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Vos réactions : jean.alexandre2@orange.fr

Mes réponses

 

 

 

Sur le capitalisme

ou l’incroyance

 

 

 

 

Après lecture, dans la presse, de quelques articles inspirés par la crise financière de fin 2008, j’aimerais partager ces quelques notations brèves :

 

Lorsqu’on parle de « refonder le capitalisme », il s’agit du capitalisme vu par les capitalistes, c’est-à-dire par ceux qui détiennent des capitaux et sont à même de contrôler plus ou moins leurs mouvements. Qu’en serait-il d’un capitalisme refondé à partir du point de vue de ceux, innombrables, qui ne détiennent pas les capitaux et n’ont aucun pouvoir sur leurs mouvements ?

 

C’est qu’il y a des rencontres dangereuses. Parler avec certains détenus, avec certains enseignants, avec certains employés, avec certains immigrés, avec certains jeunes, avec certains sans-logis, avec certains élus, etc., dans les lieux où vos protections personnelles, si vous en avez, ne jouent plus, cela vous fait comprendre que la crise actuelle ne fait que révéler, au sens des photographes, ce qui était pourtant ordinaire : la violence inhérente à notre société. 

 

Il était facile de se focaliser sur les crimes bien réels du système stalinien, leurs responsables étant parfaitement identifiables et localisables. En revanche, il est pratiquement impossible de discerner quels sont les responsables des crimes, tout aussi réels et nombreux, du système capitaliste car ceux-ci sont diffus, difficiles à relier entre eux et s’exercent à l’échelle mondiale. Des forces invisibles détruisent ainsi des vies au sein de foules fatiguées et chargées. Cela évoque cette possession par des esprits mauvais que l’on rencontre dans les évangiles.

 

Je pense que lorsque Jésus disait « Rendez à César ce qui est de César et à Dieu ce qui est de Dieu », il voyait César (l’empire de son temps) comme un mal, inéluctable parce que spirituel, que la part impuissante de l’humanité pouvait réduire néanmoins à long terme, non par un combat ouvert, mais par une défiance totale, durable et massive. Le désir d’empire, la foi dans l’empire, voilà ce qui faisait tenir l’empire. On peut sans doute transposer cela à Mammon… et à l’empire capitalistique actuellement régnant.

  

D’où cet article d’un catéchisme nécessaire, à mémoriser à l’ancienne : « Je subis le capitalisme ; il ne suscite en moi aucun désir ; je ne crois pas en lui. »

 

Tout est là. Faites passer…