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22 octobre 17

 

Pour que Rodiat BAKARE et sa fille Kashfat

ne soient pas expulsÉes  

 

Rodiat est ivoirienne. Elle a fui son pays craignant de fortes représailles de la part de sa famille qui la destinait à un mariage forcé alors qu’elle était enceinte de l’homme qu’elle aimait.

Elle arrive en France en passant par l’ltalie où ses empreintes sont enregistrées.

Elle se retrouve à la rue à Paris enceinte de six mois. Elle finit par être prise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) puis confiée à un foyer. Elle accouche d’une petite fille, Kashfat, le 2 janvier 2017. Elles vivent maintenant toutes deux à Lyon 8ème dans un centre maternel.

Rodiat est une jeune femme de vingt-et-un ans avec une volonté incroyable de s’insérer dans la société française. Elle fait toutes les démarches et souhaite à tout prix effectuer une formation. Kashfat va à la crèche. Elles ont maintenant des repères et un réseau stable autour de leur lieu de vie. Les personnes qui les côtoient les apprécient beaucoup et les soutiennent.

Rodiat et Kashfat, âgée aujourd’hui de dix mois, doivent être expulsées mercredi 25 octobre 2017 vers l’ltalie dans le cadre d’une procédure Dublin. En effet, le recours tenté n’a pas fonctionné.

Un transfert en ltalie signifierait la fin de la prise en charge par I’ASE de Paris et donc un retour plus que probable à la rue. L’Italie est actuellement débordée par les demandeurs d’Asile et aucune garantie de prise en charge ne peut nous être fournie.

Allons-nous laisser une femme isolée et ne parlant pas italien retourner à la rue avec son bébé, alors que l’hiver approche ? Cette expulsion met sciemment en danger ces deux personnes vulnérables.

Aussi, nous demandons à Monsieur le préfet que Rodiat et Kashfat puissent rester en France, que leur transfert soit annulé, et que leur demande d’asile soit examinée, ici, en France, où elles ont commencé leur reconstruction.

 

Pour signer la pétition :

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55189

P3233 - Pour que Rodiat BAKARE et sa fille Kashfat de 10 mois ne soient pas expulsées vers l'ltalie.

 

 

15 octobre

                 

DJELIL EST NOTRE ÉLÈVE, NOTRE CAMARADE DE CLASSE !

IL DOIT RESTER PARMI NOUS !

 

Djelil GUIGMA, élève de CAP maçonnerie à Jean-Monnet, est Burkinabé. Suite au décès de son père, il a décidé de venir en France. Après un voyage au cours duquel il a été emprisonné un mois et rançonné en Libye, il est arrivé à Lyon en février 2017. Il avait quinze ans et quatre mois.

Il a été mis quatre mois dans un hôtel par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) sans être scolarisé malgré ses demandes. La Police aux Frontières (PAF) a prétendu que son acte de naissance était faux. Il a été soumis à des tests d’âge osseux qui lui ont attribué un âge de… vingt-neuf ans ! Convoqué à la police le 7 juin, il était arrêté, menotté et placé en rétention. Après presque un mois d’emprisonnement, Djelil était expulsé le 3 juillet vers l’Italie, pays par lequel il avait transité. Un « détail » qui en dit beaucoup : les policiers ont jeté sa valise… Il a passé trois jours à la rue avant d’entreprendre le voyage de retour. Jeudi 6 juillet, il arrivait à Paris. Il était récupéré par des militants du RESF et hébergé. Ses documents d’identité ont été authentifiés par l’ambassade du Burkina : il n’a pas encore seize ans.

Muni de ces pièces, Djelil s’est présenté fin août à l’ASE des Hauts-de-Seine. Il a été placé dans un hôtel à Châtillon (Hauts-de-Seine). Il s’est inscrit au lycée Monnet. Il y suit assidûment ses cours. Il est délégué de sa classe.

Mais, pour faire des économies, l’ASE des Hauts-de-Seine a décidé de le renvoyer à Lyon et de le mettre à la porte de l’hôtel de Châtillon où il était placé. Il est désormais à la rue.

C’est évidemment inadmissible. Nous demandons qu’il soit hébergé correctement pour pouvoir continuer à venir au lycée Monnet.

 

Pour signer la pétition :

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55174

 

 

8 octobre

 

POUR LA RÉGULARISATION DE LA FAMILLE LADJ

Saïd Sam et Céline doivent rester parmi nous


Ahmed Ladj est arrivé d’Algérie en France en novembre 2012 et son épouse Chafia en janvier 2013. Saïd Sam, leur fils de quatre ans et demie, est né prématurément à Dieppe en mai 2013 et sa petite sœur Céline est également née à Dieppe le 8 janvier 2015.

Chafia était avocate dans son pays et ne pouvait exercer sereinement son métier car elle subissait de fortes pressions morales et des agressions physiques du fait qu’elle était spécialisée dans la défense des femmes.

En avril 2017, le couple a envoyé une demande de régularisation à la préfecture de Seine-Maritime qui a répondu par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Un recours a été déposé auprès du tribunal administratif de Rouen par leur avocate.

Un comité de soutien a été créé et une demande de parrainage de leurs enfants a été envoyée au maire de Dieppe.

Cette famille est parfaitement intégrée dans la vie dieppoise : les deux enfants sont scolarisés à l’école maternelle Thomas et ne parlent que le français, Ahmed a une promesse d’embauche sérieuse dans la restauration, sa spécialité, et Chafia envisage de refaire un stage dans un cabinet d’avocats afin de reprendre contact avec sa profession d’origine. Le couple est par ailleurs bénévole à l’épicerie solidaire du Pollet, Chez Louisette.


Nous demandons à Mme la Préfète de Seine-Maritime de réexaminer le cas de cette famille et de permettre sa régularisation afin que Saïd Sam et Céline puissent poursuivre sereinement leur scolarité en France et grandir dans le pays qui les a vus naître.

 

Pour signer la pétition RESF P3223 :

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55160

 

 

2 octobre

 

Asile pour la famille BEQIRI !

 

La famille BEQIRI est arrivée en France fin novembre 2016, pour demander le statut de réfugiés, suite à de graves atteintes à leur sécurité dans leur pays d’origine, l’Albanie.


Dans ce pays règne le kanun, un code d’honneur ancestral qui régit notamment le mariage, les relations familiales, la propriété.


Erfat, le fils de la famille, a eu la mauvaise idée d’avoir une relation amoureuse avec la fille d’un mafieux. Le clan ne l’a pas entendu de cette oreille : Erfat a reçu plusieurs coups de poignards dans la jambe, son père en s’interposant a eu plusieurs côtes et un bras cassés, la fille cadette, Orjola, a été l’objet d’une tentative d’enlèvement, toute jeune, à peine treize ans à ce jour, elle fait l’objet d’un "échange" : "une fille pour une fille, le sang d’une vierge contre celui d’une autre vierge", en réparation de la liaison de son frère contraire à la tradition. Cette dette ne se rachète pas. La famille s’est enfuie, abandonnant absolument tout.


Depuis leur départ, la fille aînée, mariée et restée en Albanie, a reçu des menaces, et la maison familiale a été brûlée. Pourquoi la famille Beqiri n’a-t-elle pas fait constater les blessures et porté plainte ? Elle l’a bien tenté, mais les médecins comme la police ont refusé de donner suite par crainte de représailles, tant la mafia est puissante dans ce pays.


La CNDA, Cour Nationale du Droit d’Asile, a refusé d’accorder l’asile à la famille car les preuves selon elle ne sont pas suffisantes : les blessures peuvent provenir d’autres circonstances, il n’y a pas de preuves de la tentative d’enlèvement, les malfrats n’ont bien sûr pas signé de déposition ! Le témoignage de la psychologue bénévole qui suit Orjola et celui de son professeur de français langue étrangère n’ont pas été pris en compte : le grave état dépressif d’Orjola ne serait pas dû à ce qu’elle a subi... Où est la justice ? L’État peut-il sans honte renvoyer cette famille étant donnés les risques encourus ?
 

Nous demandons l’asile et le statut de réfugiés pour la famille Beqiri, la France leur doit protection !

 

Pour signer la pétition :

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55157