiteurs/visiteuses explose.

Les jours ne sont pas rares où il atteint la centaine. Je me souviens de ma surprise,

il y a quelques années, lorsque tel jour, ce nombre dépassait la vingtaine. Je pense

que cet accroissement est dû en partie à ma présence sur Facebook mais ce n’est

pas une certitude car peu de personnes m’écrivent directement. Une autre raison

est sans doute la durée, dix ans sans interruption, qui pourrait avoir entraîné une

accoutumance ?

 

Le 10, je me demandais en particulier à quel endroit de leur être les dames

d’œuvres puritaines qui ont voté en nombre pour Trump avaient été saisies par lui ?

("Saisie", page réaction). C’était une allusion à ses… saillies à propos de la facilité

des dames quand elles ont affaire à un homme célèbre. Cette réaction m’a valu un

certain nombre de… réactions. Les uns m’ont trouvé incorrect, les autres ont ri.

Mais Erin, entre autres, a bien compris que le message sous-jacent concernait le

puritanisme et l’hypocrisie qu’il inspire.  

 

 

Octobre 2016  

 

Lorsque je fais mention de mon livre intitulé Où sont tes gosses ?, que  

Ce soit sur ce site ou sur Facebook, il y a toujours un couillon (c’est le mot juste,

On verra plus bas pourquoi) pour me demander ironiquement s’il va paraître

au Canada. Dans le français de là-bas, les gosses sont en effet les couilles. Cela

provient probablement de l’anglo-américain guts. Vu cequ’évoque ce titre de mon

livre, je dois dire que ça m’énerve. Surtout, je dois le dire, quand les copains qui

réagissent ainsi sont d’origine juive… La phrase en question évoque en effet le

moment où ma mère a pris en charge en catastrophe deux enfants juifs lors de la

Rafle du Vel’d’Hiv.

 

J’évoque une différence entre jeunes islamistes et évangéliques de nos

quartiers et cités dits sensibles en évoquant le genre d’engagements qu’ils prennent

lorsqu’ils se radicalisent : les uns prônant le meurtre, et les autres la bienveillance.

Pierre-Yves, tout à sa rancœur contre le protestantisme, ne peut s’empêcher de

me renvoyer les errements des evangelicals des États-Unis. Il est hors sujet.

 

Certains de mes amis, comme Jacques, ont fulminé contre le choix de Bob

Dylan pour le Prix Nobel de Littérature. Je leur réponds sur la page réaction du

15 que je suis au contraire enchanté de ce choix. Plusieurs autres m’ont en tout

cas approuvé d’avoir fait le lien entre une strophe de Blowing in the Wind avec

les bombardements d’Alep.

 

 

Septembre 2016   

 

François émet des doutes sur le titre d’alliés donné par moi à certains des

insurgés syriens d’Alep (réaction du 30). Il rappelle que nombre d’entre eux sont

en fait des islamistes soutenus par des pays arabes fort peu démocratiques, et que,

de toute façon, la France n’interviendrait là que pour garder une influence de type

colonialiste. Il n’a pas tort, mais je maintiens que certains d’entre eux appartiennent

à la mouvance démocratique et sont donc, sinon nos alliés, pour le moins nos amis.

 

Le 20, j’ai fait remarquer en substance que Cro-Magnon était une image

plus à même que celle des Gaulois de symboliser l’identité de l’ensemble des

Français (page réaction). Je suis heureux de constater que cela a paru tout à fait

convaincant à plusieurs de mes amis !

 

Mon petit laïus sur la création de l’euro intitulée Progression  (réaction

du 19) a donné à Richard l’occasion de faire une distinction entre l’argent et

la monnaie. Selon lui, le premier des deux n’est qu’une des possibilités de la

seconde, qui est une nécessité universelle, alors que le premier est effectivement,

comme je l’écrivais, le résultat d’un arbitraire.

 

Daniel a répondu à ma réaction du 18 intitulée Sondage. Il a tenu malgré 

tout à faire remarquer que le sunnisme est dangereux. Je pense qu’il a raison

dans le contexte où il se trouve, quand l’islam devient la seule identitaire de

grands rassemblements de jeunes dans les cités. Cependant, je pense qu’on

ne peut pas généraliser ainsi.

 

Je ne publie jamais ni mes prédications ni mes méditations sur ce site,

c’est un principe, je pense qu’elles sont réservées à ceux pour qui elles ont été

écrites. Et puis voilà, je fais une exception sur la page réaction du 2 septembre

car ma dernière méditation, prévue pour l’hebdomadaire Réforme, finalement

n’est pas destinée à être publiée : elle n’a donc pas de destinataires attitrés et je

ne sais pas quoi en faire alors que j’avais passé des heures à penser à elle. Or il

se trouve qu’elle tombe à pic pour une prédicatrice, anxieuse de trouver un fil

conducteur à propos du texte qui sera le sujet de sa prédication de dimanche.

Heureuse rencontre. Comme disait Cohélèt, « laisse aller ton pain à la surface

des eaux… »                      

 

 

Août 2016  

 

À la lecture de ma réaction du 31 intitulée Doctrine vs Parabole, Richard

a tenu à me rappeler que saint Paul n’a jamais élaboré une doctrine préétablie mais

a évolué en permanence en fonction de ses expériences missionnaires. J’en tombe

d’accord, mais cela n’enlève rien avec ce qi m’intéressais, à savoir le fait qu’il est

resté dans le registre de la doctrine, non dans celui de la parabole.

(31 août)

 

Depuis quelques temps, la fréquentation de ce site a baissé, passant de                    

sept cents visites environ par semaine à quelque quatre cents. Certaines réactions

me laissent penser que cela est dû au feuilleton. On ne m’attend pas sur ce genre

de rigolade, je pense, on préfère me voir commenter l’actualité ou livrer quelque

pensée… profonde ? Or moi, je tiens à m’amuser ! Bref, je me résous néanmoins

à modifier la présentation de la page d’accueil en mettant en avant mes réactions

à chaud. Mais peut-être la baisse de la fréquentation est-elle due plus simplement

au fait que nous sommes en août et que mes amis sont en vacances ! Peu importe,

si l’on me fait savoir à la rentrée que c’est cela, je dirai à Déodore : « Mon ami,

monte plus haut » !                                                                        

(26 août)

 

Denis réagit avec amusement à ma remarque concernant l’absence de

Luther sur le Mur des Réformateurs de Genève : est-ce qu’il est de Lausanne ?

(26 août)

 

À propos de ma réaction du 13 intitulée La tête au carré, Michel et Pierre

me font remarquer que justement, les psys n’ont guère joué de rôle dans l’affaire

Jacqueline Sauvage pour la raison qu’ils n’ont pas pu intervenir faute de moyens,

leur situation étant très précaire dans le cadre judiciaire. Ce seraient donc les juges

qui se seraient piqués de psychiatrie… C’est encore pire que ce que j’écrivais, on

ne juge plus selon le droit mais selon l’idée qu’on se fait de la santé mentale du

client !                                                                                           

(15 août)

 

Michel réagit à ma réaction du 11 août concernant la maigre place

qu’occupent les évangélicaux dans les médias, contrairement à celle qui est dédiée

aux musulmans. Il pense que l’on a trop tendance à exagérer le nombre de ces

communautés protestantes marginales. Daniel pense le contraire et c’est lui que

je suis sur cette question.                                                               

(14 août)

 

Sur le sujet de la faible présence des évangélicaux dans les médias,

Françoise voit dans ma remarque un exemple de cet éternel et saoulant besoin

qu’auraient les protestants de se sentir persécutés. À quoi je lui réponds que pour

se sentir persécuté il faut d’abord exister dans la sphère publique, ce qui n’est pas

le cas des protestants, qui préfèrent à tort la clandestinité !  

(14 août)

 

Ma remarque du 5 intitulée Vous avez-dit scientifique ? (page réaction)

a appelé plusieurs réponses, dont celle-ci, de Richard : « Ce qui distingue sans

doute la crise mystique, ou la transe chamanique, ou la Pythie de Delphes, ou la

glossolalie, d’une épilepsie ordinaire, c’est précisément qu’elles produisent des

énoncés. » Je trouve cette remarque tout à fait éclairante, elle évite en effet de

considérer les faits religieux comme d’origine purement physico-chimique et

réintroduit dans l’affaire le fait humain central, à savoir le langage, la relation

langagière comme fondatrice.                                                         

(6 août)

 

 

 

Juillet 2016  

 

En réponse à la citation de Frédéric Dard portée sous la photo de cette

semaine (page Accueil), Jacques m’envoie cette sentence lapidaire : « Frédéric

Dard, oui, mais surtout San-Antonio dans Ma cavale au Canada 1989 ». Et ça,

c’est de la précision, on sent le fan absolu. Moi, je trouve que Dard aurait dû être

élu à l’Académie Française plutôt que Giscard, on a du style ou en n’a pas, et le

Dauphinois gratiné du langage en avait, lui ! (noter ce jeu de mot… gratiné, pour

un Dauphinois, vraiment, quel style !).                                       

(19 juillet)

 

Nous tombons d’accord, Richard et moi, sur la faiblesse que représente

pour le Pouvoir le renoncement à parler de guerre à propos de Daéch. Ce qui

donne du prix à son avis, c’est qu’il est lieutenant-colonel de réserve. Voilà qui

m’impressionne. Je note que je suis tout de même soldat de 1ère classe de réserve !

(18 juillet)

 

Bon, je ne vais pas m’en plaindre, mais je vois que le nombre quotidien

de visites de ce site a plus que doublé en quelques semaines, et je m’interroge.

Je suppose que c’est dû à mon nouveau feuilleton, Saperlipopette !, mais sans

certitude. J’avais abandonné depuis longtemps ce genre de divertissement au

profit de fumeuses réflexions théologico-politiques, mais j’avoue m’y amuser de

nouveau avec beaucoup plus de plaisir ! Tout de même, plus de cent-vingt visites

en un jour… ça m’impressionne.                                                    

(11 juillet)

 

Je note que les interventions portant sur ce site ont trouvé désormais leur

place, la plupart du temps, sur ma page Facebook. Mon adresse de courriel reste

quasiment muette. On n’arrête pas, sinon le progrès, du moins l’invention.

(5 juillet)

 

 

Juin 2016  

 

Grosse discussion avec Daniel et Pierre-Yves à propos de ma réaction du

14 juin intitulé Stances. Ils tiennent à ce que je condamne les brutalités policières sans

toutefois prendre en compte les brutalités des casseurs. Cela ne me va pas. Je tiens

en effet à ce que les flics cassent du casseur.                                 

(18 juin)

 

Daniel a réagi à ma remarque de la page réaction concernant Coluche (12

juin). J’y parlais de la possibilité, pour les milieux confessionnels, de passer de la

charité au social et au politique : « ils deviennent des collaborateurs des administrations

et des élus. On signe des conventions, on échange des numéros de portable, on cultive

ses réseaux. J’imagine que ça a toujours existé mais sur les réfugiés on en est à "Voyez,

M. l’élu/préfet/ministre, tout ce que les réseaux protestants peuvent faire pour vous." »

Ben oui, et du coup on en vient à adapter ses orientations propres à celles du Pouvoir,

ça s’appelle le rapport de force, c’est ça la politique. Surtout quand on est dans un

type d’action limité par une législation restrictive. Alors parfois, on se sent amené à

sortir de la légalité…                                                                      

(13 juin)

 

Le 4 juin, sur la page réaction, je posais cette question : « Y a-t-il un sabre

dans la salle ? » (faisant allusion au fait que les Français ont souvent fait appel à un

militaire pour les tirer de la… chienlit ?) À quoi Pierre-Yves a répondu en substance :

« Oui, il y a Hollande, qui sabre nos conquêtes sociales. » Mais Pïerre-Yves est un

mauvais esprit. La preuve : il tient au modèle social issu du Conseil National de la

Résistance ! À quand une bonne remise en ordre, comme dans le temps, genre

Maréchal nous voilà ? Rompez !                                                    

(7 juin)

 

 

Mai 2016  

 

Ce mot de Jacqueline, « Sur votre site : l'identification à Claude Piéplu

a été une révélation pour moi. Depuis longtemps je cherchais… », paraîtra étrange

si l’on ignore que j’avais récemment découvert que François Hollande ressemblait

de plus en plus à Claude Piéplu…                                                  

(9 mai)

 

Je reçois ce message à la suite de Mon idée du 2 mai : « Pour moi, le poète

exerce la fonction la plus haute, la plus importante, c’est-à-dire la plus essentielle de

toutes les fonctions. Je parle des vrais poètes, ceux que le Souffle a saisi de derrière

le troupeau, comme Dieu chope un ou une pour en faire un prophète, qu'il le veuille

ou non... (Cela ne concerne pas les poéteux de Cour !). Ils sont essentiels parce

que sans eux, rien de vraiment vrai n'est dit. Et alors là, on est mal... »  C’est le genre

de réflexion qui te donnerait l’envie de ne surtout jamais écrire un poème, je trouve !

(3 mai)

 

« J'aime beaucoup ton poème de ce lundi (celui du 2 mai, NDLR), mais

ne va pas prendre la grosse tête, hein ! » m’écrit Christiane. Je vais essayer mais

c’est pas facile…                        

(3 mai)

 

 

Avril 2016  

 

« Ta lettre au président est juste ce qu'il faut en terme de rappel à l'essentiel,

m’écrit Christiane (J’ai mon idée du 25), tu tiens là le rôle d'un pasteur qui lance une

"admonestation fraternelle" à celui qui s'est égaré. Avec le respect dû à la fonction, mais

sans complaisance. Un peu de dignité quoi, merde ! » J’allais le dire…

(25 avril)

 

Ma réaction du 21 portant sur les malheurs récurrents de ce bon M.

Finkielkraut m’a valu quelques petites réprimandes. Je le confesse, je n’ai pas

porté assez de respect à ce monument de la pensée officielle en même temps que

médiatique. Je le sens bien, je ne serai jamais académicien…                                                            

(22 avril)

 

Anneliese réagit à l’aveu que je fais concernant mon compte en Suisse

(réaction du 8 avril) en disant qu’elle me connaît bon et cherchant à bien faire,

aussi m’exonère-t-elle, le plus sérieusement du monde, de toute faute véritablement

nuisible pour la France. C’est trop de gentillesse.                      

(9 avril)

 

En comparant à certaines pensées du célèbre théologien allemand Thielicke 

mon idée du 4 avril intitulée "Leçon spatio-temporelle", Richard me flatte. Ceci dit,

cette réactions, de ma part, est totalement gratuite car à ce jour, je n’ai pas lu une

seule ligne de l’œuvre de Helmut Thielicke.                                   

(9 avril)

 

 

Mars 2016  

 

« Comme vous y allez… » m’écrit Vincent, choqué par ma remarque du

25 (page réaction) à propos de la montée du cardinal au Sacré-Cœur pour le

Vendredi saint. Et il ajoute, entre autres : « Croyez-vous vraiment que, aujourd’hui,

le cardinal et sa clique en procession (Vincent est un calviniste pur et dur, NDLR)

ont tout cela à l’esprit lorsqu’ils gravissent les marches de ladite basilique…? Les

temps changent. Heureusement. Et puis le pardon ça existe aussi… Surtout en ce jour

du Vendredi saint où l’on se souvient de la Parole du Seigneur : "Père, pardonne-leur,

car ils ne savent pas ce qu’ils font…" » À quoi je réponds à Vincent qu’en fait, ceux

qui ont bâti cet édifice pour louer le Seigneur de l’écrasement de la Commune de

Paris, vingt mille morts, savaient parfaitement ce qu’ils faisaient. Quant au pardon :

qui le demande ?                                                                           

(27 mars)

 

On me demande pourquoi j’ai intitulé ¡Pasaron! cette même remarque du 25.

C’est une allusion au mot d’ordre des Républicains espagnols, pendant la guerre civile

contre les franquistes et leurs curés : ¡No pasaràn ! (Ils ne passeront pas !). Car hélas

ils ont passé ! ¡Pasaron! De même à Paris en 1871. Et j’ajoute À bas la calotte ! 

(27 mars)

 

Pascale a réagi à J’ai mon idée du 14, intitulée "La boussole" : « Au fond,

tu proposes de mettre en question une lecture littéraliste de l’histoire pour essayer

plutôt de l’interroger en se demandant quel en est le sens (aux multiplex sens du terme).

D’un point de vue à la fois herméneutique, politique et spirituel, je suis persuadée que

tu as raison. Sale temps pour les prophètes, du coup… et pourtant seule fidélité

possible. » Là, on sent la théologienne rompue à l’herméneutique. Il y aurait à dire

sur l’emploi du terme herméneutique, je pense, à propos de mon texte, mais sur

le fond je me sens tout à fait compris. Ceci dit, existe-t-il des prophètes authentiques

qui ne prennent pas de coups ?                                                      

(14 mars) 

 

Reçu d’Anneliese, le 11 : « Là, je viens de lire votre dernier courrier, bien

mieux qu'un journal, évidemment, parce que vous dites ce que vous pensez et d'une

façon qui a souvent dessiné un sourire sur mon visage. J'ai été quasiment tout le temps

d'accord avec vous, mais il est en effet très agréable d'entrer dans votre manière de

dire tout cela. » On a beau dire, ça fait plaisir !                                                                                

(12 mars)

 

 

Février 2016  

 

À propos de ma réaction du 25 intitulée Honneur, Christiane m’écrit :

« Tu as raison, moi aussi j'ai du mal à comprendre ce qui pousse ces jeunes hommes

à se précipiter en Europe alors que leurs parents, leurs épouses, leurs enfants restent

sous les bombes, en proie aux exactions... Peut-être (…) est-ce leurs familles qui les

y poussent, pour qu'ils restent en vie, pour qu'ils puissent leur venir en aide, de là-bas...

C'est comme ça qu'on s'y prend, chez eux : les hommes jeunes, forts, en capacité de

pouvoir assurer, ceux-là d'abord, il faut les extraire de la guerre et les envoyer là où il

y a la paix et du travail... Et alors je ressens très vivement la farouche obstination qu'ils

mettent à s'accrocher, à tenter, encore et encore, le passage vers l'Angleterre. Qu'en

penses-tu ? » Oui, tu as probablement raison pour nombre d’entre eux, du moins je

l’espère.                                                                                        

(25 février)

De la même (C’est marre !, dans réactions du 24) : « Quand à ton ras-le-bol

du gouvernement (…), moi, je suis navrée (au sens propre, fort) de tout ce gâchis !

Avoir réussi à remettre la gauche au pouvoir après dix années, pour en arriver à ça !!

Écœurant ! Mélenchon, je l'écoute avec plaisir vitupérer parce que ça me fait du bien !

Sorti de là, je ne vois pas se profiler une démarche constructive. Mais peut-être a-t-il

évolué, on va voir... » J’en doute !                                                                                          

(25 février)

Ma remarque de la page réactions du 1er février sur les événements de

Cologne a suscité plusieurs réactions :

 

Marie-Claire, qui ne cache pas son intérêt pour le Front national, fait sobre :

« Ne rien minimiser… cinq cents plaintes en France ? » Sous-entendu : il y a peu

de plaintes parce qu’il n’y a pas beaucoup de cas chez nous (car peu de réfugiés

arabes ?) Je vois la chose : « Monsieur l’agent, je porte plainte contre un inconnu

qui m’a pelotée dans le métro hier soir à l’heure de pointe. » Qui le fera ? Quoi

qu’il en soit, concernant Cologne, j’avais parlé de concentré, et il va de soi que le

concentré est plus lourd à supporter que le dilué…

 

Anneliese, qui est allemande, note que ce fut particulièrement mal vécu à cause

du grand nombre de réfugiés arrivés récemment en Allemagne. Cela sous-entend un

choc culturel.

 

Christiane développe ce point : « En ce qui concerne ta remarque sur les agressions

des femmes dans le métro : j'ai l'impression tout de même qu'à Cologne, il y a eu

concertation, vu le nombre de femmes attaquées. Ils se sont peut-être dit : il y a des

putes sur la place, allons-y ! Car une femme qui sort la nuit avec ses amis, maquillée,

chevelure au vent et tenue de fête, ce n'est pas une femme "bien", honnête. Celle qui

reste à la maison avec sa famille. En fait, il s'agirait d'une différence de culture. Ce

qui n'excuse rien, bien entendu. Dans le métro, tu vois, en majorité ce sont des gens

d'ici, je m'en souviens... C'est régulier, étalé dans le temps, signe d'une mentalité de

chiottes. À la manœuvre on trouve de bons pères de famille. » Je suis tout à fait

d’accord avec cette interprétation des faits. Ceci dit, il y avait une provoc dans mon

propos, destinée à démonter l'utilisation raciste possible des dits événements.

Maintenant, ce que disent certaines sportives de leurs déboires au sein d’un milieu

de mâles parfaitement insérés dans la société européenne montre que la différence

culturelle n'explique pas tout, même si elle joue son rôle.

 

Joan, qui ne saurait être soupçonnée de racisme ou de xénophobie, renchérit :

« C’est justement parce que le harcèlement quotidien est déjà assez présent qu’on

ne veut pas que s’installent d’autres formes barbares de harcèlement ! » Tout à fait !

Tolérance zéro.

 

Ceci dit, on constatera que ma remarque initiale n’a suscité aucune réaction venue

de mâles…                                                                                    

(5 février)

 

 

Janvier 2016  

 

« Parce qu’il faut l’être, donc… ? Étonnant pour un pasteur de sensibilité

libérale. Mais oui, être biblique, au fond, c’est bien ça le plus important… Sola

Scriptura ! » Vincent, qui est un calviniste pur et dur, répond ainsi à ma remarque

du 20 janvier (page J’ai mon idée) : « Derrière les positions défendues au sein de

l’Église protestante unie par les Attestants comme par de nombreux autres ici ou là,

se trouve à mon sens une philosophie sous-jacente non biblique. » Le problème,

avec Vincent, c’est qu’il ne s’intéresse pas à ce que je dis mais à ce que, d’après

lui, je suis : un libéral. Il me sort donc le principe réformé Sola Scriptura (l’Écriture

seule), dont les libéraux, d’après lui, se séparent. Bref, il n’a pas lu mon texte, pour

lui c’était inutile, il sait déjà où je veux en venir : trahir la Bible.      

(25 janvier)    

 

Marie-Claire, dont les préférences politiques me hérissent, écrit ceci à propos   

de ma réaction  du 2 sur Éric Ciotti (Chrétiens ?) : « Du côté socialiste, nous avons

été habitués à un discours athée militant jusqu’ici ; cela va-t-il changer… avec le temps…

et les élections ? » (sous-entendu : le gouvernement actuel rejoint enfin le point de vue

des bonnes âmes). À quoi je réponds que l’État ni la politique, faut-il le rappeler en

régime laïc, n’ont à se soucier de religion ni d’athéisme (lequel est souvent une religion

mais pas toujours). Menons toujours le bon combat laïc !       

(3 janvier)

 

 

  

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